Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 14 juin 2019

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14 juin 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 14 juin 2019

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Ligue des États arabes

Le Secrétaire général s’est entretenu aujourd’hui avec son homologue de la Ligue des États arabes, M. Ahmed Aboul Gheit.

Après leur entretien, le Secrétaire général a souligné devant la presse les relations fortes entre l’ONU et la Ligue qui, a-t-il dit, viennent de prendre un nouvel élan avec l’ouverture du Bureau de liaison des Nations Unies au Caire.  Le Secrétaire général a réitéré son message d’hier, à savoir que la vérité doit être établie sur l’incident dans le golfe d’Oman et que la dernière chose dont la région a besoin aujourd’hui c’est d’une autre confrontation.

Ebola

À Genève, le Comité d’urgence du Règlement sanitaire international de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est réuni aujourd’hui pour déterminer si l’éruption d’Ebola constitue une urgence internationale de santé publique.  Les recommandations devraient tomber incessamment.

Par ailleurs, le Directeur général de l’OMS, M. Adhanom Ghebreyesus, est arrivé en République démocratique du Congo.  Il passera quelques jours à Kinshasa pour s’entretenir avec les autorités et les collègues de l’ONU.

Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité a tenu aujourd’hui une réunion sur le Darfour au cours de laquelle le Secrétaire général aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix a fait le point de la situation.

Il a noté que les changements drastiques dans le système de gouvernance vieux de 30 ans au Soudan ont eu jusqu’ici un impact modéré sur la situation au Darfour.  Mails il a mis en garde contre le fait que les incertitudes qui entourent les résultats des négociations à Khartoum pourraient avoir des répercussions au-delà de la capitale et conduire à une escalade de la violence.

M. Lacroix a noté qu’en gardant à l’esprit le retrait définitif de la Mission de l’ONU, l’attention doit se porter sur la revitalisation du processus de paix, y compris l’actualisation de la stratégie ONU-Union africaine, le renforcement des institutions soudanaises de l’état de droit et l’appui à la stabilisation à long terme.

De son côté, le Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme, M. Andrew Gilmour, a souligné que toute feuille de route de la transition doit inclure des mesures qui renforcent la confiance dans les forces de l’ordre et dans l’établissement des responsabilités dans l’usage excessif de la force et les graves violations des droits de l’homme.

Cet après-midi, le Conseil a prévu une réunion sur le Burundi avec des exposés du Sous-Secrétaire général à l’appui aux missions, M. Oscar Fernandez-Taranco, du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, M. Smaïl Chergui, et du Président de la formation Burundi de la Commission de consolidation de la paix et Représentant permanent de la Suisse, M. Jürg Lauber.

Pour revenir au Soudan, les agences humanitaires indiquent que les opérations sont compromises depuis le 3 juin à cause de l’interruption dans tout le pays des services Internet et de la faiblesse des réseaux téléphoniques.  Les partenaires humanitaires ont signalé des difficultés accrues à se procurer du cash pendant la grève générale, ce qui a causé des retards dans la fourniture de certains services.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) coordonne la manière de répondre à la violence fondée sur le sexe et aux harcèlements sexuels et continue d’aider les maternités à Khartoum.

Pour sa part, le Programme alimentaire mondial (PAM) a stocké de la nourriture pour 740 000 personnes dans les zones inaccessibles pendant la saison des pluies.

Les partenaires humanitaires ont aussi aidé les personnes affectées par les inondations à Tawilla dans le Darfour septentrional; le PAM et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ayant fourni une aide alimentaire d’urgence et d’autres produits.  Quelque 2 500 personnes ont perdu leur maison et des centaines de latrines ont été endommagées par les inondations.

L’ONU et ses partenaires demandent la somme de 1,2 milliard de dollars pour le plan de réponse humanitaire en 2019 mais à ce jour, seuls 22% de ces fonds ont été débloqués. 

Soudan du Sud

Les Nations Unies et le Gouvernement sud-soudanais ont averti aujourd’hui que près de sept millions de personnes risquent de souffrir d’une insécurité alimentaire aigüe, voire pire à la fin du mois de juillet à cause des prix élevés de la nourriture et du début tardif de la saison des pluies.

Ce sont les dernières informations données par le Gouvernement, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Plus de 20 000 personnes feront probablement face à un manque d’accès catastrophique à la nourriture dans ce qui est le niveau le plus élevé d’insécurité alimentaire.

L’Accord de paix doit être mis en œuvre effectivement parce que la stabilité politique est impérative pour permettre une aide humanitaire urgente et de grande envergure, protéger les moyens de subsistance et booster la production agricole.

Libye

Le Représentant spécial pour la Libye, M. Ghassam Salamé, a conduit une mission conjointe de l’ONU dans la municipalité de Ghat dans le sud-ouest de la Libye pour évaluer l’impact des inondations sur la communauté locale et voir si une aide humanitaire est nécessaire.

Les lourdes inondations que connaît le sud-ouest de la Libye depuis le mois de mai dernier ont causé la fuite de plus de 4 000 personnes et affecté plus de 20 000.

Dans le même, alors que les combats continuent à et autour de Tripoli, 167 victimes civils ont été confirmées, y compris 42 morts.  Ces chiffres n’incluent que les cas qui ont pu être vérifiés individuellement à ce jour.  Il s’agit donc du nombre minimum.

Quelque 94 000 personnes ont fui après le dernier cycle des hostilités.

Les agents humanitaires sont toujours gravement préoccupés pour la sécurité et le bien-être de quelque 3 700 réfugiés et migrants qui sont retenus dans les centres de détention, exposés aux combats ou à proximité.  Beaucoup de ces centres manquent de nourriture, d’eau et d’assainissement.

Journées internationales

Demain, sera commémorée la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées.  La question est plus pertinente que jamais maintenant que le nombre des 60 ans et plus a plus que doublé et devrait passer de 900 millions en 2015 à 2 milliards en 2050.

Dimanche, ce sera au tour de la Journée internationale des envois de fonds à la famille.  Cette Journée a été proclamée pour reconnaître la contribution des plus de 200 millions de migrants à l’amélioration des conditions de vie des 800 millions membres de leurs familles restées au pays et de créer un avenir d’espoir pour leurs enfants.

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale du don de sang.  Commémorée sur le thème « Sang sécurisé pour tous », la Journée sert à remercier les donneurs volontaires, bénévoles pour le geste salvateur qu’ils font en donnant leur sang et de sensibiliser l’opinion à la nécessité de dons de sang réguliers pour les patients qui en ont besoin. L’OMS encourage plus de gens dans le monde à donner du sang régulièrement, ce qui est en effet une bonne cause.

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