Deuxième Commission: quatre projets de résolution adoptés ce matin, dont trois sur le développement durable

AG/EF/3509
21 novembre 2018
Soixante- treizième session, 24e séance – matin

Deuxième Commission: quatre projets de résolution adoptés ce matin, dont trois sur le développement durable

Des quatre projets de résolution adoptés ce matin en Deuxième Commission (questions économiques et financières), trois avaient trait au développement durable, dont un sur l’entreprenariat au service du développement durable qui a fait l’objet d’un vote et de critiques questionnant la légitimité du coauteur, Israël.  Un autre texte a été soumis au vote notamment parce que son thème, la mise en œuvre d’Action 21, paraissait obsolète aux membres de l’Union européenne.

Les deux autres projets de résolution adoptés ce matin portaient sur la prévention des risques radiologiques en Asie centrale et l’éradication de la pauvreté.

Israël, coauteur du projet intitulé « L’entrepreneuriat au service du développement durable », a noté le soutien massif de la communauté internationale autour du texte, axé sur le développement de l’entreprenariat chez les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap.  Il a estimé que la mobilisation du secteur privé allait permettre d’atteindre les objectifs de développement durable.

Se soulevant contre la décision des États Membres de soutenir ce texte, la République arabe syrienne a déclaré qu’Israël essayait d’utiliser la Deuxième Commission comme une plateforme pour « faire croire » qu’il se souciait du développement durable, alors qu’il « occupe des territoires depuis des décennies » et « empêche le développement durable en Palestine et dans le Golan syrien ».

La Syrie a jugé paradoxal qu’Israël présente un projet de résolution cherchant à éliminer les inégalités, alors même que la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) avait déclaré que l’occupation israélienne était le principal obstacle au développement économique en Palestine et dans le Golan.  « Que se passe-t-il quand un coauteur présente un projet qu’il ne respecte pas lui-même? » a demandé aux délégations l’État observateur de Palestine.

Les États-Unis, qui ont voté pour le texte, se sont opposés à l’utilisation du terme « flux financiers illicites », car sans définition claire en droit international.  Il n’y a pas non plus de définition claire du terme « économie circulaire », a ajouté cette délégation.

Le deuxième texte soumis au vote portait sur la « Mise en œuvre d’Action 21, du Programme relatif à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 et des textes issus du Sommet mondial pour le développement durable et de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable ».  Présenté par la délégation de l’Égypte, ce texte fait le point sur ce qui a été fait depuis le Sommet de la Terre, en 1992, pour la réalisation des objectifs arrêtés sur le plan international.

L’Union européenne (UE), par la voix de l’Autriche, a expliqué l’opposition à ce texte de ses 28 États membres en contestant l’utilité de l’inclure, une nouvelle fois, dans le programme de la Deuxième Commission.  Les États-Unis ont renchéri en observant que cette résolution ne faisait pas avancer les programmes de développement durable et se contentait de réaffirmer des concepts obsolètes.

Le projet de résolution nommé « Le rôle de la communauté internationale dans la prévention des risques radiologiques en Asie centrale », où l’Assemblée générale considèrerait qu’il faut aider les États d’Asie centrale à régler les problèmes posés par les bassins de résidus d’uranium, a été adopté par consensus.  Le Kirghizistan, qui a présenté le texte, a soutenu que la protection de l’environnement en Asie centrale est une première priorité pour la région, en raison de politiques inefficaces menées durant la seconde moitié du XXe siècle.  Il s’est réjoui des progrès effectués, grâce au soutien d’organisations internationales, pour améliorer la sécurité d’anciens sites d’exploitation.

Un dernier projet, présenté au titre de l’éradication de la pauvreté et autres questions liées au développement, a été adopté par consensus.  Il traite de la « Promotion du tourisme durable, y compris l’écotourisme, aux fins de l’élimination de la pauvreté et de la protection de l’environnement ».  Le Maroc, qui l’a présenté, a indiqué que des propositions pertinentes avaient pu être intégrées cette année, comme la protection de la biodiversité dans le tourisme, le renforcement de la politique de cohérence institutionnelle, l’intégration de modes de consommation et de production durables ou encore l’importance d’assurer une gestion responsable des ressources.

La Deuxième Commission a également entendu la présentation d’un cinquième projet de résolution*, portant sur les migrations internationales et le développement, qui sera examiné ultérieurement.  L’Égypte, qui l’a présenté au nom du Groupe des 77 et la Chine, a indiqué que ce texte reconnaît les connexions complexes entre les migrations internationales et le développement, ainsi que le besoin de renforcer les synergies entre les migrations internationales et le développement à tous les niveaux.

Alors que neuf projets de résolution ont déjà été adoptés par la Deuxième Commission, son Président, M. Jorge Skinner-Kleé Arenales, a insisté en début de séance pour que les délégations règlent rapidement leurs différends sur les autres textes à l’examen, sans quoi le Programme de développement durable à l’horizon 2030 pourrait « pourrir ».

La prochaine séance plénière sera annoncée ultérieurement dans le Journal des Nations Unies.

*A/C.2/73/L.26

ADOPTION DE PROJETS DE RÉSOLUTION

Développement durable

Par le projet de résolution intitulé « L’entrepreneuriat au service du développement durable » (A/C.2/73/L.35/Rev.1), adopté par 137 voix pour, 29 voix contre et 7 abstentions (Afghanistan, Afrique du Sud, Bangladesh, Chine, Nicaragua, Pakistan et Turquie) tel que corrigé oralement, l’Assemblée générale réaffirmerait que compte tenu de la rémunération toujours faible des femmes, qui entrave leur émancipation économique, il serait nécessaire de renforcer la résilience économique de celles-ci, de leur donner les moyens d’être indépendantes grâce à l’entreprenariat, davantage de possibilités d’emploi et de débouchés, grâce à un enseignement et des formations ciblés et à une protection juridique accrue au travail.  Elle estimerait que la promotion de l’entrepreneuriat pourrait favoriser la création de nouveaux modes de production et la mise au point de nouvelles technologies, et d’atténuer les effets des changements climatiques ou de s’y adapter, et d’améliorer l’efficacité énergétique.

L’Assemblée inviterait les États Membres à renforcer la capacité des institutions financières nationales de répondre aux besoins de ceux qui n’ont pas accès aux services bancaires et financiers, en particulier les femmes.  Elle les inviterait également à appuyer l’entrepreneuriat numérique féminin, à renforcer la capacité des femmes de passer de l’économie informelle à l’emploi formel, et à présenter des mesures pour réduire et redistribuer la part disproportionnée du travail familial et domestique non rémunéré qui pèse sur les femmes et les filles.

Consciente de l’utilité de dispenser des formations consacrées à la création d’entreprises et de promouvoir l’adoption d’une mentalité d’entrepreneur dans tous les secteurs, elle encouragerait toutes les parties intéressées à redoubler d’efforts pour intégrer de façon systématique l’entrepreneuriat dans le système d’enseignement scolaire et non scolaire.  Elle encouragerait les gouvernements et tous les secteurs de la société à entreprendre de créer durablement des conditions favorisant l’accès des personnes handicapées au plein emploi productif et à un travail décent.

Elle demanderait aux organes et organismes compétents des Nations Unies de continuer de faire une place à l’entrepreneuriat, et de l’intégrer sous ses différentes formes dans leurs politiques, programmes et rapports, et tiendrait compte, selon qu’il convient, de la contribution de l’entrepreneuriat au développement durable dans le contexte du suivi et de l’examen des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

En présentant le projet de résolution, le représentant d’Israël a rappelé que le talent était absolument partout, mais que les possibilités étaient rares.  Louant l’entreprenariat comme une valeur positive pour les sociétés, il a insisté que ce projet se penchait sur des questions cruciales, comme la promotion des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap.  Ce projet encourage aussi l’innovation et la prise de risque, a ajouté le représentant.

Avant le vote, la délégation de la République arabe syrienne, reconnaissant le rôle clef de l’entreprenariat, a déclaré qu’il existait des préoccupations très sérieuses dans ce projet de résolution, en particulier concernant l’éligibilité de ses coauteurs.  « Israël essaie d’utiliser au mieux notre plateforme pour faire croire qu’il se soucie du développement durable, alors qu’il occupe des territoires depuis des décennies et empêche le développement durable en Palestine et dans le Golan syrien.  L’occupation israélienne a notamment des répercussions dans le secteur agricole, le plus important pour les habitants de la région. »  Confisquant les terres arables, Israël met aussi en place une politique discriminatoire, a poursuivi la Syrie: « la politique d’Israël a des répercussions sur tout le territoire palestinien et va à l’encontre du droit international ».  Se soulevant contre la décision des États Membres de soutenir ce projet, la délégation a jugé paradoxal pour Israël de présenter un projet de résolution cherchant à éliminer les inégalités, alors même que la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) avait déclaré que l’occupation israélienne était le principal obstacle au développement économique en Palestine et dans le Golan.

Le représentant du Qatar, au nom du Groupe des États arabes, a rappelé les travaux de la CNUCED de 2015 concluant que l’occupation israélienne violait les droits du peuple palestinien et entravait la création d’un environnement propice au développement de l’entreprenariat pour les Palestiniens.

Après le vote, la délégation de l’Équateur, qui a voté pour, a toutefois appelé Israël à promouvoir le développement de l’entreprenariat pour la population palestinienne, afin de mettre en pratique les termes du projet de résolution.

La délégation des États-Unis, pays qui a voté pour le projet, a ajouté des remarques techniques, s’opposant à l’utilisation du terme « flux financiers illicites » car, a-t-il argué, il ne fait pas l’objet de définition claire en droit international.  D’autre part, s’ils appuient les efforts internationaux en termes de traitement de déchets et de promotion du recyclage des produits arrivés en fin de vie, les États-Unis ont remarqué que le terme « économie circulaire » ne faisait pas non plus l’objet de définition claire, et que ce concept entravait l’innovation, selon eux.  Ils ont enfin rappelé que leur système politique était fédéral et que chaque État disposait de pouvoirs étendus dans ces domaines. 

La délégation de l’Autriche, parlant au nom de l’Union européenne, a regretté que ce projet de résolution soit politisé par certaines délégations et a appelé à ce que cela ne se produise plus à l’avenir.

La délégation d’Israël, coauteur du projet, a fait remarquer le soutien massif de la communauté internationale pour ce projet et estimé que la mobilisation du secteur privé allait permettre d’atteindre les objectifs de développement durable.  Louant la capacité de prise de risque des entrepreneurs israéliens, elle a souligné le fait qu’Israël était un pays d’entrepreneurs à la recherche de solutions; un pays défenseur des femmes et des jeunes, dont l’Histoire a démontré que l’émancipation permettait le progrès économique.  Elle a regretté la politisation du contexte autour de ce projet.

La délégation de l’État observateur de Palestine, en rappelant son attachement au respect des résolutions votées, a souligné qu’il était clair qu’Israël contredisait son propre projet de résolution.  Il a déclaré qu’Israël insistait sur la croissance économique inclusive, tout en imposant sa politique d’occupation dans les territoires occupés, asphyxiant le secteur privé palestinien.  Puissance occupante mettant l’accent sur la promotion des entreprises, Israël, a poursuivi la Palestine, a écrasé en 51 ans d’occupation l’esprit d’entreprise dans les territoires occupés, exploitant ses ressources et violant les droits du peuple palestinien.  La Palestine a fini par poser une question aux délégations: « que se passe-t-il quand un coauteur présente un projet qu’il ne respecte pas lui-même » ?

Développement durable

Présenté par la délégation de l’Égypte, le projet de résolution intitulé « Mise en œuvre d’Action 21, du Programme relatif à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 et des textes issus du Sommet mondial pour le développement durable et de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable »(A/C.2/73/L.34/Rev.1) a été adopté par 125 voix pour, 47 voix contre et 3 abstentions (Norvège, Nouvelle-Zélande et Turquie).

Ce texte fait le point sur ce qui a été fait depuis le Sommet de la Terre, en 1992, pour la réalisation des objectifs arrêtés sur le plan international et des engagements qui doivent être pris pour parvenir au développement durable.  Il note ainsi que depuis la tenue de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, la communauté internationale a enregistré des progrès inégaux, notamment en ce qui concerne l’élimination de la pauvreté.

En adoptant ce texte, l’Assemblée générale inviterait le Forum politique de haut niveau pour le développement durable à examiner les enseignements tirés de la réalisation inachevée des précédents accords relatifs au développement durable, y compris des objectifs du Millénaire pour le développement, et à les mettre à profit.

Elle soulignerait qu’il importe de mettre fin au cloisonnement et d’adopter des démarches innovantes et concertées pour intégrer les trois dimensions du développement durable –économique, sociale et environnementale– aux niveaux mondial, régional et national.  Elle prierait les organismes des Nations Unies de tenir systématiquement compte de ces dimensions et d’en accroître l’intégration à l’échelle du système.

En outre, l’Assemblée soulignerait que les organisations régionales et sous-régionales ont un rôle à jouer dans la promotion du développement durable dans leur région, notamment en favorisant l’apprentissage par les pairs et la coopération, y compris la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire.

En présentant le projet de résolution, au nom du Groupe des 77 et la Chine, le représentant de l’Égypte a demandé de tirer parti des expériences, des meilleures pratiques, des problèmes soulevés et des leçons tirées lors de la mise en œuvre des divers accords sur le développement durable afin de pleinement mettre en œuvre le Programme 2030.

Avant le vote, qu’elle a requis au nom de l’Union européenne (UE), la représentante de l’Autriche a expliqué que les 28 États membres de l’UE voteraient contre ce projet de résolution car ils estiment, comme les années précédentes, que son intégration dans le programme de la Deuxième Commission n’est pas justifiée.  Toutes les questions figurant dans le texte viennent en doublons d’autres processus ou d’autres résolutions, a précisé la délégation, invitant le Groupe des 77 et la Chine à cesser de présenter cette résolution à l’avenir.  Pour l’UE, Action 21 a atteint son objectif et a aidé à concevoir les éléments essentiels du Programme 2030 et de beaucoup d’autres processus dans le contexte du développement durable.  Aujourd’hui, a conclu la déléguée, la Deuxième Commission devrait concentrer ses efforts sur la pleine mise en œuvre du Programme 2030.

La représentante des États-Unis a ajouté que la résolution ne faisait pas avancer les programmes de développement durable et se contentait de réaffirmer des concepts obsolètes.

Après le vote, la délégation de la Nouvelle-Zélande, s’exprimant également au nom de la Norvège, a expliqué l’abstention de ces deux pays au motif que s’il faut, certes, mettre l’accent sur les enseignements à tirer d’Action 21 pour le Programme 2030, ils ne pensent pas que cette résolution aurait un rôle à jouer.

Développement durable

Par le projet de résolution intitulé « Le rôle de la communauté internationale dans la prévention des risques radiologiques en Asie centrale » (A/C.2/73/L.41/Rev.1), adopté sans vote, l’Assemblée générale considèrerait qu’il faut concevoir et promouvoir des programmes et des projets efficaces permettant de gérer, de manière responsable et sûre, les déchets radioactifs et toxiques en Asie centrale.

En adoptant ce texte, l’Assemblée demanderait à la communauté internationale d’aider les États d’Asie centrale à régler les problèmes posés par les bassins de résidus d’uranium et soulignerait l’importance que revêt la coopération régionale dans les domaines prioritaires suivants: amélioration du cadre législatif dans le respect des normes internationales; gestion et maintien à des seuils d’innocuité des résidus d’uranium et des autres résidus radioactifs et toxiques; remédiation des bassins de résidus miniers et élaboration et exécution de programmes et de projets concrets destinés à améliorer le contrôle de leur sûreté; sensibilisation de l’opinion; adoption de mesures empêchant l’accès aux matières contaminées; mise en œuvre de mesures socioéconomiques, sanitaires et humanitaires de nature à renforcer la qualité et le niveau de vie de la population dans les régions où se trouvent des bassins de résidus miniers.

Elle noterait l’importance que revêt le Plan-cadre stratégique élaboré par le Groupe de coordination pour les anciens sites de production d’uranium de l’Agence internationale de l’énergie atomique et approuvé par les États d’Asie centrale ainsi que l’exécution concrète, depuis 2013, du programme international ciblé de la Communauté d’États indépendants pour la remédiation des territoires nationaux pollués par les activités d’extraction d’uranium.

Enfin, l’Assemblée appuierait les États d’Asie centrale dans les efforts qu’ils font pour élaborer et mettre en œuvre leurs programmes de pays, notamment en mobilisant des ressources nationales, et les encouragerait à continuer de tenir des négociations bilatérales et multilatérales pour prévenir les risques radiologiques dans la région.

En présentant le projet de résolution, la représentante du Kirghizistan a dit que la protection de l’environnement en Asie centrale est une première priorité pour la région, en raison de politiques inefficaces menées durant la seconde moitié du XXe siècle.  La représentante s’est réjouie des progrès effectués, grâce au soutien d’organisations internationales, pour améliorer la sécurité d’anciens sites d’exploitation d’uranium.  Pour elle, la résolution donnerait une dynamique supplémentaire à la coopération internationale.

Le représentant des États-Unis a souligné l’importance du plan stratégique pour la remédiation des bassins de résidus miniers et la prévention de la menace radiologique en Asie centrale.  Pour la délégation, il faut une approche coordonnée pour régler la situation des anciens sites d’exploitation d’uranium.

ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ ET AUTRES QUESTIONS LIÉES AU DÉVELOPPEMENT

Par le projet de résolution intitulé « Promotion du tourisme durable, y compris l’écotourisme, aux fins de l’élimination de la pauvreté et de la protection de l’environnement » (A/C.2/73/L.20/Rev.1), adopté sans vote, l’Assemblée générale constaterait que le tourisme durable, y compris l’écotourisme, peut éliminer la pauvreté et améliorer les conditions de vie des peuples autochtones et des populations locales, y compris des femmes et des jeunes, et ouvrir de vastes perspectives en termes de préservation et d’utilisation durable de la biodiversité et de protection des aires naturelles.  Elle encouragerait tous les acteurs concernés à appuyer la participation des peuples autochtones et des populations locales au tourisme durable.

En adoptant ce texte, l’Assemblée encouragerait également la mise en place d’une infrastructure touristique et la promotion de la diversification du tourisme, notamment par des partenariats public-privé, et les États Membres et les autres parties prenantes à tirer parti du site Web « Tourism for SDGs platform » (le tourisme au service des objectifs de développement durable), consacré à la contribution du tourisme à la réalisation des objectifs de développement durable.

Elle inviterait les parties concernées à fournir une assistance technique au renforcement des capacités des populations locales, des coopératives et des micro, petites et moyennes entreprises locales qui participent au tourisme durable et à l’écotourisme.  Elle considèrerait que la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire, compléments de la coopération Nord-Sud, sont de nature à promouvoir le tourisme durable et l’écotourisme.

En outre, l’Assemblée inviterait les gouvernements et les autres parties concernées à rejoindre le cadre du Réseau international d’observatoires du tourisme durable de l’Organisation mondiale du tourisme afin de promouvoir un tourisme et un écotourisme durables sur les plans socioéconomique et environnemental, et d’encourager l’élaboration de politiques plus éclairées partout dans le monde, en particulier grâce au recensement et à la diffusion des pratiques optimales.

Le représentant du Maroc, qui a présenté le projet de résolution, a remercié toutes les délégations qui ont participé à la mise au point du texte.  Il a indiqué que des propositions pertinentes avaient pu être intégrées dans le projet cette année, comme la protection de la biodiversité dans le tourisme, le renforcement de la politique de cohérence institutionnelle, l’intégration de modes de consommation et de production durables ou encore l’importance d’assurer une gestion responsable des ressources.

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