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6 janvier 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 6 janvier 2021

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Conseil de sécurité

Ce matin, le Secrétaire général est intervenu devant le Conseil de sécurité lors d’un débat public sur « les difficultés du maintien de la paix et de la sécurité dans des contextes précaires ». 

Il a indiqué qu’avant même la pandémie, les conflits étaient déjà de plus en plus complexes - alimentés par une plus grande régionalisation, ainsi que la prolifération de groupes armés non étatiques et leurs liens avec les intérêts criminels et terroristes.  À présent, avec la pandémie de COVID-19, de nombreuses personnes ont été poussées dans la pauvreté et les besoins humanitaires se sont multipliés, atteignant les niveaux les plus élevés depuis la Seconde Guerre mondiale, a-t-il noté. 

Il a également réitéré son appel à davantage de financement pour la prévention des conflits et la consolidation de la paix, ajoutant que le 26 janvier, il coprésiderait une conférence de reconstitution des ressources du Fonds pour la consolidation de la paix.  Il a dit aux membres du Conseil qu’il comptait sur leur soutien en ce moment critique.

Golfe

Dans une déclaration publiée hier, le Secrétaire général s’est félicité de la déclaration d’Al Ula sur « la solidarité et la stabilité » annoncée au Sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), au Royaume d’Arabie saoudite.  La déclaration reconnaît l’importance de l’unité entre les États du CCG et vise à renforcer la sécurité, la paix, la stabilité et la prospérité régionales.  Il s’est également félicité de l’annonce faite, hier, sur l’ouverture de l’espace aérien et des frontières terrestres et maritimes entre le Royaume d’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Égypte et l’État du Qatar. 

Le Secrétaire général exprime sa gratitude à ceux de la région et au-delà, notamment le défunt Émir du Koweït et feu le Sultan d’Oman, qui ont travaillé sans relâche pour résoudre le différend du Golfe.  Il espère que tous les pays concernés continueront d’agir dans un esprit positif pour renforcer leurs relations. 

Yémen

L’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, M. Martin Griffiths, s’est réuni en début de journée avec le Président Hadi, à Riyad, en Arabie saoudite. 

M. Griffiths a félicité le Président Hadi du Yémen pour la formation du nouveau cabinet et a condamné l’horrible attaque perpétrée la semaine dernière contre le gouvernement nouvellement formé du Yémen dans le but de saper les efforts de paix. 

M. Griffiths a également transmis, au nom du Secrétaire général, ses condoléances au Gouvernement et au peuple du Yémen et a réitéré le soutien et la solidarité de l’ONU et de la communauté internationale envers le pays. 

Les Nations Unies restent déterminées à aider le Yémen à trouver le moyen de parvenir à une fin durable et globale de ce conflit grâce à une solution politique négociée.

Syrie

Le Coordonnateur résident et Coordonnateur de l’action humanitaire pour la Syrie, M. Imran Riza, ainsi que le Coordonnateur humanitaire régional pour la crise syrienne, M. Muhannad Hadi, ont fermement condamné deux incidents distincts qui se sont déroulés dans le nord de la Syrie au cours desquels des engins explosifs improvisés ont coûté la vie à des civils et grièvement blessé d’autres.  Ces incidents, qui ont tous les deux eu lieu le 2 janvier, étaient des attentats à la voiture piégée qui ont ciblé le marché de Ras al-Ain et Jinderis.

M. Riza et M. Hadi ont exprimé leurs sincères condoléances aux familles des victimes civiles et aux personnes touchées par les attaques.  Cette année, les civils syriens auront enduré 10 ans de crise.  Ces deux attaques, perpétrées si tôt dans la nouvelle année, sont le rappel tragique du prix que les civils à travers le pays continuent de payer. 

Ils ont en outre rappelé à toutes les parties de respecter leurs obligations de prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils, conformément au droit international humanitaire et des droits de l’homme.

Initiative de Stockholm

Ce matin, le Secrétaire général est intervenu par message vidéo lors d’une réunion ministérielle de l’Initiative de Stockholm pour le désarmement nucléaire. 

Nous savons que le seul moyen d’éliminer le risque nucléaire est d’éliminer les armes nucléaires, a-t-il déclaré aux participants. 

Le Secrétaire général a salué les efforts du groupe pour renforcer le régime de désarmement et de non-prolifération, en particulier sa pièce maîtresse, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. 

Le Secrétaire général a ajouté que les propositions élaborées par l’Initiative de Stockholm pour réduire les risques nucléaires et faire progresser le désarmement nucléaire s’alignaient avec son propre agenda pour le désarmement.  Il a également exprimé l’espoir que tous les États appuieraient ces efforts, y compris lors de la dixième Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires qui est prévue cette année. 

Il a ajouté que la Conférence restait la meilleure occasion de renforcer ce pilier vital de notre sécurité collective et de faire en sorte qu’il reste adapté à son objectif.

Niger

Selon les autorités locales, plus de 100 personnes ont été tuées et plus de 25 autres blessées, à la suite des attaques du 2 janvier dans deux villages de la région de Tillabéri. 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a confirmé qu’une mission d’évaluation interorganisations de l’ONU est arrivée hier dans la localité de Ouallam pour évaluer la situation des personnes qui ont fui les attaques. 

Selon les conclusions de la mission, environ 10 600 personnes ont été déplacées et une majorité d’entre elles ont trouvé refuge dans le village de Mangaize auprès de familles d’accueil déjà vulnérables.  Plus de 500 enfants déplacés sont à présent déscolarisés. 

Les besoins urgents comprennent la nourriture, la protection, les abris et des articles non alimentaires, ainsi que les soins de santé, l’eau, l’assainissement, l’hygiène et l’éducation.  Une mission conjointe interorganisations pour évaluer la situation des personnes déplacées dans le village de Mangaize et le district de Tondikiwindi est prévue pour demain. 

En plus des missions d’évaluation, l’ONU, avec ses partenaires humanitaires, soutiendra la réponse menée par le Gouvernement en appuyant l’enregistrement des personnes déplacées et la fourniture d’une aide d’urgence.  Des cliniques mobiles ont déjà été établies pour renforcer la situation sanitaire.

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