Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 10 septembre 2019

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10 septembre 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 10 septembre 2019

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Rapport sur les objectifs de développement durable

Ce matin, le Secrétaire général a reçu le Rapport mondial 2019 sur le développement durable des mains des coprésidents du Groupe indépendant des scientifiques.  Intitulé « The Future is Now: Science for Achieving Sustainable Development », le rapport sera présenté demain au cours d’une conférence de presse par le Chef du Groupe des politiques et analyses intégrées du Département des affaires économiques et sociales et le Directeur du Centre pour le développement et l’environnement de l’Université de Berne. 

Cet après-midi, le Secrétaire général a prévu de prononcer un discours au dialogue de haut niveau sur l’engagement en faveur du multilatéralisme par le renforcement des institutions et du système international à l’occasion du soixante-quinzième anniversaire des Nations Unies.

Conseil de sécurité

Ce matin, le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afghanistan, M. Tadamichi Yamamoto, a informé le Conseil de sécurité de l’évolution de la situation.

Le Représentant spécial a souligné que l’escalade de la violence ces dernières semaines a montré l’urgence qu’il y a à trouver un règlement politique au long conflit afghan.  Il a aussi souligné que le conflit ne peut être réglé que par des pourparlers directs entre Afghans.  Il est par conséquent impératif que les discussions directes entre l’Afghanistan et les Taliban commencent aussi tôt que possible, a-t-il ajouté. 

De son côté, le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), M. Yury Fedotov, a indiqué que la situation s’agissant de la production et du trafic de drogues mais aussi de la criminalité transnationale organisée demeure complexe. 

Les problèmes persistants découlant des drogues illicites, de la corruption économique et financière, du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme continent de compromettre la stabilité du pays, a-t-il prévenu. 

Cet après-midi, le Conseil de sécurité a prévu une réunion sur la situation en Guinée-Bissau. 

Éthiopie

Le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Mark Lowcock, a terminé une visite de deux jours en Éthiopie, en appelant à des fonds supplémentaires pour appuyer la réponse du Gouvernement à la crise des déplacements et autres besoins humanitaires. 

M. Lowcock a dit que l’Éthiopie a eu à faire face à des problèmes humanitaires persistants et multidimensionnels, dont la sécheresse, les inondations, les épidémies et la violence interethnique qui ont forcé des millions de personnes à fuir de chez elles. 

Le Coordonnateur des secours d’urgence a été rejoint par le Sous-Secrétaire général chargé du Bureau d’appui à la consolidation de la paix, M. Oscar Fernandez-Taranco, et la Rapporteure spéciale sur les droits des personnes déplacées, Mme Cecilia Jimenez-Damary. 

Les trois personnalités ont réaffirmé leur engagement à aider le Gouvernement à faire en sorte que tous les déplacés puissent rentrer volontairement chez eux dans la sécurité et durablement ou se réinstaller ailleurs, avec un accès au logement, à la terre, aux moyens de subsistance, aux opportunités et à l’éducation. 

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de huit millions de personnes ont besoin de nourriture, d’abris, de médicaments et autre aide d’urgence.  Le Plan d’aide humanitaire pour l’Éthiopie, qui vise à collecter la somme de 1,3 milliard de dollars, n’est financé qu’à hauteur de 51%.

Bahamas

Le Gouvernement des Bahamas a enregistré environ 4 800 évacués à Nassau.  Parmi eux, 600 personnes sont dans des abris et reçoivent de l’aide.  Le nombre officiel des morts s’élève à 43, même s’il devrait augmenter puisque beaucoup de personnes sont toujours portées disparues. 

L’ONU et les organisations humanitaires continuent d’effectuer des missions dans les îles d’Abaco et de Grand Bahama pour évaluer les besoins, dans un geste d’appui aux autorités nationales, tout en fournissant de l’aide à plusieurs endroits.  Maintenant que la situation restera fluide, des évaluations régulières sont requises.  À ce jour, OCHA dit que l’eau, l’assainissement, les soins de santé et la nourriture sont parmi les besoins prioritaires ainsi que l’évacuation des débris sur les routes pour améliorer l’accès aux zones touchées.

Libye

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Union africaine et le Gouvernement du Rwanda se sont mis d’accord pour créer un mécanisme d’évacuation de personnes. 

Le Gouvernement du Rwanda va accueillir et fournir une protection aux réfugiés et demandeurs d’asile qui sont actuellement dans des centres de détention en Libye. 

Les premiers à être évacués vont former un groupe de 500 personnes, principalement originaires de la Corne de l’Afrique.  Le groupe comprendra des enfants et des jeunes en danger. 

Les vols devraient commencer dans les prochaines semaines. 

Selon les estimations, il y aurait environ 4 700 réfugiés détenus dans des conditions difficiles dans des centres en Libye,

Dès que les gens seront arrivés au Rwanda, le HCR va continuer à rechercher des solutions à plus long terme. 

Conformément à l’accord, l’Union africaine contribuera à l’évacuation des personnes, à un appui politique et stratégique à la formation, la coordination et à la mobilisation des ressources.  Le HCR fournira des services de protection et l’aide humanitaire nécessaire dont de la nourriture, de l’eau, des logements et l’accès à l’éducation et aux soins de santé. 

Le HCR exhorte la communauté internationale à débloquer des fonds pour contribuer à la mise en œuvre de cet accord. 

Contribution

El Salvador a payé la totalité de sa contribution au budget ordinaire de l’ONU pour 2019, portant le nombre des États qui ont fait de même à 118. 

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