Imprimer
CONF210104-CS
4 janvier 2021

Le Président tunisien du Conseil de sécurité place les travaux sous le signe du réengagement en faveur du multilatéralisme et des idéaux de l’ONU

Le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier et Représentant permanent de la Tunisie, M. Tarek Ladeb, a présenté, cet après-midi, lors d’une conférence de presse virtuelle, le programme de travail mensuel du Conseil qu’il a placé sous le signe du réengagement de la communauté internationale en faveur du multilatéralisme et des idéaux des Nations Unies.

M. Ladeb a justifié cette priorité par la nécessité de renforcer la crédibilité d’un Conseil de sécurité dont les décisions ont été ignorées ces dernières années, notamment dans les conflits israélo-palestinien et libyen, « les deux autres priorités de la Tunisie ».  Dans un contexte international marqué par de nouveaux facteurs d’insécurité comme la pandémie de COVID-19, les changements climatiques et les cyberattaques, « il est important pour le Conseil de pouvoir anticiper, en déclenchant la diplomatie préventive », a souligné le Président dont le pays dirige, pour la quatrième fois de son histoire, les travaux de l’organe des Nations Unies chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. 

Le 25 janvier, le Conseil entend d’ailleurs organiser une séance d’information sur l’application de la résolution 2532 (2020) relative à un cessez-le-feu mondial pour renforcer l’efficacité de la lutte contre la pandémie de COVID-19.  Avant cela, le 14 janvier, le Conseil a prévu une réunion sur le Yémen, le 18 janvier, une autre sur sa coopération avec la Ligue des États arabes, et le 20, une sur les aspects humanitaire et politique de la crise en Syrie, après celle de demain, 5 janvier, sur l’utilisation des armes chimiques dans le territoire syrien. 

Le 6 janvier, le Chef de l’État, M. Kais Saied, élu en 2019, présidera lui-même le débat sur « le maintien de la paix et de la sécurité internationales dans des contextes fragiles ».  Le Président du Conseil a en effet rappelé que ce mois de janvier marque le dixième anniversaire de la révolution tunisienne qui a permis de « consolider la démocratie ».  Participeront également à la réunion du 6 janvier, l’ancienne Présidente du Libéria et prix Nobel de la paix, Mme Ellen Johnson Sirleaf, le Président de la Commission de l’Union africaine, M. Moussa Faki Mahamat, et le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres. 

Le 12 janvier, le Conseil entend organiser un débat sur le terrorisme, « afin de commémorer le vingtième anniversaire de l’adoption de la résolution 1373 (2001) », a expliqué son Président.  Dans ce contexte, le Président du Conseil n’a pas manqué de présenter ses condoléances au Niger à la suite de l’attaque terroriste du 3 janvier. 

Le 26 janvier, le débat sur la question de Palestine sera présidé par le Ministre tunisien des affaires étrangères.  M. Ladeb a formulé le vœu que ce débat contribuera à la reprise des négociations entre les parties.  Il a formulé le même vœu pour la situation en Libye, qui sera au centre de la réunion prévue pour le 28 janvier.  Le Président du Conseil a parié qu’avant cette réunion, le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu sera opérationnel.  Commentant la question de la nomination d’un envoyé spécial en Libye, il a avoué que comme l’Union africaine, il penche pour la nomination d’un Africain.  Mais, a-t-il nuancé, le plus important est que les parties libyennes acceptent la personnalité qui sera nommée. 

S’agissant toujours de l’Afrique, le Conseil tiendra, le 11 janvier, une réunion sur les derniers développements intervenus au Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et le 13 janvier, une autre sur la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). 

Par ailleurs, les membres du Conseil tiendront, le 21 janvier, une réunion sur la situation en Colombie, avant de se prononcer, le 28, sur le renouvellement du mandat de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre.

Le Conseil sera-t-il en mesure de tenir des réunions en présentiel au Siège de l’ONU, au cours de ce mois de janvier?  Son Président a répondu que tout dépendra de l’avis des autorités de la ville de New York et du Service médical de l’ONU. 

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.