Imprimer
AG/DSI/3667
8 octobre 2021
Réunion virtuelle- matin

Désarmement: la Haute-Représentante plaide pour un multilatéralisme inclusif

Réunie ce matin en séance virtuelle sous la présidence de M. Sasa Milanovic, Vice-Président, la Première Commission (désarmement et sécurité internationale) a de nouveau entendu la Haute-Représentante pour les affaires de désarmement, Mme Izumi Nakamitsu, demander aux délégations de créer l’atmosphère propice à la création d’un « multilatéralisme inclusif », ouvert au secteur privé et à la société civile.  Empruntant ce terme au Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, Mme Nakamitsu a placé les États Membres face à leurs responsabilités, affirmant qu’aucun pays ne pourrait relever seul les défis émergents à la paix et à la sécurité internationales.

La Haute-Représentante a attiré l’attention sur deux défis majeurs, lesquels sont l’objet de deux rapports du Secrétaire général: la réduction des menaces spatiales par des normes, règles et principes de comportements responsables; et la prise en compte des « dernières évolutions scientifiques et techniques et leurs incidences éventuelles sur l’action menée en matière de sécurité internationale et de désarmement ».

Répondant à une question de l’Équateur, Mme Nakamitsu a confirmé ce qu’elle avait déclaré lors de l’ouverture du débat général: la sécurisation de l’espace et des usages des biotechnologies passe par l’inclusion du secteur industriel privé dans la réflexion des États Membres sur les moyens innovants à mettre en place pour rendre le monde plus sûr.  « La réalisation des objectifs de développement durable comme les réponses collectives apportées à la pandémie de COVID-19 sont à ce prix », a estimé Mme Nakamitsu, qui a ajouté: « Elles exigent également une participation accrue des femmes et des jeunes aux activités de désarmement », avant de rendre un hommage appuyé à l’implication souple de la société civile auprès des centres régionaux de désarmement de l’ONU pendant la crise sanitaire.  Mme Nakamitsu a d’ailleurs demandé aux pays de maintenir le contact le plus étroit possible avec les ONG mais aussi avec l’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR), deux sources d’inspiration et de réflexion précieuses pour trouver des solutions à un environnement sécuritaire particulièrement incertain.

La Haute-Représentante a rappelé que les deux rapports du Secrétaire général et son Programme de désarmement contenaient des amorces de solutions techniques et juridiques ainsi que des évaluations de risque qui ne peuvent que nourrir les négociations des experts à New York et à Genève.  Et si elle n’a pas évoqué de façon approfondie la suite donnée aux résolutions et décisions de la Commission, Mme Nakamitsu a une fois encore déploré l’ampleur des dépenses militaires, qui, en 2020 -en pleine pandémie de COVID-19- ont atteint le chiffre démesuré de 2 000 milliards de dollars. 

Concernant le calendrier des réunions à venir des principaux instruments du mécanisme onusien du désarmement et de non-prolifération, la Haute-Représentante a noté que les délégations auront moins de temps en 2022 pour préparer la tenue de nombreux événements reportés depuis près de deux ans.  C’est pourquoi, elle a encouragé les États Membres à se montrer dès à présent créatifs « pour sortir des sentiers battus et s’engager ensemble dans des négociations fructueuses ».

La prochaine séance de la Commission aura lieu, lundi 11 octobre, à 10 heures.  Les délégations poursuivront le débat général sur tous les points à l’ordre du jour.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.