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20 août 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 20 août 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Mali

Au Mali, la mission de maintien de la paix, la MINUSMA, rapporte que la situation sécuritaire à Bamako reste relativement calme, sans incident sécuritaire majeur.  Alors que les banques et les grandes entreprises restent fermées, la plupart des magasins et marchés locaux ont rouvert.

L’ONU réitère son appel au rejet de la violence, au respect de l’état de droit et à la préservation des droits de tous les Maliens, y compris ceux du Président et des hauts fonctionnaires du Gouvernement qui restent en détention.

L’ONU réitère également son appel à la libération immédiate du Président Keita et des membres de son gouvernement.  L’ordre constitutionnel et démocratique doit être rétabli le plus rapidement possible.

La mission des Nations Unies au Mali reste profondément attachée à la mise en œuvre de son mandat d’appui au processus de paix malien et au peuple malien.  À cet égard, la mission souligne la nécessité d’une totale liberté de mouvement pour permettre à l’ONU de s’acquitter de son mandat, d’assurer la rotation du personnel en uniforme, ainsi que les évacuations médicales en particulier.

Aujourd’hui, alors que le travail se poursuit, l’ONU a reçu, il y a quelques minutes à peine, des informations indiquant que quatre soldats de la paix ont été blessés, ce matin, lorsque leur convoi logistique a été touché par une explosion près de Gao.

Conseil de sécurité

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, M. James Swan, a informé ce matin les membres du Conseil de la situation.  Il a déclaré aux diplomates que la Somalie, comme le reste du monde, se concentre sur la lutte contre la pandémie de COVID-19.  La pandémie a également un impact économique très négatif dans le pays, le Gouvernement prévoyant une baisse de 11% du PIB cette année.  M. Swan a ajouté que l’ONU s’emploie à renforcer la riposte du Gouvernement.  Les agences, fonds et programmes des Nations Unies ont réorienté leurs activités pour donner la priorité à la pandémie.

M. Swan a souligné que, même avant le virus, plus de cinq millions de Somaliens avaient déjà besoin d’une aide humanitaire.  Il a signalé que 2,6 millions de personnes dans le pays sont déplacées et que 1 million sont actuellement touchées par les inondations.  Le pays est également confronté à la pire infestation de criquets pèlerins en 25 ans.  Il a ajouté que les semaines à venir seront décisives pour déterminer comment la Somalie procédera aux élections prévues, précisant que l’ONU continuera à soutenir le pays dans ce processus.

Liban

La Coordonnatrice résidente des Nations Unies et Coordonnatrice de l’action humanitaire pour le Liban, Mme Najat Rochdi, a annoncé qu’OCHA avait commencé le décaissement de 8,5 millions de dollars du Fonds humanitaire pour le Liban pour fournir un soutien rapide aux familles touchées par les explosions dévastatrices du port de Beyrouth.  Plus de 180 000 personnes reçoivent actuellement une aide humanitaire vitale, notamment grâce au financement d’ONG fournissant des services de santé, d’aide alimentaire et de protection.  L’allocation de 8,5 millions de dollars complète les 6 millions de dollars alloués par le Fonds central d’intervention d’urgence, annoncé par M. Mark Lowcock il y a deux semaines. 

République centrafricaine

En République centrafricaine, les Casques bleus de l’ONU poursuivent leurs opérations techniques et logistiques en appui à la préparation des élections présidentielle et législatives du pays, prévues le 27 décembre.  Dans le cadre de ses bons offices, le Chef de la mission des Nations Unies, M. Mankeur Ndiaye, a rencontré les autorités du pays et des membres de l’opposition au début de cette semaine pour discuter de la situation politique, ainsi que du processus électoral.  Cela comprend les opérations d’inscription des électeurs en cours. 

La mission des Nations Unies fournit également une assistance en matière de sécurité à l’organe national de gestion électorale, qui comprend la protection et le transport du matériel électoral ainsi que la sécurité des agents d’enregistrement des électeurs dans les 16 préfectures qui composent le pays. 

Syrie

En Syrie, l’ONU reste préoccupée par le nombre croissant de cas de COVID-19 à travers le pays.  Ce matin, le Ministère syrien de la santé a confirmé que 1 927 personnes avaient été testées positives au virus, dont 78 sont malheureusement décédées tandis que 445 se sont rétablies.  Dans le nord-ouest du pays, 58 cas ont été confirmés, hier, avec le premier décès signalé il y a deux jours dans le district de Harim, dans la province d’Edleb.  L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dirige les mesures de préparation et d’atténuation des Nations Unies dans toute la Syrie, y compris dans le nord-ouest du pays et dans le nord. 

Comores

Aux Comores, il y a plus de 400 cas confirmés de COVID-19 et 7 décès.  L’équipe des Nations Unies, dirigée par le Coordonnateur résident par intérim, M. Marcel Ouattara, continue de fournir un soutien aux autorités nationales pour renforcer leur réponse sanitaire et socioéconomique à la pandémie.  Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’OMS apportent un soutien aux Ministères de la santé et de l’éducation dans l’achat, le transport et la distribution d’eau potable, d’équipements de protection, de fournitures médicales et d’assainissement aux hôpitaux et aux écoles, tandis que le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) collabore avec des associations de jeunes pour installer des centaines de stations de lavage des mains à travers le pays. 

Sur le plan socioéconomique, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) réalise une étude sur l’impact du virus sur les populations et entreprises vulnérables, tout en travaillant avec la Chambre nationale de commerce pour évaluer les conséquences de la crise sur le secteur privé et formuler un plan de relance inclusif.  Pour sa part, l’UNICEF continue d’organiser des programmes de soutien aux enfants et aux mères les plus vulnérables à travers le pays, garantissant un accès continu à l’éducation, à l’assainissement et à la nutrition. 

Réouverture des écoles en Afrique

Dans une enquête menée en Afrique subsaharienne, l’OMS a constaté que les écoles ne sont entièrement ouvertes que dans 6 des 39 pays étudiés.  En conséquence, l’OMS et l’UNICEF exhortent les gouvernements africains à promouvoir la réouverture en toute sécurité des écoles tout en prenant des mesures pour limiter la propagation du virus.  Ils disent que l’impact de l’interruption prolongée de l’éducation est significatif.  Une mauvaise nutrition, une exposition accrue à la violence, les grossesses infantiles et les problèmes généraux de développement mental des enfants sont quelques-unes des conséquences auxquelles les enfants sont confrontés. 

Libye

Lundi, au moins 45 migrants et réfugiés, dont 5 enfants, sont morts dans un naufrage au large des côtes libyennes.  Il s’agit du plus grand naufrage enregistré dans cette région cette année.  Dans une déclaration, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) appellent à un examen de l’approche de la communauté internationale face à ce type de situation, ajoutant qu’il est urgent de renforcer la capacité actuelle de recherche et de sauvetage pour répondre aux appels de détresse.  Le HCR et l’OIM demandent également aux autorités libyennes de prendre des mesures fermes contre les passeurs et les trafiquants.  Quelque 37 survivants du naufrage de cette semaine –venant principalement du Sénégal, du Mali, du Tchad et du Ghana- ont été secourus par des pêcheurs locaux et arrêtés plus tard lors du débarquement en Libye. 

Inondations en Asie

En Asie, une forte saison de mousson a provoqué des inondations et des glissements de terrain au cours de la semaine dernière, faisant des centaines de victimes et entraînant le déplacement de millions de personnes et la destruction d’infrastructures.  Ces catastrophes naturelles frappent des pays déjà confrontés à la pandémie de COVID-19 et à ses conséquences socioéconomiques.  L’ONU, la Croix-Rouge et d’autres organisations humanitaires soutiennent les ripostes menées par les gouvernements de plusieurs pays malgré les difficultés de déplacement et d’accès aux personnes dans le besoin, en raison de la COVID-19. 

Parmi les pays les plus touchés figurent le Bangladesh, le Pakistan, le Népal et la Chine.  Au Bangladesh, nos collègues nous disent que les organisations humanitaires fournissent des abris et une aide alimentaire rapide à Cox’s Bazaar, ainsi que des réparations aux installations d’eau, d’assainissement et d’éducation endommagées.  Au Pakistan, nous surveillons la situation au cas où le soutien de l’ONU serait nécessaire, tandis qu’au Népal et en Chine, les autorités poursuivent leurs opérations de recherche et de sauvetage, en collaboration avec les organisations humanitaires.

Fuite de pétrole à Maurice

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a déclaré aujourd’hui que la marée noire au large de Maurice illustre à quel point les petits États insulaires sont confrontés à une menace existentielle et de développement liée à la pollution des navires mettant en danger leurs écosystèmes marins vulnérables et leurs économies océaniques.

La CNUCED a déclaré que cet incident met en évidence la nécessité d’une participation universelle au cadre international pour apporter un soutien en cas de catastrophes écologiques et garantir la protection des petits États insulaires en développement.  Les mers et leur utilisation sont régies par plusieurs conventions internationales, mais toutes ne sont pas ratifiées par tous les pays qui pourraient en bénéficier, et d’autres ne sont pas encore entrées en vigueur.  Cela crée des eaux troubles lorsque des déversements d’hydrocarbures se produisent, car toutes les parties n’ont pas la même responsabilité et le même recours en matière d’indemnisation, selon les types de navires responsables de la pollution et selon qu’elles ont souscrit ou non aux conventions existantes. 

Contributions financières

Le Burundi est le cent-dixième pays à avoir payé l’intégralité de ses contributions au budget ordinaire de l’ONU cette année.

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