Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant le Soudan du Sud rencontre la Représentante spéciale chargée de la question de la violence sexuelle en période de conflit

SC/13593
20 novembre 2018

Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant le Soudan du Sud rencontre la Représentante spéciale chargée de la question de la violence sexuelle en période de conflit

Pendant les consultations qu’il a tenues le 24 octobre 2018, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2206 (2015) concernant le Soudan du Sud a entendu Mme Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit.  Mme Patten, dont le prédécesseur avait rendu compte de la situation au Comité pour la dernière fois en mars 2017, a notamment fait savoir que la violence sexuelle continuait de faire rage au Soudan du Sud et qu’elle était utilisée dans le cadre d’une stratégie visant à dégrader, déshonorer et humilier les victimes et les populations, souvent selon des critères ethniques ou politiques.

Bien que le Bureau de la Représentante spéciale ait aidé l’Armée populaire de libération du Soudan, la Police nationale sud-soudanaise et l’Armée populaire de libération du Soudan dans l’opposition à élaborer des plans d’action visant à renforcer le principe de responsabilité interne et à lutter contre la violence sexuelle, le nombre de cas et de victimes de violences sexuelles liées aux conflits recensés au Soudan du Sud de janvier à septembre 2018 a augmenté de façon alarmante, le nombre de victimes en date pour l’année 2018 étant le plus élevé depuis trois ans.

Ceux qui ont pris la parole ont jugé épouvantables, glaçants et ignobles les faits qu’elle a rapportés.  Plusieurs ont souligné qu’il était important que toute personne responsable de violences sexuelles réponde de ses actes et ont dit attendre avec intérêt de recevoir des informations complémentaires de la part de la Représentante spéciale concernant l’identité des personnes qui portent la responsabilité de tels actes.  Pour sa part, la Représentante spéciale a indiqué qu’il était essentiel de s’attaquer aux causes profondes du conflit et de s’attacher à mieux comprendre la culture de la violence qui règne dans le pays.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.