Exposés des représentantes spéciales au Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) et au Groupe de travail sur le sort des enfants en temps de conflit armé

SC/13937
29 août 2019

Exposés des représentantes spéciales au Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) et au Groupe de travail sur le sort des enfants en temps de conflit armé

Le 29 juillet 2019, Mme Virginia Gamba, Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé, et Mme Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, ont présenté des exposés au Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine et au Groupe de travail sur le sort des enfants en temps de conflit armé.  Les consultations conjointes ont porté sur les questions relatives au sort des enfants en temps de conflit armé, y compris les violences sexuelles commises contre des enfants par les groupes armés en République centrafricaine, ainsi que sur les violences sexuelles commises contre les femmes, dans le cadre du mandat du Comité 2127.

Dans son exposé, Mme Gamba a souligné que trois parties en République centrafricaine étaient inscrites sur la liste figurant en annexe du rapport annuel du Secrétaire général sur le sort des enfants en temps de conflit armé (S/2019/509): l’ancienne coalition Séléka et les groupes armés qui lui sont associés, les milices connues sous le nom d’anti-balaka et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).  Ces groupes armés ont été inscrits sur la liste du rapport susmentionné pour avoir commis un certain nombre de violations, notamment pour avoir enrôlé et utilisé des enfants, tué et grièvement blessé des enfants, commis des viols et d’autres actes de violence sexuelle contre des enfants, mené des attaques contre des écoles et des hôpitaux, et enlevé des enfants.  Mme Gamba a toutefois fait observer que deux groupes armés, membres de l’ex-Séléka, avaient signé avec l’ONU des plans d’action visant à faire cesser les violations graves commises contre des enfants et à les prévenir.  La poursuite de ce dialogue, depuis 2014, avait conduit des groupes armés à libérer au total plus de 13 800 garçons et filles.  Enfin, Mme Gamba a salué l’Accord de paix du 6 février 2019, signalant toutefois que des violations graves avaient encore été commises contre des enfants, même après la signature de l’Accord.

Dans son exposé, Mme Patten a souligné que, pour instaurer une paix durable, il importait de tenir compte des préoccupations et des besoins de tous les membres de la population, y compris les personnes ayant survécu à des violences sexuelles liées au conflit.  À cet égard, elle a souligné que des femmes et des filles étaient souvent violées alors qu’elles menaient des activités de subsistance vitales, par exemple lorsqu’elles se rendaient à la ferme ou au marché, ou alors qu’elles fuyaient l’insécurité causée par les groupes armés itinérants.

Les membres du Comité et du Groupe de travail ont pris note des exposés et exprimé leur soutien aux travaux des deux représentantes spéciales du Secrétaire général.  Ils ont condamné les violations déplorables qui étaient commises contre des enfants en République centrafricaine et, à cet égard, se sont déclarés préoccupés par les violations de l’Accord.

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