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CONF201102-CS
2 novembre 2020

Conférence de presse de la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de novembre : Saint-Vincent-et-les Grenadines  

La présidence du Conseil par Saint-Vincent-et-les Grenadines est une « occasion historique » qui coïncide avec l’anniversaire de sa déclaration d’indépendance de 1979 et « nous sommes immensément fiers d’apporter notre expérience spécifique », a déclaré aujourd’hui le Premier Ministre de Saint-Vincent-et-les Grenadines, M. Ralph Gonsalves, lors d’une conférence de presse tenue par visioconférence (VTC), dans laquelle il a brièvement présenté le programme de travail du Conseil de sécurité, que son pays préside depuis hier et jusqu’à la fin du mois.  

À ce stade, au moins 17 séances publiques sont prévues, sans compter l’élection des juges à la Cour internationale de Justice, la quasi-totalité étant programmées sous forme de VTC.

M. Gonsalves a déclaré qu’il présiderait demain 3 novembre, dès 8 h 30, le débat public consacré aux « moteurs contemporains des conflits et de l’insécurité ».  Ce débat dans le cadre du thème de la consolidation et pérennisation de la paix, sera « l’événement signature » de la présidence de Saint-Vincent-et-les Grenadines, le plus petit État à ce jour à avoir été élu au Conseil de sécurité.  

Le Premier Ministre a énuméré une liste de personnalités qui feront des exposés, en particulier la Vice-Secrétaire générale, Mme Amina J. Mohammed ; le CEO de l’Agence de développement de l’Union africaine, M. Ibrahim Mayaki; le Vice-Recteur de l’Université des Antilles, Sir Hilary Beckles ; et le Président du Conseil économique et social (ECOSOC), M. Munir Akram, du Pakistan.  D’autres dignitaires, notamment le Ministre des affaires étrangères de la Tunisie, la Ministre du développement de la coopération de la Belgique, et de hauts représentants de l’Allemagne, du Viet Nam, ainsi que le Vice-Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie, participeront également à « l’ événement signature ».   

Changements climatiques, défis au développement, pauvreté, désertification, seront les principales questions prioritaires de la présidence de Saint-Vincent-et-les Grenadines, de même que la promotion d’une approche holistique pour aborder les conflits, c’est-à-dire, des questions encore « non résolues » qu’il conviendrait d’aborder d’une manière systémique, a expliqué M. Gonsalves.  Une priorité critique consistera à traiter tous les membres du Conseil sur un pied d’égalité et dans la transparence, mais d’écouter également les voix de la société civile et d’autres parties, a-t-il ajouté.  

Le Premier Ministre a aussi mis l’accent sur l’impact de la détérioration de l’environnement et sur les interactions nécessaires à ce sujet du Conseil de sécurité avec différents organes des Nations Unies, saluant au passage le travail jugé remarquable de la Commission de consolidation de la paix sur toutes ces questions.  Il s’est déclaré, en outre, « toujours disposé » à s’entretenir avec la presse, en annonçant que le programme mensuel a été adopté ce matin.    

Le 4 novembre au matin, le Conseil entendra comme chaque année des chefs de la police de plusieurs opérations de maintien de la paix, ainsi que du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH).  Le Conseil se penchera, dans l’après-midi, sur la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). 

Le Conseil tiendra, le 5 novembre, son débat semestriel sur la Bosnie-Herzégovine et, dans l’après-midi, des consultations sur la Syrie.  

Il reprendra ses travaux le 10 novembre, pour un point d’information de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) sur la Libye.   

Le Conseil se penchera ensuite, le 11 novembre, sur la situation au Yémen. Il procèdera également à l’élection de 5 juges de la Cour internationale de Justice, parallèlement avec l’Assemblée générale.  

Le Premier Ministre a aussi fait état d’ « importantes adoptions » prévues le 12 novembre, avec des résolutions portant sur le renouvellement du mandat de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA), sur la levée partielle de l’embargo sur les armes en Somalie, et sur la MINUSCA.   

Il a indiqué que la Représentante permanente de Saint-Vincent-et-les Grenadines, M. Rhonda King, s’emploierait, de son côté, à travailler avec les représentants de la société civile.   

Le Conseil se réunira le 16 novembre pour un point d’information suivi de consultations sur le G5 Sahel. 

Le 17, le Conseil examinera le rapport du Comité 1701, relatif au Liban. Puis, le, 18, il tiendra sa réunion mensuelle sur le Moyen-Orient  (Israël-Palestine).  

Le 19, il examinera le rapport de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL).  

Un point d’information sur la Somalie suivra le 23 novembre, puis, le 24, un autre sur la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), ainsi que des consultations sur le Comité des sanctions du  Conseil de sécurité  mis en place par la résolution  1718 (2006) sur la République populaire démocratique de Corée.   

Pour sa dernière réunion du mois, le 25 novembre, le Conseil tiendra une réunion d’information sur la Syrie, sous le double aspect politique et humanitaire.   

Répondant à des questions de la presse accréditée auprès des Nations Unies, le Premier Ministre a mis l’accent sur cette ère de «  patriotisme  » et d’unilatéralisme qui ignore la Charte et les petits États insulaires, soulignant que l’accession de Saint-Vincent-et-les Grenadines, d’abord au Conseil de sécurité, puis à sa présidence, pourrait contribuer à transmettre les points de vue d’une importante partie de la population mondiale.   

Interrogé sur les retards dans la nomination de plusieurs Envoyés spéciaux, en particulier pour la Libye et le Sahara occidental, le Premier Ministre a dit se réjouir du cessez-le-feu en Libye et a ajouté qu’il avait l’intention de se concentrer, pendant sa présidence, sur ses modalités.  Il tentera d’œuvrer avec d’autres membres du Conseil pour examiner les moyens de bénéficier de l’assistance de personnes qui connaissent bien ces conflits, pour arriver à des solutions satisfaisantes.  

M. Gonsalves a estimé, en conclusion, que sans les Nations Unies, l’état de droit et le multilatéralisme, on vivrait un peu comme sous la loi de la jungle, d’où l’importance que les peuples s’approprient les solutions.  Cela ne peut se faire que si l’humanité agit à l’unisson, a-t-il estimé, ajoutant que la réunion de demain serait déterminante dans ce contexte, car elle traitera des moteurs qui conduisent aux conflits.  

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