Urbanisation durable: mettre en œuvre le Nouveau Programme pour les villes tout en sauvant ONU-Habitat, des objectifs discutés à la Deuxième Commission

AG/EF/3483
18 octobre 2017
Soixante-douzième session, 19e séance – matin

Urbanisation durable: mettre en œuvre le Nouveau Programme pour les villes tout en sauvant ONU-Habitat, des objectifs discutés à la Deuxième Commission

Le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) -l’agence onusienne chargée de promouvoir socialement et écologiquement les villes durables- a fait récemment l’objet d’un diagnostic qui a conduit les délégations de la Deuxième Commission (économique et financière), ce matin, à prendre position sur les possibilités d’amélioration de cet organe sur les plans structurel et opérationnel.  Les États Membres examinaient le sujet des établissements humains, près d’un an après l’adoption du Nouveau Programme pour les villes, qui est en cours d’application pour contribuer au développement durable.

En adoptant ce Nouveau Programme pour les villes, la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable, Habitat III, tenue en octobre 2016 dans la capitale de l’Équateur, avait posé les bases d’un développement urbain durable.  Ce document est crucial pour progresser sur la voie du développement durable, étant donné que le « champ de bataille » de la lutte contre la pauvreté s’est déplacé vers les villes, selon les termes du délégué de l’Indonésie.  Il faut savoir que 66% de la population mondiale vivra en ville d’ici à 2050. 

Dans ce contexte, l’importance du mandat d’ONU-Habitat a été soulignée par les intervenants, l’entité étant engagée à promouvoir la réalisation de l’objectif 11 de développement durable - « faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables ».  Le Directeur exécutif d’ONU-Habitat, M. Joan Clos, dont le mandat tire à sa fin, a cependant présenté une situation financière peu reluisante de cet organe qui, de ce fait, peine à remplir ses fonctions.

Pour faire face aux attentes des États Membres, ONU-Habitat a donc dû prendre des mesures, a expliqué son Directeur exécutif qui intervenait par visioconférence.  Il a ainsi fait part de la diminution des dépenses liées aux voyages du personnel, la limitation de nouveaux recrutements et un système plus souple pour l’affectation du personnel.  En présentant les rapports* dont la Commission était saisie, il a souligné que ces diverses mesures avaient permis de réduire le déficit d’ONU-Habitat en le faisant passer de 5,5 millions de dollars en 2015 à 2,1 millions en 2016.  Il a néanmoins lancé un appel aux États Membres afin que les prévisions budgétaires de 2017 et 2018 soient respectées.

Les problèmes rencontrés par ONU-Habitat avaient fait l’objet d’un rapport** du Groupe indépendant de haut niveau chargé d’évaluer et d’améliorer l’efficacité d’ONU-Habitat.  Les délégations du Nigéria et de l’Union européenne ont exprimé ce matin leurs inquiétudes à ce sujet face à la Directrice exécutive adjointe d’ONU-Habitat, Mme Aisa Kirabo Kacyira, qui s’est voulue rassurante.  Elle a cité notamment les outils mis en place par l’agence pour le suivi du Nouveau Programme pour les villes en Afrique subsaharienne et assuré que l’augmentation des activités d’ONU-Habitat n’avait pas été suivie d’une augmentation conséquente des ressources.

Malgré tout, le Groupe des 77 et de la Chine a estimé que le système onusien avait atteint son point d’épuisement et ne pouvait pas efficacement mettre en œuvre le Nouveau Programme pour les villes.  Il a souhaité que ce système améliore la manière avec laquelle il gère les questions relatives aux établissements humains afin de gagner en efficacité et en cohérence.

En ce qui concerne ONU-Habitat, le G77 a plaidé pour un appui politique solide et un soutien financier adéquat.  À cet égard, la délégation du Kenya a exprimé son soutien à l’idée qu’il fallait trouver de nouvelles sources de financement, y compris par un fonds d’affectation spéciale mondial.  Soucieux lui aussi du niveau insuffisant de ressources d’ONU-Habitat, le représentant de la Fédération de Russie a également souhaité voir renforcer ses effectifs, mais sans pour autant créer de mécanisme parallèle.

Le Brésil, dénonçant le décalage entre les fonctions normatives et opérationnelles du programme, a proposé que la structure et la gouvernance    d’ONU-Habitat soient revues, dans la foulée de la réforme des Nations Unies entreprise par le Secrétaire général.  Le délégué de l’Indonésie a été plus spécifique en demandant de rendre universel son conseil de direction.

Le Porte-parole de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes a pris position sur la création éventuelle d’un autre organe, ONU-Villes.  Cette question, à son avis, ne devrait pas être à l’ordre du jour, du moins pas avant le réalignement du système des Nations Unies.  Un avis différent a été exprimé par le Kenya qui s’est montré favorable à ce qu’ONU-Habitat soit intégré à une nouvelle entité (ONU-Villes).

En attendant des solutions durables pour ONU-Habitat, les États ont apporté des témoignages de ce qu’ils ont déjà mis en œuvre pour garantir un développement urbain durable.  C’est ainsi que l’Inde a lancé divers programmes destinés à améliorer les infrastructures et le développement en milieu urbain, tels que « Smart Cities » et « Green Urban Mobility Scheme ». 

En Malaisie, un million de nouveaux logements abordables devraient être construits d’ici à 2018 pour se préparer à devenir véritablement une « nation urbaine » dont 99% de la population vivrait en ville d’ici à 2050.  De même, au Venezuela, le Gouvernement a construit 1,8 million de logements sociaux.

La Deuxième Commission se réunira à nouveau vendredi, 20 octobre, à 10 heures, afin de débattre du thème « Vers des partenariats mondiaux ».

*A/72/8, A/72/311, A/72/360 et A/72/516

** A/71/1006

APPLICATION DES DÉCISIONS PRISES PAR LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LES ÉTABLISSEMENTS HUMAINS ET LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE ET RENFORCEMENT DU PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LES ÉTABLISSEMENTS HUMAINS (ONU-HABITAT) (A/72/8, A/72/311, A/72/360 ET A/72/516)

Déclarations liminaires, suivies d’une séance de questions

Discussion générale

M. ESTEBAN CADENA DUARTE (Équateur), s’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine (G77), a estimé que le développement urbain durable et les établissements humains pourraient être des catalyseurs du développement durable dans les plans nationaux de développement.  Le Nouveau Programme pour les villes représente « une vision des villes et des établissements humains, caractérisée par une qualité de vie appréciable », a-t-il relevé en plaidant pour que ces villes et établissements humains soient, de ce fait, « des forces positives pour réaliser le développement durable ».

Pour le G77, le système onusien a atteint son point d’épuisement et ne peut donc pas efficacement mettre en œuvre le Nouveau Programme pour les villes.  Il a donc souhaité que le système des Nations Unies améliore la manière avec laquelle il gère les questions relatives aux établissements humains afin de gagner en efficacité.  Le G77 plaide pour un appui politique solide et un soutien financier adéquat à ONU-Habitat.  Il veut aussi que soit assurée la cohérence des thématiques urbaines dans tout le système des Nations Unies.

Le représentant a également souhaité que l’établissement de cadres politiques intégrés à une planification et une gestion urbaine -aux niveaux mondial, régional, national et infranational- s’accompagne de mesures adéquates pour les mettre en œuvre.  Ces cadres doivent en outre être soutenus par la coopération internationale, a-t-il ajouté.  Le G77 recommande aussi une planification scientifique de l’urbanisation, en particulier dans les pays en développement.  Pour ce faire, la communauté internationale, notamment les donateurs, doit respecter ses engagements en matière de financement du développement.  Elle doit aussi assurer le transfert de technologie et alléger la dette souveraine des États en développement afin de faciliter les conditions externes pouvant promouvoir le processus d’urbanisation dans les pays en développement.

M. DATO ABDUL GHAFAR ISMAIL (Brunei Darussalam), s’exprimant au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), a jugé vitale la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes quand on sait que 70% des émissions de gaz à effet de serre proviennent des villes.  Il a reconnu à cet égard le lien existant entre l’urbanisation et le développement durable, la réduction des risques de catastrophe et les changements climatiques. 

Dans les pays de l’ASEAN, il y aura 90 millions de personnes de plus dans les villes d’ici à 2030, a rappelé le représentant, soulignant la nécessité d’une planification urbaine intégrée.  Pour y parvenir, il a préconisé le développement de stratégies de partage des connaissances entre les États, ainsi que la mise en place de mesures de protection contre les risques de catastrophe, notamment par le biais du Plan d’action conjoint de l’ASEAN et des Nations Unies.  Le représentant a également fait état d’initiatives de l’ASEAN visant à assurer la protection de l’environnement.  Enfin, il a souligné la tenue prochaine du Forum urbain mondial, à Kuala Lumpur.

M. WILLIAM EDUARDO HERRERA MOLINA (El Salvador), s’exprimant au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), s’est félicité de l’adoption du Nouveau Programme pour les villes qui vise l’intégration et la création de villes accessibles, résilientes et durables.  Il s’est félicité des meilleures pratiques décrites dans le rapport du Groupe indépendant de haut niveau chargé d’évaluer et d’améliorer l’efficacité d’ONU-Habitat, ainsi que des recommandations visant à améliorer l’efficacité et la responsabilité de cet organe. 

Par ailleurs, il a estimé que toute décision visant à améliorer l’efficacité d’ONU-Habitat devrait s’inscrire dans le cadre de la réforme d’ensemble de l’ONU.  Selon lui, la création d’ONU-Villes en tant que mécanisme provisoire pourrait s’avérer superflue lorsque le réalignement du système des Nations Unies sera achevé.  Le représentant a ensuite réaffirmé l’engagement des États membres de la CELAC envers un développement urbain durable, l’élaboration d’un mécanisme d’application du Nouveau Programme pour les villes à tous les niveaux, la reconnaissance des établissements humains en tant « qu’espaces culturels » et la nécessité d’assurer un accès inclusif à tous les habitants des villes à des services de qualité, dans le respect des libertés fondamentales.

M. TAREQ MD ARIFUL ISLAM (Bangladesh), qui s’exprimait au nom du Groupe des pays les moins avancés (PMA), a indiqué que ces pays avaient connu une urbanisation rapide qui s’explique largement par l’exode rural et la croissance démographique.  Il a précisé que 31% de la population des PMA vivait en milieu urbain en 2014 et que ce chiffre devrait doubler dans les 15 prochaines années.  Cette tendance s’est accompagnée par une demande croissante en terrains urbains abordables, logements, accès à l’eau et assainissement ou encore en centres de soins, mais ces pays n’ont pas été en mesure d’y répondre et de s’adapter au rythme rapide de cette demande.  À cause du manque de planification urbaine et des déficiences dans la gestion des capacités à l’échelle tant nationale que locale, la croissance rapide de l’urbanisation s’est traduite par l’expansion des bidonvilles et des établissements informels ainsi que par des inégalités de revenu, sans enrichissement des villes, a expliqué le représentant.

Il a cependant reconnu que malgré les défis multiples que représente l’urbanisation, elle offre un potentiel énorme pour renforcer la cohésion sociale et la croissance ainsi que pour réduire les inégalités.  Des villes conçues de manière intelligente peuvent améliorer la qualité de vie de la moitié de la population mondiale, voire de 80%, d’ici à 2030, tout en utilisant moins de ressources.

Les PMA ont fait quelques suggestions pour répondre à leurs problèmes dans ce domaine.  Ils proposent d’abord de veiller à une meilleure planification en amont pour éviter l’expansion des bidonvilles dans le processus de l’urbanisation.  Il faut aussi que des mécanismes appropriés soient mis à disposition pour faciliter et financer l’adaptation urbaine y compris la résilience en termes de sécurité alimentaire et de filets de sécurité sociale.  Les PMA doivent pouvoir compter sur un soutien afin de mettre en œuvre le Nouveau Programme pour les villes, a ajouté le représentant avant d’aborder aussi les questions d’efficience énergétique, de résilience aux changements climatiques et de qualité des transports publics.

M. TUMASIE BLAIR (Antigua-et-Barbuda), s’exprimant au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), s’est dit optimiste quant à la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes et de son impact sur la réalisation des objectifs de développement durable prévus par le Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Afin de relever les défis de l’urbanisation rapide, il a déclaré que l’action des petits États insulaires en développement et des États membres de la CARICOM, dans ce domaine, doit s’appuyer sur le principe de responsabilité environnementale, sur la prise de conscience sociale et sur la vitalité économique.

Notant que la majorité de la population de la région vivra en milieu urbain d’ici à 2030, M. Blair a préconisé la construction de logements sûrs et accessibles à tous, à l’abri de la montée du niveau de la mer.  Par ailleurs, devant la multiplication des catastrophes naturelles qui ont frappé la région dernièrement, il a jugé nécessaire d’intégrer aux efforts de développement des mécanismes de gestion des risques de catastrophe.  Enfin, il a appelé au renforcement des capacités des États au niveau régional, notamment par le partage d’informations, tout en soulignant l’importance du soutien technique fourni par ONU-Habitat.

M. ASHISH KUMAR SINHA (Inde) a souligné que la plus grande partie de l’expansion urbaine prévue au cours des prochaines années aura lieu dans les pays en développement.  Dans le but de voir les zones urbaines devenir des moteurs du développement plutôt que des zones de « chaos », il a déclaré qu’il fallait répondre aux besoins élémentaires des citadins en matière de transport, d’eau potable, d’énergie et d’éducation. 

L’Inde a lancé « Smart Cities », un programme qui vise à assurer la croissance économique et le développement au niveau local, notamment par le développement technologique, a-t-il relevé.  Le Gouvernement indien a de plus lancé divers programmes destinés à améliorer les infrastructures et le développement en milieu urbain, tels que « Clean India Mission » et le « Green Urban Mobility Scheme ».  Le Nouveau Programme pour les villes comporte de nombreuses synergies avec le Programme de développement durable à l'horizon 2030, l’Accord de Paris et le Cadre de Sendai, a noté le représentant, ajoutant qu’il tient compte des circonstances nationales particulières.  Selon lui, les recommandations du Groupe de haut niveau devraient faire l’objet de plus amples consultations.

M. ARIFFIN GADAIT JR (Malaisie) a réaffirmé que son pays était déterminé à appliquer le Nouveau Programme pour les villes adopté lors de la Conférence Habitat III l’an dernier.  D’ailleurs, la Malaisie S’apprête à accueillir le neuvième Forum urbain mondial en février 2018.  Parallèlement au développement rapide de la Malaisie, sa population urbaine est passée à 73% en 2014 et devrait se situer à 79,8% en 2025 et 99% en 2050, ce qui a poussé le représentant à dire que la « Malaisie sera une nation urbaine ».  Le Gouvernement malais a choisi d’associer les citoyens à la planification des villes et s’est engagé à fournir des logements abordables et de qualité à sa population, a expliqué le représentant.  Il a précisé qu’un million de nouveaux logements abordables devaient être construits d’ici à 2018.  Le représentant a également signalé que 72,5% de la population était propriétaire d’un logement en Malaisie (69,1% en milieu urbain et 81,2% en milieu rural).

Ces efforts, a-t-il poursuivi, tiennent compte de la volonté du Gouvernement malais de réduire son empreinte carbone, ce qui se fait par le biais d’un système appelé cadre des villes à faible empreinte carbone.  Ce cadre donne des directives aux autorités locales et aux promoteurs pour trouver des solutions plus vertes.  À titre d’exemple, le représentant a cité le cas de la ville de Putrajaya qui devrait faire baisser son empreinte carbone de 60% d’ici à 2025.

M. LU YUHUI (Chine) a appelé au renforcement de la coopération internationale dans l’optique d’une bonne mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes.  Il a invité la communauté internationale à honorer les engagements qu’elle a pris en ce qui concerne le soutien aux capacités de gestion des questions d’urbanisation dans les pays en développement.  La Chine attache en effet une grande importance au renforcement des capacités de ces pays sur les questions urbaines, a souligné le représentant tout en assurant la disponibilité de son pays à collaborer avec la communauté internationale, à cet effet.  Au niveau national, le Gouvernement chinois offre des subventions au logement pour les plus démunis, a-t-il indiqué.

Mme MARIA ANGELA A. PONCE (Philippines) a déclaré que, bien que l’urbanisation rapide des dernières années ait favorisé une croissance économique sans précédent, elle a aussi mené à une piètre gestion des déchets, à une augmentation de la pollution, à une croissance urbaine anarchique et à l’exclusion sociale.  À cet égard, elle a jugé essentielle la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes.  Parmi les mesures nécessaires à une urbanisation ordonnée, elle a souligné la nécessité de construire des logements décents.  Sans une gestion adéquate de la construction résidentielle, la croissance urbaine peut présenter des risques pour la santé et la propriété des nouveaux citadins, en plus de les exposer à des catastrophes naturelles, a-t-elle averti. 

Afin de relever ces défis, les Philippines ont adopté le plan de développement 2017-2022, qui met l’accent sur un développement urbain inclusif et durable ainsi que sur l’éradication de la pauvreté en milieu rural, a poursuivi Mme Ponce.  Saluant la coopération technique et normative fournie par ONU-Habitat, elle a noté la synergie ainsi créée avec les autorités locales de son pays.

M. JAVAD MOMENI (République islamique d’Iran) a estimé que la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes nécessite des cadres politiques adéquats à tous les niveaux, ainsi qu’un appui en termes de coopération internationale, notamment en matière de renforcement des capacités qui passe par le partage des meilleures pratiques, des meilleurs programmes et politiques entre gouvernements.  Il a souhaité que la réforme du système des Nations Unies conduise au renforcement d’ONU-Habitat, afin que ce programme serve mieux les pays en développement dans la perspective de la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes et, partant, le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

En Iran, le Ministère des routes et du développement urbain a préparé un plan global pour les établissements humains, lequel tient compte des défis tels que le financement de l’achat des habitations, la question des matériaux de construction, le système d’imposition des logements, l’industrie de la construction, l’efficacité énergétique, les logements sociaux et les logements ruraux.  L’Iran accueillera la septième Conférence ministérielle Asie-Pacifique sur le logement et le développement urbain en 2018 à Téhéran, a annoncé le représentant.  Ce sera l’occasion de faire le point sur la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes dans la région qui compte la plus forte concentration de population au monde et le plus fort taux d’urbanisation.  Ce sera aussi l’opportunité de renforcer la coopération Sud-Sud, a-t-il espéré.

Mme .NURAN (Indonésie) a déclaré qu’alors que le « champ de bataille » de la lutte contre la pauvreté s’est déplacé vers les villes, il est plus nécessaire que jamais d’adopter une planification urbaine efficace.  C’est en effet une condition nécessaire à la réalisation des objectifs de développement durable et à la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes.  Le représentant a réaffirmé l’engagement de son pays à œuvrer au renforcement des capacités et à un développement durable et résilient, malgré les grandes difficultés auxquelles il est confronté en tant que petit État insulaire.

Afin de « stabiliser et renforcer » ONU-Habitat, Mme NURAN a appelé à rendre universel son conseil de direction, à garantir une gouvernance accessible et transparente, et à donner la priorité à ses fonctions normatives.  Il a en outre plaidé pour le renforcement de la coordination entre les agences onusiennes œuvrant dans le domaine de l’urbanisation et des établissements humains.  L’application du Nouveau Programme pour les villes et la réforme d’ONU-Habitat contribueront à la réduction de la pauvreté, à une croissance économique inclusive et à une lutte efficace contre les changements climatiques, a-t-il conclu.

M. NAUMKIN (Fédération de Russie) a soutenu le Nouveau Programme pour les villes et affirmé qu’ONU-Habitat est la structure centrale pour s’occuper de la problématique des établissements durables, compte tenu de son expérience de 40 ans dans ce domaine.  De l’avis de sa délégation, il faut renforcer les moyens financiers donnés à cet organisme ainsi que ses effectifs, sans créer de mécanisme parallèle.  Il a aussi recommandé de renforcer le lien entre son siège à Nairobi et le Siège des Nations Unies à New York.  De même, il a encouragé les interactions entre ONU-Habitat et les commissions régionales de l’ONU, avant de demander de maintenir le principe de financement par des contributions volontaires.

La Russie a lancé un programme prioritaire « logement et milieu urbain », a poursuivi le représentant en précisant que les habitants y participent directement.  À ce titre, les services municipaux des villes de plus de 1 000 habitants auront à appliquer des nouvelles mesures, a-t-il signalé, notamment pour ce qui est de la collecte des déchets ou encore de l’aménagement d’espaces verts.

Mme ROUA SHURBAJI (République arabe syrienne) a dit qu’il fallait se concentrer sur la fonction centrale d’ONU-Habitat et trouver les financements nécessaires pour apporter un soutien adéquat à ce programme, selon une approche innovante, le but étant notamment de financer le Nouveau Programme pour les villes et le Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Elle a plaidé en faveur d’une assistance internationale à la Syrie pour aider le pays à reconstruire les infrastructures urbaines détruites par les terroristes.  Il est difficile pour les autorités nationales d’entreprendre la reconstruction alors que le pays est frappé par des mesures économiques coercitives, a-t-elle en outre remarqué.  Elle a, enfin, rappelé que la Syrie avait vu nombre de ses infrastructures détruites pas les opérations militaires menées par la coalition internationale.

Mme AL SAUD (Arabie saoudite) a rappelé que la Conférence Habitat III avait permis l’adoption du Nouveau Programme pour les villes « parce que le monde a besoin de nouvelles approches ».  Sa délégation est d’avis qu’ONU-Habitat doit jouer un rôle essentiel en ce qui concerne les questions urbaines et, par conséquent, doit avoir un rôle plus fort en matière de coordination.  Pour la représentante, il faut parvenir à un équilibre entre les réformes institutionnelles d’ONU-Habitat et les exigences du Nouveau Programme pour les villes.

La représentante a insisté sur l’importance de la mise en œuvre rapide dudit Programme en soulignant que les villes et les établissements humains ont un rôle important lorsqu’il s’agit de créer des environnements propices au développement durable.  Elle a indiqué que l’Arabie saoudite avait coopéré dans ce domaine avec ONU-Habitat, le monde économique et les secteurs public et privé.  Cette expérience intéressante pourrait être mise à profit dans d’autres pays, a-t-elle souhaité.

Pour M. ALESSANDRO PINTO DAMIANI (Venezuela), l’accès aux logements est une question liée à d’autres facteurs tels que le revenu et le statut migratoire.  Régler ce problème permet donc de progresser dans la réduction des inégalités entre populations urbaines, a-t-il fait valoir.  C’est pour cette raison qu’au Venezuela, l’accès au logement est un droit constitutionnel.  Le représentant a également fait valoir que pour résoudre la pénurie en logements dans les villes, le Gouvernement vénézuélien avait construit 1,8 million de logements sociaux.  Sur le plan international, il a appelé au renforcement de la coopération sur les questions d’urbanisation, insistant sur la nécessité pour les donateurs de maintenir leurs engagements en termes de transfert de technologie.

Pour M. YONATHAN GUEBREMEDHIN SIMON (Éthiopie), le Nouveau Programme pour les villes doit permettre de promouvoir les villes et d’en faire des catalyseurs du développement inclusif et durable.  Cela suppose, selon lui, une approche globale.  Il a souhaité pour cela plus de synergies entre ce programme, les objectifs de développement durable, le Programme d’action d’Addis-Abeba, l’Accord de Paris et le Cadre de Sendai.  Il a également plaidé en faveur de la réforme d’ONU-Habitat, pour lui donner davantage les moyens de soutenir les efforts des États Membres dans le domaine de l’urbanisation durable.  Il faut, par conséquent, que cet organisme puisse compter sur un soutien politique et financier plus fort de la part de la communauté internationale.

L’Éthiopie a déjà commencé à intégrer le Nouveau Programme pour les villes dans son plan de développement national, en particulier dans le pacte pour le développement urbain, dans le but de répondre aux besoins que crée l’urbanisation rapide et pour rendre les villes attirantes, a expliqué le représentant.  Cela s’est notamment traduit par la construction de 250 000 maisons abordables qui ont été transférées à des résidents urbains, ce qui contribue aussi à lutter contre les bidonvilles.  En outre, pour faire face au chômage urbain, l’Éthiopie a mis en place une stratégie sur l’entrepreneuriat qui met l’accent sur les petites et moyennes entreprises, la formation professionnelle ainsi que l’accès aux services financiers.  Le Gouvernement travaille actuellement avec ONU-Habitat pour développer un indice de prospérité urbaine, a encore indiqué le représentant.

Mme PUNNAPA PARDUNGYOTEE (Thaïlande) a souligné l’importance d’une urbanisation planifiée si l’on veut éradiquer la pauvreté, réduire les inégalités et protéger l’environnement.  Elle a vu le Nouveau Programme pour les villes comme un outil essentiel à la mise en œuvre des objectifs de développement durable, de l’Accord de Paris sur les changements climatiques et du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe.  Conformément à la recommandation du Groupe indépendant de haut niveau chargé d’évaluer et d’améliorer l’efficacité d’ONU-Habitat, elle a estimé que celui-ci devait renforcer la complémentarité et la cohérence entre ses fonctions normatives et opérationnelles. 

Selon la représentante, le Nouveau Programme pour les villes doit être appliqué à tous les niveaux, en utilisant au mieux l’appui technique offert par ONU-Habitat.  Afin de mener ces efforts, la Thaïlande a adopté une approche basée sur la philosophie de la suffisance économique, qui est au cœur de son plan national de développement socioéconomique.  Une urbanisation durable doit se faire dans le respect des droits de l’homme, a poursuivi Mme Pardungyotee, soulignant les efforts déployés par son gouvernement pour réduire les inégalités, notamment par le biais d’une saine gestion foncière. 

M. LOK BAHADUR POUDEL CHHETRI (Népal) a rappelé que son pays en développement était enclavé, sortait de conflit et avait subi des tremblements de terre dévastateurs en 2015.  Malgré tout, le Népal a mis sur pied des plans tournés vers l’avenir en matière de logement, qui visent à transformer les villes pour les rendre durables.  À ce propos, utiliser les matériaux et les connaissances disponibles localement dans les constructions de logements est de la plus grande importance, a-t-il relevé. 

Le représentant a plaidé en faveur de la coopération internationale, notamment en matière de financement, d’investissements, de transfert de technologie, entre autres, pour aider les pays en développement à atteindre les objectifs d’urbanisation durable.  La grande vulnérabilité du Népal aux changements climatiques et aux catastrophes a appris aux Népalais qu’il fallait construire des bâtiments plus résilients et sortir du cycle des bidons-villes, en bannissant aussi les implantations sauvages, a précisé le délégué.

M. JEAN-PIERRE-HEMERY DOUMBENENY-NDZIGNA (Gabon), qui a rappelé que le Gabon était membre du Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), a assuré que son pays attache une attention particulière à l’application des conclusions de la Conférence Habitat III et au renforcement du rôle d’ONU-Habitat dans la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes. 

Le Gabon a conduit une étude, avec l’appui d’ONU-Habitat et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), pour faire un diagnostic de la situation en vue de l’élaboration d’une stratégie nationale d’habitat et de développement urbain à l’horizon 2020 dans le cadre de a réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.  Le représentant a aussi parlé du plan sectoriel « Habitat » qui prévoit une nouvelle politique forte et ambitieuse pour garantir des logements décents à tous, conformément à un engagement pris par le Président Bongo Ondimba.  En outre, l’agence nationale de l’urbanisme et un système d’information cadastral et foncier ont été mis en place ainsi qu’une société nationale en charge de la construction de logements sociaux.  Le Gabon ambitionne de créer des villes nouvelles dans le cadre de partenariat public-privé, autour de pôles économiques, dans le strict respect des enjeux du développement durable, notamment par le biais du schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme (SDAU).

M. ARTHUR AMAYA ANDAMBI (Kenya) a dit que son pays était fier d’avoir accueilli la vingt-sixième session d’ONU-Habitat en mai 2017 et d’héberger le siège de cet organe à Nairobi. Il a mis en exergue trois domaines dans lesquels œuvre son pays, le premier étant la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes, un programme pertinent dans le cadre de la réalisation des objectifs de développement durable.  Il a fait remarquer en effet que tous les aspects du développement humain prévus dans ces objectifs doivent être réalisés dans les villes comme dans les campagnes.  Le représentant a indiqué à cette occasion être favorable à ce qu’ONU-Habitat soit intégré à une entité ONU-Villes.

Le deuxième axe de sa politique est le financement, a-t-il poursuivi en demandant à la communauté internationale de galvaniser les sources publiques et privées pour améliorer les capacités et l’assistance technique ainsi que le transfert de technologies.  ONU-Habitat ne peut plus subvenir à ses besoins financièrement, a-t-il relevé, souhaitant que l’ONU prévoie des mesures de sauvetage en budgétisant des ressources additionnelles et prévisibles dans le budget ordinaire de l’ONU.  Le Kenya soutient l’appel lancé pour que de nouvelles sources de financement soient trouvées, y compris par un fonds d’affectation spéciale mondial.  Enfin, le représentant a appelé à un renforcement des partenariats et de la collaboration locale et internationale, avant de rappeler que l’Afrique est le deuxième continent le plus peuplé au monde.

M. MARCELO ALMEIDA CUNHA COSTA (Brésil) s’est félicité de l’adoption du Nouveau Programme pour les villes, qui représente une « feuille de route » devant mener à un développement urbain durable, accessible, inclusif, sûr et résilient.  Il a appelé toutes les parties prenantes à contribuer de leur mieux à son succès, notamment les gouvernements locaux et la société civile.  Plaidant pour le renforcement d’ONU-Habitat, il a dénoncé le décalage entre les fonctions normatives et opérationnelles du Programme, estimant, comme le Groupe indépendant de haut niveau chargé d’évaluer et d’améliorer l’efficacité d’ONU-Habitat, que la priorité devrait être donnée aux questions liées à l’équité, à la vulnérabilité et à l’exclusion en milieu urbain.  En outre, la structure et la gouvernance d’ONU-Habitat doivent être revues, a estimé le représentant, dans la foulée de la réforme des Nations Unies entreprise par le Secrétaire général. 

Mme MARGARET EDISON (Nigéria) a expliqué qu’au Nigéria, le Gouvernement a mis en place des mesures de promotion d’une urbanisation durable en ciblant les inégalités urbaines.  Ces mesures entendent, notamment, résoudre les problèmes de logement dans les villes.  Le Nigéria, a-t-elle poursuivi, a l’intention de mettre en œuvre la Déclaration d’Abuja, adoptée au cours de la réunion régionale préparatoire à Habitat III en 2016, qui promeut une urbanisation s’appuyant sur la bonne gouvernance et l’équité.  Le Gouvernement a également consacré davantage de fonds pour gérer le phénomène des migrations vers les villes, afin notamment de créer les logements nécessaires pour abriter le grand nombre de ruraux s’installant en ville.

M. DEWAR (Mexique) a évoqué les recommandations du Groupe indépendant de haut niveau chargé d’évaluer et d’améliorer l’efficacité d’ONU-Habitat qui visent « à sauver, à stabiliser et à renforcer » ONU-Habitat, afin de mettre en application le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Nouveau Programme pour les villes.  S’agissant de la réforme d’ONU-Habitat, il a préconisé d’attendre les orientations stratégiques des réformes envisagées par le Secrétaire général des Nations Unies, qui seront connues en décembre 2017, afin d’éviter de faire double emploi. 

Il a toutefois appelé à un « changement conceptuel » d’ONU-Habitat pour orienter ce programme vers une approche territoriale centrée sur les zones métropolitaines, comme l’a recommandé le Groupe de haut niveau.  Il a appelé les États Membres à évaluer le mécanisme de sessions communes entre les réunions des Nations Unies consacrées à l’urbanisme et celles consacrées à l’environnement.  Quant à la création d’UN-Villes, il a estimé nécessaire de l’incorporer aux mesures de « repositionnement » des Nations Unies, afin de contribuer à la mise en œuvre du Programme 2030.

Mme ALSUWAIDI et M. ALMUTAWA (Émirats arabes unis) ont dit prendre la parole au nom des jeunes de leur pays.  La première a déclaré qu’il fallait prendre les jeunes en compte dans les programmes d’urbanisation.  Comme il faut faciliter le pluralisme culturel et promouvoir la coexistence pacifique dans les villes, le rôle des jeunes est en effet crucial en tant qu’acteurs d’une coexistence urbaine pacifique.  Les villes doivent fournir les mêmes opportunités pour tous, y compris les jeunes handicapés, a-t-elle ensuite plaidé en soulignant également l’importance de voir se développer des villes dans lesquelles règne l’égalité des sexes. 

Il faut créer des villes durables, a renchérit son collègue qui a parlé de l’importance pour les villes d’adopter des sources d’énergie renouvelables.  C’est pourquoi les Émirats arabes unis insistent sur la nécessité d’adopter des critères de construction écologiquement viables dans les villes.  « Les jeunes sont les héritiers des villes, ils représentent la génération future et constituent la majorité des habitants des villes. »  Raison de plus pour les impliquer dans la gestion des villes, a conclu le jeune délégué.  

M. AL GHAREEB (Bahreïn) a expliqué que, depuis la Déclaration d’Istanbul en 1996, son pays avait engagé une transformation urbaine dans l’objectif de renforcer la résilience et la durabilité de ses villes, et pour promouvoir le bien-être et le développement humain en zone urbaine.  Le représentant a souligné le « très bon classement » de son pays dans ce domaine.

Le Bahreïn met en œuvre les objectifs de développement durable, y compris l’objectif 11, en harmonisant son programme national avec le Programme 2030, a-t-il assuré.  Il a adopté des initiatives pour garantir une gestion efficace de l’urbanisation et a révisé sa politique de logement en coopération avec ONU-Habitat et le PNUE, a-t-il encore indiqué.  Cette nouvelle politique prévoit des projets à moyen et long termes pour répondre aux exigences de logement et pour mettre en place des établissements urbains durables.

M. TRAORÉ (Sénégal) a invité la communauté internationale à s’atteler à la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes, estimant que ce dernier était crucial pour la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Il a évoqué des problèmes liés à l’urbanisation au Sénégal, notamment l’urbanisation sauvage.  C’est pourquoi le Gouvernement a adopté le Plan Sénégal émergeant dont certaines mesures sont consacrées à l’objectif d’urbanisation durable.  Le représentant s’est félicité de l’augmentation rapide du nombre de logements sociaux dans son pays.  Il a aussi fait valoir que les autorités poursuivent l’objectif de résilience pour toutes les villes du Sénégal, notamment sur le plan énergétique. 

M. LOT DZONZI (Malawi) a présenté les progrès réalisés dans son pays grâce à la prise en compte des recommandations issues de la Conférence Habitat III, notamment la mise à niveau des capacités du Département pour le développement urbain.  Un programme de développement urbain durable a été élaboré pour répondre aux exigences de coordination dans ce domaine et pour promouvoir une approche holistique dans l’application de ce programme, a expliqué le représentant.

Le cadre de suivi des objectifs de développement durable a été adapté pour sensibiliser les conseils locaux aux objectifs de développement durable et au Nouveau Programme pour les villes.  De plus, la politique nationale urbaine a pour vocation de promouvoir le développement de villes bien gérées et durables, a ajouté le représentant avant de mentionner aussi le programme de subventions au logement à l’attention des plus pauvres qui a été mis en place.

M. ASHRAF EL NOUR, Organisation internationale des migrations – OIM, a fait remarquer que l’agrandissement des villes est essentiellement lié aux migrations, celles-ci étant inévitables, nécessaires et souhaitables.  Inévitables parce qu’elles sont souvent la conséquence de crises naturelles dues aux activités de l’homme et à la démographie; nécessaires lorsqu’il faut trouver des travailleurs qualifiés ou pas; et souhaitables si cette augmentation est bien gérée.

Le Nouveau Programme pour les villes représente un accomplissement sans précédent dans ce domaine puisqu’il prévoit l’intégration de tous les migrants au niveau local et reflète une volonté de fournir des conditions de vie décentes à tous, y compris les migrants.  L’OIM insiste sur le fait que les migrants ont des droits, qu’ils soient internes ou internationaux, forcés ou volontaires, et ce, indépendamment de leurs raisons, de leur statut légal et de la durée de leur séjour.

L’OIM est heureuse de s’associer à ONU-Habitat, a dit le représentant en reconnaissant son rôle central sur les questions urbaines au sein du système des Nations Unies.  L’OIM attend que le groupe de travail des Nations Unies soit remise en place pour travailler avec lui sur la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes.  Avant de conclure, il a annoncé la tenue de la Conférence mondiale sur les villes et les migrations, à Mechelen, en Belgique, du 16 au 17 novembre 2017, l’évènement étant organisé conjointement par l’OIM, ONU-Habitat et le CGLU (Cités et gouvernements locaux unis).

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