Le Comité de l’information examine comment le Département de l’information s’adapte aux habitudes changeantes du grand public

PI/2199
24 avril 2017
Trente-neuvième session, 1re séance – après-midi

Le Comité de l’information examine comment le Département de l’information s’adapte aux habitudes changeantes du grand public

Le Département de l’information de l’ONU (DPI) s’adapte aux nouvelles technologies et modernise ses méthodes de travail, en tenant compte des habitudes des utilisateurs, a annoncé cet après-midi le Chef de ce département, à l’ouverture de la trente-neuvième session du Comité de l’information.  M. Maher Nasser, qui a passé en revue les efforts visant à mieux faire comprendre au grand public le travail des Nations Unies, a indiqué que son Département est déjà en train de mettre en œuvre la réforme de la stratégie de communication de l’ONU demandée par le Secrétaire général.  Douze délégations ont insisté sur leurs priorités dont la parité entre les six langues officielles des Nations Unies.

Présentant les activités menées, entre septembre 2016 et février 2017, par les trois divisions du DPI -communication stratégique, information et diffusion et partage du savoir*-, le Secrétaire général adjoint par intérim à la communication et à l’information, M. Maher Nasser, a expliqué que « le DPI fait de son mieux pour tirer le meilleur parti de ses outils », que ce soit Internet et sa capacité à atteindre un nombre record de personnes, ou le réseau des centres d’information des Nations Unies qui diffusent des informations en langues locales sur le terrain.

Le DPI, qui s’améliore sans cesse, s’adapte aux nouvelles technologies et modernise ses méthodes de travail, en tenant compte des habitudes des utilisateurs.  C’est pour cela, a précisé M. Nasser, que le nombre de contenus que l’on peut visionner sur des tablettes et plateformes mobiles a nettement augmenté, et que les reportages audio et vidéo sont plus courts.

Le Secrétaire général adjoint par intérim a annoncé une autre nouveauté pour s’adapter aux nouvelles exigences du public: le Centre des nouvelles de l’ONU dévoilera bientôt ses nouvelles plateformes Internet intégrées qui, dans chaque langue, offriront des options supplémentaires pour les utilisateurs avec divers contenus numériques.

Autre tendance significative: la croissance exponentielle des comptes de médias sociaux dans les six langues officielles de l’ONU, ainsi qu’en portugais et en kiswahili.  Au cours des 12 derniers mois, par exemple, le nombre de visites de la chaîne YouTube de l’ONU en russe a augmenté de 275%; le compte Twitter français est passé de 320 000 impressions à trois millions; et la couverture en chinois du Forum des jeunes du Conseil économique et social (ECOSOC), en février, a recueilli plus de sept millions de visites sur les plateformes Weibo et Miaopai.

M. Nasser s’est aussi félicité de l’expansion des partenariats du DPI avec les diffuseurs, la société civile et le secteur privé, dont 172 télévisions dans 70 pays et plus de 900 radios dans 137 pays. 

Pas plus tard que ce matin, M. Nasser a dit avoir assisté à l’ouverture d’un atelier d’innovation organisé par les entreprises participant à l’initiative « Common Ground », en partenariat avec Google, pour mettre en compétition les équipes de créateurs sur la façon de promouvoir les objectifs de développement durable auprès des jeunes.

Si certains produits du DPI sont commerciaux, la plupart d’entre eux sont d’accès libre, et si certains produits sont éphémères, d’autres visent le long terme, a souligné le Président du Comité, M. Jan Kickert, de l’Autriche, élu aujourd’hui pour deux ans.

À l’heure des « fausses nouvelles », une information publique efficace pour promouvoir la paix et la sécurité, les droits de l’homme, la justice et le développement durable est plus importante que jamais, a remarqué M. Kickert.  Certaines délégations, comme celle de l’Algérie, ont d’ailleurs mis en garde contre l’usage inapproprié des technologies de l’information et des communications pour s’ingérer dans les affaires intérieures d’États souverains et déstabiliser des pays et des régions.

D’autres intervenants se sont inquiétés de la disparité entre les langues officielles dans les produits et sur les plateformes des Nations Unies, notamment dans les campagnes de médias sociaux.  C’est ce qu’a soulevé notamment le représentant de l’Équateur, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, ainsi que celui du Costa Rica.

Certains, comme le délégué de l’Équateur et porte-parole de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), ont demandé précisément d’élargir aux six langues officielles les communiqués de presse, en demandant au Département de développer une stratégie à cette fin, « par des moyens créatifs et sans incidence budgétaire ».  Même requête de la part du délégué de l’Algérie, désireux de disposer de communiqués de presse notamment en arabe, et de son homologue du Pérou, au nom du Groupe des Amis de l’espagnol, qui demandait en outre que les campagnes d’information mondiales soient multilingues dès leur conception. 

Enfin, des appels ont été lancés pour que, malgré la montée en puissance des nouvelles technologies et des médias sociaux, les supports traditionnels, tels que la télévision, la radio et la presse écrite, gardent leur place à l’ONU.  Une exigence venant des pays en développement.

En début de séance, le Comité a élu par acclamation un nouveau bureau pour 2017 et 2018: M. Jan Kickert (Autriche), à la présidence; Mme Carla River (El Salvador) et MM. Jakub Chmielewski (Pologne) et Hajime Kishimori (Japon) aux vice-présidences, ce dernier ayant aussi été élu Rapporteur.

Le Comité de l’information poursuivra son débat général demain, mardi 25 avril, à 10 heures.

* A/AC.198/2017/2, A/AC.198/2017/3 et A/AC.198/2017/4

OUVERTURE DE LA SESSION

Déclarations liminaires

M. JAN KICKERT (Autriche), Président du Comité de l’information, a rappelé qu’en tant qu’organe subsidiaire de l’Assemblée générale établi pour gérer les questions relatives à l’information publique, le Comité est responsable de la surveillance des travaux du Département de l’information (DPI) et qu’il doit donner des orientations quant à ses politiques, programmes et activités.

L’information publique que le Département fournit aux pays et le public auquel il s’adresse sont aussi variés que les Nations Unies elles-mêmes, a-t-il fait remarquer.  Questions politiques et de sécurité, droits de l’homme, questions économiques et sociales, droit international, questions institutionnelles, administratives et budgétaires de l’ONU, tous les sujets sont couverts.

Le Département utilise tous les supports; certains produits sont commerciaux mais la plupart d’entre eux sont d’accès libre car « ils sont destinés aux peuples que nous servons », a expliqué M. Kickert.

Certains produits sont éphémères, tels que les communiqués de presse ou les messages sur les réseaux sociaux; ils peuvent également viser le long terme, comme des ouvrages de référence ou les archives multimédia.

Quant aux centres d’information des Nations Unies, ils travaillent pour améliorer l’effet local des campagnes mondiales, a poursuivi le Président.

Le Département de l’information, a-t-il assuré, fait en sorte que ses produits soient traduits en plusieurs langues, en se servant des nouvelles technologies.

La Journée mondiale de la liberté de la presse, le 4 mai, aura lieu au cours de notre session, a-t-il relevé, en y voyant une occasion de célébrer « des principes fondamentaux » et de défendre les médias contre les coups portés à leur indépendance.

À l’heure de la désinformation virale et des « fausses nouvelles », une information publique efficace pour promouvoir la paix et la sécurité, les droits de l’homme, la justice et le développement durable est plus importante que jamais, a conclu M. Kickert. 

M. MAHER NASSER, Secrétaire général adjoint par intérim à la communication mondiale et Chef du Département de l’information (DPI), qui a commencé son intervention en arabe, a rappelé que le Secrétaire général avait appelé à une réforme de la stratégie de communication de l’ONU qui passe par une mise à jour des outils et plateformes utilisés.  Des changements que le DPI est déjà en train de mettre en œuvre, a-t-il assuré, dans l’objectif de rendre pertinentes, stratégiques et accessibles les informations communiquées par l’ONU.

Après avoir rendu hommage au Président sortant du Comité de l’information, M. Kaha Imnadze, et à l’ancienne Secrétaire générale à la communication et à l’information, Mme Cristina Gallach, il a donné des précisions concernant les activités du Département sur la communication stratégique, l’information et les médias et la sensibilisation du public.  M. Nasser a tout d’abord assuré que le DPI fait de son mieux pour tirer le meilleur parti de ses outils, tels que ses plateformes d’information multilingues, son réseau mondial de centres d’information des Nations Unies (CINU) et son éventail de partenaires de proximité.  Le Département s’adapte aux nouvelles technologies et modernise ses méthodes de travail, en tenant compte des habitudes des utilisateurs.  Il s’assure donc que des contenus plus nombreux et plus visuels soient disponibles sur les tablettes et les plateformes mobiles et sociales.  M. Nasser a également signalé le lancement, au début de l’année, du compte Twitter du Secrétaire général, le premier pour un Secrétaire général de l’ONU.

« De manière plus générale, a-t-il poursuivi, nous renforçons l’orientation stratégique de nos médias sociaux multilingues afin de mieux communiquer avec une audience mondiale. »  Outre une meilleure planification des contenus multilingues, il a noté une croissance exponentielle des comptes dans les six langues officielles de l’ONU, ainsi qu’en portugais et en kiswahili.  Au cours des 12 derniers mois, par exemple, le nombre de visites de la chaîne YouTube de l’ONU en russe a augmenté de 275%; le compte Twitter français est passé de 320 000 impressions à trois millions; et la couverture en chinois du Forum des jeunes du Conseil économique et social (ECOSOC), en février, a recueilli plus de sept millions de visites sur les plateformes Weibo et Miaopai.

Les produits d’information et de médias sont également plus orientés vers le multimédia, car les équipes partagent leurs produits, traditionnels ou numériques, dans les huit langues.  M. Nasser a aussi expliqué que les reportages audio et vidéo sont plus courts, afin de répondre à l’évolution des besoins des consommateurs et de présenter des arguments convaincants.  Le Centre des nouvelles de l’ONU dévoilera bientôt ses nouvelles plateformes Internet intégrées qui, dans chaque langue, offriront des options supplémentaires pour les utilisateurs avec divers contenus numériques, comme des infographies.

À l’heure actuelle, plus de 150 sites gérés par le Département sont déjà entièrement multilingues et accessibles aux personnes handicapées.  En outre, en réponse aux demandes des États Membres, l’équipe chargée de la diffusion sur le Web a retransmis en direct ou à la demande, depuis septembre 2016, des séances plénières du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, dans les six langues officielles de l’ONU.

Le Secrétaire général adjoint par intérim a fait valoir l’expansion des partenariats du DPI avec les diffuseurs, la société civile et le secteur privé: le Département a maintenant plus de 172 télévisions partenaires dans 70 pays, et plus de 900 radios partenaires dans 137 pays.  Cela permet notamment de diffuser auprès de 17 millions d’auditeurs en Afrique, grâce au programme de Radio kiswahili.   UNifeed, le service de vidéos d’actualités, alimente les principaux radiodiffuseurs, tels qu’Al-Arabiya, BBC, CCTV, CNN, Iran’s Press TV, Reuters et SABC.  Ainsi, les nouvelles de l’ONU sont diffusées par ces clients en moyenne 5 000 fois par mois.

À cela s’ajoutent des compagnies aériennes qui présentent des informations multimédias dans le cadre de leur programme de divertissement en vol, les dernières en date étant Air Canada, Cathay Pacific, Xiamen Airlines et Finnair.  En outre, le Département a collaboré le mois dernier avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), la Fondation des Nations Unies et Sony Pictures pour promouvoir les objectifs de développement durable dans le cadre de la Journée internationale du bonheur.  C’est ainsi que l’on est arrivé à 801 millions d’impressions potentielles sur les médias sociaux pour la campagne numérique multilingue « Small Smurfs, Big Goals » (Petits Schtroumpfs, grand objectifs), un bon exemple de l’effet multiplicateur de ces partenariats.

Ce ne sont que quelques-uns des nombreux partenariats stratégiques qui nous permettent de raconter l’histoire des Nations Unies, a précisé M. Nasser.  Il a cité à ce titre le soutien apporté par l’organisation mondiale de l’industrie de téléphonie mobile GSMA aux centres d’information des Nations Unies grâce à une application gratuite appelée « SDGs in Action » (Les objectifs de développement durable en action), qui permet aux utilisateurs de publier des informations sur les actions qu’ils mènent pour mettre en œuvre les objectifs de développement durable et d’interagir avec d’autres acteurs dans ce domaine.

M. Nasser a signalé avoir, pas plus tard que ce matin, assisté à l’ouverture d’un atelier d’innovation de trois jours organisé par les entreprises participant à l’initiative « Common Ground », en partenariat avec Google, pour mettre en compétition les équipes de créateurs sur la façon de promouvoir les objectifs de développement durable auprès des jeunes.

Parmi les autres priorités que promeut le DPI, il a cité les réfugiés et les migrants, en mentionnant le soutien apporté au nouveau Représentant spécial pour les migrations et l’initiative « Ensemble » destinée à lutter contre la xénophobie et à promouvoir la diversité et l’intégration sociale des réfugiés et des migrants.  Le Centre d’information de Mexico a, par exemple, présenté des affiches et des vidéos dans les stations de métro pour montrer des images positives de la diversité humaine.

Le DPI soutient aussi la réponse de l’Organisation aux crimes d’exploitation et d’abus sexuels commis par le personnel des Nations Unies, et notamment la nouvelle approche présentée le mois dernier par le Secrétaire général.  Un plan d’action de communication est ainsi en cours d’élaboration, avec pour objectif de sensibiliser le grand public, les pays fournisseurs de contingent, les communautés d’accueil, le personnel des Nations Unies et les partenaires extérieurs.  Le but est aussi d’améliorer la transparence des rapports, grâce à l’utilisation de plateformes de communication et des mises à jour régulières, et de renforcer la communication de crise.  Sur ce sujet, le DPI travaille aussi avec le Département de la gestion à un plan de communication interne à long terme, disponible sur iSeek notamment, qui inclura des renseignements sur l’exploitation et les abus sexuels en mettant l’accent sur la façon dont cette question touche le personnel.  Cette communication touchera les questions de la déclaration des allégations et de la protection des lanceurs d’alerte.

Le DPI travaille en étroite collaboration avec les opérations de maintien de la paix des Nations Unies sur la façon dont les missions peuvent renforcer leurs communications au niveau local et comment le DPI, avec ses plateformes multimédias et multilingues, peut amplifier les messages.  Des vidéos et des entretiens avec des responsables ont déjà été publiés.  M. Nasser a ajouté vouloir travailler avec l’« avocat des droits des victimes » qui doit être nommé pour aider à formuler des stratégies efficaces de sensibilisation des victimes.

Le DPI continue par ailleurs à couvrir le travail mené dans les missions politiques et de maintien de la paix des Nations Unies, de la Syrie au Yémen, en passant par le Soudan du Sud et le Mali, ainsi que les questions cruciales de paix et de sécurité, telles que la lutte contre le terrorisme, et la réponse aux crises émergentes.

Passant au Programme de développement durable à l’horizon 2030, M. Nasser a assuré qu’il est au cœur des efforts de communication du DPI.  Le Département profitera des préparatifs de la Conférence sur les océans, prévue en juin à New York, pour mener une communication à l’échelle des Nations Unies en plusieurs langues, y compris en langues locales.  Au niveau des pays, de nombreux centres d’information organisent ou soutiennent des projets qui mettent en lumière la question de l’environnement marin ou qui montrent comment les individus peuvent agir dans le bon sens.  Quant aux nouvelles plateformes d’information du DPI, elles diffusent des reportages dès maintenant et jusqu’en juin sur les questions relatives aux océans, pendant que les magazines Chronique de l’ONU et Afrique Renouveau préparent des éditions spéciales sur la question et que la Bibliothèque Dag Hammarskjöld développe un guide d’informations en ligne.  La Conférence elle-même fera l’objet d’une couverture médiatique complète, avec notamment l’installation d’une « Media Zone » dans le hall des visiteurs.

Enfin, la session annuelle du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, prévue en juillet, sera couverte selon un plan de communication qui utilise notamment les CINU pour attirer l’attention sur les efforts des États Membres présentant des examens nationaux volontaires.

Le Secrétaire général adjoint par intérim a ensuite vanté l’utilité des cartes qui présentent les actions de l’ONU en 10 points, des cartes qui peuvent être imprimées au dos des cartes de visite en téléchargeant le fichier sur e-deleGATE.

Pour suivre la direction donnée par le Secrétaire général qui met le cap sur la prévention des crises et des conflits, des forums de prévention ont été organisés par l’initiative Impact universitaire des Nations Unies, en coopération avec d’autres partenaires.  En outre, le Secrétaire général vient de nommer son premier Messager de la paix en la personne de Mme Malala Yousafzai.

M. Nasser a également décrit ce qui est fait pour célébrer le dixième anniversaire de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, avant de rappeler que l’Afrique continue d’être une priorité des efforts de communication du Département.  Ainsi, une application Afrique Renouveau a été lancée, dans deux langues.

Il a également fait part du projet de traduction en arabe et en chinois de la nouvelle édition de l’ABC des Nations Unies, avant de souligner que les efforts de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld pour partager des informations sont amplifiés par les 360 bibliothèques dépositaires des Nations Unies dans 134 pays.  Plus de 3 500 publications sur les thèmes de l’ONU sont disponibles sur iLibrary.  Pour ce qui est des visites guidées en plusieurs langues du Siège de l’ONU, à New York, un espace interactif pour les enfants ouvrira d’ici à la fin du mois de juin.

M. Nasser a indiqué par ailleurs que les recommandations du Comité, l’an dernier, qui encourageaient une collaboration entre le DPI et le Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences (DGACM), avaient été impossibles à mettre en place à cause de l’absence de ressources supplémentaires.  Il a expliqué les différences fondamentales entre la mission du DGACM, qui produit dans un délai précis des documents et des traductions officiels, et celle du DPI qui fournit des informations pertinentes en plusieurs langues.

Comme prévu dans le paragraphe 95 de la résolution de l’an dernier, le magazine Chronique de l’ONU est disponible en ligne dans les six langues officielles de l’ONU et un petit nombre d’exemplaires imprimés en anglais et en français continuent d’être distribués.  Enfin, le Département abrite le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la jeunesse auquel le Secrétaire général est en train de choisir un successeur, a rappelé M. Nasser.

Débat général

Au nom du Groupe des 77 et de la Chine, M. HORACIO SEVILLA BORJA (Équateur) a salué les efforts du Groupe de la sensibilisation du public pour ses campagnes de communication sur les questions de développement, de changement climatique et d’habitat, en soulignant en particulier le travail accompli par le DPI à la Conférence Habitat III, tenue à Quito en octobre 2016, et à la vingt-deuxième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, à Marrakech en novembre 2016.  Il a encouragé le Département à continuer à promouvoir les décisions prises par la communauté internationale sur ces questions et d’autres, comme la décolonisation, le dialogue entre les civilisations et la lutte contre l’extrémisme. 

Passant à la question du multilinguisme, le représentant s’est félicité des progrès accomplis dans son intégration dans toutes les activités des Nations Unies.  Il s’est toutefois dit toujours préoccupé par la disparité entre les langues officielles dans les produits et sur les plateformes des Nations Unies, notamment dans les campagnes de médias sociaux.  Il a donc encouragé le DPI à continuer à combler le fossé entre ses sites Internet.  De façon prioritaire, il a réitéré la demande visant à élaborer une stratégie pour fournir des communiqués de presse quotidiens dans les six langues officielles, conformément aux résolutions de l’Assemblée générale pertinentes.  Il a aussi réaffirmé son soutien au travail des centres d’information des Nations Unies qui diffusent le message de l’ONU dans les langues locales, demandant au Département de leur offrir les ressources humaines et les équipements nécessaires.

Reconnaissant ensuite l’importance des technologies de l’information et des communications, et notamment des médias sociaux, le délégué a cependant demandé de continuer à utiliser les médias traditionnels, comme la télévision, la radio et la presse écrite, arguant qu’ils restent les principaux moyens de communication dans de nombreux pays en développement.  En outre, a-t-il observé, les technologies de l’information et des communications peuvent être mal utilisées et diffuser des informations déformées.  Le représentant a ensuite attiré l’attention sur la question de la Palestine et sur le processus de paix au Moyen-Orient en soulignant l’importance, pour le programme d’information sur ce sujet, de présenter le processus politique de façon à faire émerger une paix durable.

Le G77, a poursuivi le représentant, souligne l’importance de la mise en œuvre du Programme de stages de journalisme Reham Al-Farra pour former des journalistes des pays en développement.  Il a demandé au DPI d’examiner les moyens de tirer au maximum profit de ce programme en augmentant le nombre de participants.  De même, il a mis en évidence les activités de sensibilisation des Nations Unies et en particulier celles de l’initiative Impact universitaire dont il souhaite qu’elle invite davantage d’institutions de toutes les régions du monde et en particulier des pays en développement.

Ayant lu les trois rapports du DPI, M. GERARDUS ANTONIUS WILHELMUS VAN DEN AKKER, de l’Union européenne, s’est attardé sur l’importance du développement des alliances stratégiques avec la société civile, le milieu universitaire, le secteur privé et les institutions culturelles qui amplifient potentiellement les messages de l’ONU.  Il a aussi souligné l’importance de la fourniture améliorée des programmes sur les plateformes traditionnelles et numériques grâce à des partenariats renforcés avec les acteurs internationaux et locaux, en particulier les équipes de pays des Nations Unies.  Il a ajouté, parmi les améliorations à saluer, le développement des moyens innovants pour rationaliser l’administration et la mise en œuvre de moyens rentables de partager les tâches de coordination, de communication et d’information entre le Siège et les bureaux en vue d’éviter les doublons, et d’agir avec autant d’efficacité que possible sur les priorités de terrain, tout en optimisant la portée.

Il a enfin cité l’amélioration des efforts de « diplomatie publique », grâce à l’identification et la sensibilisation de publics auparavant inexploités et à des partenariats innovants, avec un accent sur les jeunes et les droits de l’homme.  Considérant que le multilinguisme comme une priorité, M. Van Den Akker s’est félicité des efforts du Département pour le systématiser dans toutes les activités de communication et d’information.  Il a également abordé la question de la liberté d’opinion et d’expression, saluant les efforts déployés par le Département dans le cadre des célébrations de la Journée internationale de la liberté de la presse et de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

Au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), M. RUBÉN IGNACIO ZAMORA RIVAS (El Salvador) a fait valoir que les questions relatives à l’information devaient respecter strictement les normes du droit international et la Charte des Nations Unies.  À cet égard, il a salué le travail important entrepris par le Comité de l’information pour établir un nouvel ordre mondial de l’information et de la communication plus juste et efficace, en vue de renforcer la paix et l’entente internationale.

La CELAC appuie le potentiel des communications électroniques, mais elle reste préoccupée par la fracture numérique entre les pays développés et en développement, a souligné le représentant.  Il a donc jugé très important de continuer à utiliser des supports traditionnels pour diffuser les messages des Nations Unies, comme la radio, la télévision et la presse écrite.  Il a également encouragé le Secrétaire général et le Département de l’information à renforcer leur appui aux centres d’information des Nations Unies.

La CELAC réaffirme la Déclaration spéciale sur les processus de gouvernance d’Internet adoptée par les chefs d’État et de gouvernement pendant le troisième sommet de la Communauté, qui s’est tenu les 28 et 29 janvier 2015 au Costa Rica.  À ce sujet, le représentant a rappelé les principes de non-ingérence et de respect de la souveraineté des États, ainsi que le droit de chacun à la vie privée.  Il a également réitéré que les médias, y compris les technologies de l’information et des communications, sont des outils importants pour promouvoir la paix, le bien-être, le savoir, l’intégration sociale et le développement économique, d’où l’importance de concevoir des politiques et des stratégies propres à réduire la fracture numérique, à l’intérieur des pays et entre eux, et de préserver le pluriculturalisme et la diversité.  Il a également dénoncé les violations des fréquences radioélectroniques.

La plupart des États d’Amérique latine et des Caraïbes ont le français, l’anglais ou l’espagnol comme langue officielle, a relevé le représentant, en défendant le principe de la parité dans les six langues officielles de l’ONU et les résolutions relatives au multilinguisme.  Dans cet esprit, il a salué la nomination du coordonnateur pour le multilinguisme, dont le rôle doit être de promouvoir une culture favorable au multilinguisme.  D’après lui, il est indispensable de « diffuser toute l’information dans le plus de langues possibles, dont le portugais et les langues autochtones ».

En particulier, le représentant s’est dit « très préoccupé par le fait que la publication des communiqués de presse n’ait pas été élargie aux six langues officielles ».  Il a demandé au Département de l’information de développer une stratégie à cette fin, par des moyens créatifs et sans incidence budgétaire.  Il a souhaité que les ressources budgétaires et humaines du Département soient équitablement réparties entre les langues officielles, dans toutes les activités, tant sur les nouveaux médias que les médias traditionnels.  À cet égard, il a appuyé les efforts du Groupe des Amis de l’espagnol aux Nations Unies.

Au nom du Groupe des Amis de l’espagnol, M. GUSTAVO MEZA-CUADRA (Pérou) a plaidé en faveur du multilinguisme en ce qu’il permet un véritable dialogue multilatéral et le respect du multiculturel.  Les 20 pays hispanophones de son Groupe, qui viennent de trois continents, soulignent en particulier l’importance de la langue espagnole comme deuxième langue la plus parlée dans le monde, ainsi que son impact sur le travail de l’ONU, en tant que deuxième langue la plus consultée sur les pages Internet du DPI.  Il a précisé qu’environ 27% des sessions et 29% des utilisateurs du site Web utilisent les pages en langue espagnole.  Le représentant s’est réjoui de la hausse de 100% de l’utilisation des pages YouTube en espagnol et du fait que le compte Twitter espagnol ait 672 000 abonnés, tandis que le compte Facebook en a 355 000. 

Le Groupe reconnaît les efforts du DPI pour produire des documents et fournir des services dans les six langues officielles, a-t-il dit tout en relevant la disparité qui demeure entre l’anglais et les cinq autres langues.  Il faut, a-t-il exigé, promouvoir un véritable multilinguisme, par le biais d’une nouvelle vision stratégique et la révision des méthodes de travail.  Il a relevé que les pages Internet et les réseaux sociaux sont les portes d’accès aux Nations Unies, d’où l’importance d’une représentation égale des six langues officielles.  Il a demandé que le rapport du Secrétaire général contienne des informations ventilées par langue et des statistiques complètes sur le trafic des pages Internet, des informations qui sont encore trop limitées en ce qui concerne les réseaux sociaux.

Le représentant a également souhaité que les campagnes d’information mondiales soient multilingues dès leur conception.  Il a souligné le rôle important que jouent les centres d’information des Nations Unies dans ce domaine, car ils utilisent les langues locales pour diffuser les informations.  Le processus de rationalisation du réseau de ces centres doit donc prendre en compte les caractéristiques de chacun d’entre eux.  Enfin, il a demandé d’élaborer de manière prioritaire des mécanismes créatifs pour pouvoir publier les communiqués de presse quotidiens dans les six langues officielles.  Il a proposé à cet égard de répliquer le mécanisme de points focaux thématiques dans les unités linguistiques de la Section des services Web.

Vice-Président chargé du multilinguisme au sein du Groupe francophone de New York, M. YEMDAOGO ERIC TIARE (Burkina Faso), a indiqué que pour son Groupe le multilinguisme n’est que le corolaire du multilatéralisme.  Il a souligné l’importance, pour tous les départements du Secrétariat de l’ONU, d’intégrer le multilinguisme dans l’ensemble de leurs activités d’information et de communication et de chercher chaque jour davantage à élargir leur public.  Il est important, a-t-il insisté, de souligner la nécessité de travailler à atteindre la parité dans l’utilisation de six langues officielles des Nations Unies.  Au-delà de ses langues officielles, notre Organisation doit travailler, partout où le besoin se fait sentir, à utiliser les langues des communautés pour pouvoir véhiculer les messages et idéaux qui lui sont chers. 

Les nouveaux médias offrent certes à l’Organisation une source inépuisable pour continuer d’élargir son rayon d’action mais, a prévenu le représentant, pour s’assurer qu’on ne laisse personne de côté, il faut continuer à accorder l’attention qui sied aux médias traditionnels car pour nombre de populations dans les pays en développement, la radio, la télévision et la presse écrite continuent d’être la source privilégiée pour s’informer.  Le représentant a conclu en se félicitant de la coopération entre la Francophonie et le Département de l’information et cité les exemples de la table ronde organisée à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie sur le thème « Langues et diversité, facteurs de paix » et la projection du documentaire « Demain » sur l’adaptation et l’atténuation des changements climatiques.

M. MARTÍN GARCÍA MORITÁN (Argentine) a appuyé les travaux des centres d’information des Nations Unies dans le monde, avec une mention particulière pour le Centre de Buenos Aires qui a entrepris d’importantes campagnes d’information sur les objectifs de développement durable et la prévention de la violence sexiste.  Le multilinguisme est une valeur fondamentale de l’ONU, a-t-il déclaré, en souhaitant « passer d’une culture de la traduction à partir de l’anglais à une véritable culture multilingue, dans laquelle les spécificités des différentes langues sont prises en compte à toutes les étapes de la communication ».

Le représentant a noté que l’espagnol continuait d’être la deuxième langue de consultation de la page Web des Nations Unies, avec 27% des sessions et 29% des utilisateurs.  Il a demandé au Secrétariat d’inclure dans ses rapports davantage de statistiques ventilées et de comparaisons sur l’usage des six langues officielles de l’ONU dans tous les produits élaborés par le Département de l’information, y compris sur les réseaux sociaux.  Préoccupé par la disparité à ce sujet sur le site Web de l’Organisation, il a rappelé que « la parité linguistique inclut aussi les communiqués de presse quotidiens », qui ne restent pour l’instant disponibles que dans deux langues. 

M. ROLANDO CASTRO CORDOBA (Costa Rica) a dit apprécier en particulier, dans les travaux du DPI, les efforts entrepris pour autonomiser les jeunes, grâce à ce qui est accompli en coordination avec le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la jeunesse.  Il a cité notamment l’initiative UN4MUN à laquelle participent plus de 100 000 étudiants du monde entier, une initiative grâce à laquelle les équipes de « L’ONU mise en scène » apprennent à mener des simulations de la façon dont l’ONU travaille.  Il a également salué la coopération du DPI avec d’autres départements de l’ONU, comme celui du maintien de la paix pour appuyer les activités de terrain.

Venant à la question du multilinguisme, il a souligné son importance dans tous les canaux de communication de l’ONU, en particulier la retransmission vidéo (Webcast).  Il a appuyé les initiatives visant à parvenir à la parité entre les six langues officielles, mais a relevé qu’on est encore loin du compte.  Il a souhaité que les dépêches, les communiqués de presse quotidiens et les archives puissent être offerts dans toutes les langues. 

Le représentant a souligné l’importance de cibler les jeunes dans la communication, car cela leur ouvre de nouvelles possibilités de participation sociale, économique, environnementale, politique et culturelle.  Le Costa Rica a ainsi travaillé à la mise en œuvre de plusieurs initiatives pour assurer l’implication des jeunes, comme le programme national de technologies mobiles pour l’éducation « tecno@prender ».  L’outil proposé par Internet est devenu une forme de communication qui nous rapproche de plus en plus les uns des autres, a-t-il remarqué, en saluant le travail de Freedom Online Coalition qui œuvre pour la protection des droits de l’homme sur Internet.

Sur le thème de la décolonisation, M. MOHAMMED BESSEDIK (Algérie) a dit attendre avec impatience la traduction dans toutes les langues officielles du dépliant intitulé « Ce que les Nations Unies peuvent faire pour aider les territoires non autonomes ».  Il a de nouveau demandé au Département de l’information de diffuser dûment l’information relative aux activités de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation, en mettant l’accent sur la troisième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme (2011-2020).  Il a également dit apprécier la couverture de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre, et souhaité que le programme annuel de formation des journalistes palestiniens se poursuive.

Par ailleurs, le représentant a estimé que le Département pourrait mieux éduquer le grand public sur le rôle de l’Assemblée générale dans la sélection du Secrétaire général de l’ONU.  Il a mis en garde contre « le risque de politisation de l’information publique » et l’usage inapproprié des technologies de l’information et des communications pour s’ingérer dans les affaires intérieures d’États souverains et déstabiliser des pays et des régions.

M. Bessedik a aussi appelé au renforcement des centres d’information des Nations Unies et réitéré l’importance des médias traditionnels, à savoir presse écrite, radio et télévision.  Il a également plaidé pour que le multilinguisme soit intégré dans toutes les activités d’information et de communication.  Il faut, a-t-il insisté, utiliser toutes les langues officielles de l’ONU, en particulier l’arabe.  À ce sujet, il a regretté les disparités observées dans la publication des communiqués de presse, notamment pour ce qui est de la couverture de la Quatrième Commission.  

Avant de saluer, lui aussi, le rôle joué par les centres d’information des Nations Unies à travers le monde, M. ESHAGH AL HABIB (République islamique d’Iran) a encouragé l’ONU à disséminer des informations sur la réforme du Conseil de sécurité, l’éradication de la pauvreté, l’initiative « Un monde contre la violence et l’extrémisme violent » –initiée par son pays en 2014–, le dialogue entre civilisations, le maintien de la paix, le désarmement, la décolonisation, et la lutte contre le terrorisme « sous toutes ses formes et manifestations », y compris les mesures économiques coercitives telles que les sanctions et les embargos.  Selon lui, la situation dangereuse persistante dans laquelle nous vivons aujourd’hui est le fruit de la violence, de l’intolérance, de l’extrémisme et du terrorisme.

Pour son pays, le DPI doit continuer de sensibiliser aux conséquences négatives de l’occupation, y compris celle de la Palestine.  Tout en saluant le Département pour son Programme spécial sur la question de Palestine, en particulier ses formations pour les journalistes palestiniens, le représentant l’a exhorté à n’épargner aucun effort pour prêter assistance au peuple palestinien dans d’autres domaines et « par tous les moyens à sa disposition ».  Il a enfin demandé que la mise en œuvre du Programme de stages de journalisme Reham Al-Farra se poursuive, demandant au Département de réfléchir aux moyens de maximiser les apports de ce Programme en étendant, par exemple, sa durée et son nombre de bénéficiaires.

M. HIROYUKI MASE (Japon) a estimé que l’objectif principal du DPI, qui est d’accroître la prise de conscience autour des activités de l’ONU, devra être réalisé en améliorant l’efficacité et la transparence, grâce à une rationalisation des ressources actuelles, à une mise en œuvre des activités sans coûts supplémentaires.  Se félicitant ensuite du travail accompli par les centres d’information de l’ONU, en particulier celui de Tokyo, le représentant a salué le fait que le Secrétaire général ait placé la paix en tête de ses priorités.  Il a toutefois fait observer que la paix ne pourrait reposer que sur le Conseil de sécurité ou même par la communauté des Nations Unies.  Elle exige l’implication de tous les « amoureux de la paix » dans le monde pour lesquels l’art et la culture jouent un rôle primordial.  Il a donc attiré l’attention sur l’initiative « Paix pour tous », lancée par son pays, et qui fait des arts et de la culture des vecteurs au travers desquels chacun peut s’informer plus facilement sur l’ONU et ses objectifs.  Après son lancement, le 11 avril dernier, avec le soutien du DPI, « Paix pour tous » donnera lieu à des manifestations mensuelles, a annoncé M. Mase.

Tout en ayant recours, de manière croissante, aux technologies de l’information et des communications, le Département de l’information doit continuer de faire usage des supports médiatiques traditionnels, a estimé M. ABDOULAYE BARRO (Sénégal).  « La radio doit garder sa place à l’ONU », a-t-il plaidé, en relevant qu’elle restait très efficace dans les pays du sud.  Malheureusement, la majeure partie des populations des pays en développement est encore aujourd’hui exclue de l’évolution des technologies de l’information et des communications.  La mise en œuvre d’une stratégie ambitieuse de communication requiert aussi « la résorption de la fracture numérique qui sépare le Nord et le Sud », a-t-il insisté.

Il faudrait, dans ce cadre, continuer à accorder une attention bienveillante aux besoins prioritaires de l’Afrique en soutenant notamment ce continent dans la formulation de politiques d’information efficaces en vue de l’éradication des grands fléaux qui l’assaillent, a poursuivi le représentant.  En ce qui le concerne, le Sénégal continue d’apporter son soutien au Centre d’information de Dakar, après lui avoir affecté gracieusement des locaux opérationnels.  

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