Imprimer
Dbf210316
16 mars 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 16 mars 2021

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Rencontre avec la société civile

Ce matin, le Secrétaire général a fait une déclaration par visioconférence à une réunion de la société civile en marge de la réunion de la Commission de la condition de la femme.  M. António Guterres a dit que nous sommes tous les jours témoins des preuves des conséquences socioéconomiques dévastatrices de la pandémie sur les droits des femmes en particulier les plus vulnérables, les pauvres, les femmes qui travaillent dans l’économie informelle et les femmes autochtones.

Il a noté qu’en plus de ces graves revers sur l’égalité de genre et les droits des femmes, il existe un énorme écart entre les sexes dans les groupes de travail et de discussions qui sont censés favoriser la reprise.  Il n’y a pas d’excuse pour cela, a-t-il dit en faisant remarquer que les groupes dominés par les hommes proposent en général des solutions favorables aux hommes.

Le Secrétaire général a souligné que nous ne pouvons pas revenir aux politiques faites par les hommes qui ont échoué et entraîné la fragilité que nous constatons autour de nous dans les systèmes de santé, la protection sociale, l’accès à la justice et le bien-être de notre planète.

M. Guterres a aussi dit que le prochain Forum Génération Égalité donnera l’occasion de réparer les disparités de genre ainsi que les inégalités structurelles récurrentes qui ont précédé. 

Il a entendu et répondu aux questions des représentantes de la société civile.  Il a prononcé sa déclaration en direct sur www.webtv.un.org.

Amérique latine et Caraïbes

Ce matin, la Vice-Secrétaire générale, Mme Amina J. Mohammed, a fait une déclaration à la cérémonie d’ouverture de la quatrième réunion du Forum des pays d’Amérique latine et des Caraïbes sur le développement durable.

Elle a noté qu’alors que la pandémie devrait conduire à la pire récession économique de l’histoire de la région, les gouvernements ont mis en œuvre des mesures de riposte rapides, comme des mesures fiscales et sociales qui ont sauvé la vie de millions de personnes et empêché de nombreuses autres de tomber dans la pauvreté. 

Elle a souligné que beaucoup reste à faire pour éviter d’autres dégâts et pour utiliser le relèvement afin de redémarrer la poursuite des objectifs de développement durable.  Elle a réitéré le soutien de l’ONU pour la région. 

Hier, Mme Mohammed a présidé la première réunion annuelle de la nouvelle plateforme régionale de collaboration pour l’Amérique latine et les Caraïbes.  Ces plateformes sont un nouveau mécanisme qui regroupe toutes les entités des Nations Unies avec leurs activités régionales en appui au développement durable pour la région.

Myanmar

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a déclaré aujourd’hui que le nombre des manifestants pacifiques tués depuis le 1er février est de 149.

Le HCDH estime que plus de 2 000 personnes sont détenues arbitrairement.  Il a fait part d’informations bouleversantes faisant état de recours à la torture dans les centres de détention, sachant que des centaines de personnes qui ont été illégalement détenues ne sont pas comptabilisées.

Dans une déclaration publiée hier après-midi, le Secrétaire général s'est dit consterné par l’escalade de la violence au Myanmar du fait de l’armée du pays.  Il a ajouté que les meurtres de manifestants, les arrestations arbitraires et la torture signalée de prisonniers violent les droits fondamentaux de l’homme et défient clairement les appels du Conseil de sécurité à la retenue, au dialogue et au retour du Myanmar à la voie démocratique. 

Le Secrétaire général a exhorté la communauté internationale à travailler collectivement et bilatéralement pour contribuer à mettre fin à la répression menée par l’armée.  Il exhorte l’armée à autoriser la visite de son Envoyé spécial comme élément important pour calmer la situation et préparer le terrain pour le dialogue et le retour à la démocratie.

Myanmar/Denrées alimentaires

Le Programme alimentaire mondial (PAM) avertit aujourd’hui que la contestation politique actuelle pourrait avoir des conséquences sur la chaîne d’approvisionnement et les marchés en entraînant la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants.

Le PAM a relevé que les prix de l’huile de palme et du riz ont une tendance à la hausse dans certaines régions.  Si ces tendances se poursuivent, en s’ajoutant à la pandémie, elles compromettront gravement la capacité des plus pauvres et des plus vulnérables à mettre suffisamment de nourriture sur la table de la famille. 

Yémen

L’Envoyé spécial pour le Yémen, M. Martin Griffiths, a averti le Conseil de sécurité, ce matin au cours d’une visioconférence, que l’offensive d’Ansar Allah à Mareb se poursuit, mettant ainsi les civils en danger, dont près d’un million de déplacés.  Les forces opposées des deux côtés ont subi de lourdes pertes, a déclaré M. Griffiths aux membres du Conseil.

Il a ajouté que les attaques transfrontalières ont redoublé ces dernières semaines.  Il a déclaré qu’il était préoccupé par l’intensification des frappes de missiles et de drones, y compris ceux qui visent les civils et les commerces en Arabie saoudite. 

Il a pris note du dernier incendie au centre de détention de migrants qui a tué de nombreuses personnes, demandant l’ouverture d’une enquête indépendante sur l’origine des feux.  Tous les habitants du Yémen, quelle que soit leur nationalité, doivent bénéficier d’une protection et être maintenus en sécurité.  

M. Mark Lowcock, le Coordonnateur des secours d’urgence, a prévenu les membres du Conseil que le manque d’argent handicape les efforts pour éviter la famine au Yémen.  Même si la conférence des donateurs du 1er mars a pu glaner 1,7 milliard de dollars, c’est moins de la moitié de ce dont les organisations humanitaires ont besoin pour le plan de réponse de cette année.   

Nigéria

À Abuja, la capitale du Nigéria, l’ONU a lancé aujourd’hui, avec ses partenaires humanitaires, le Plan de réponse humanitaire 2021 pour le pays.  L’ONU recherche 1 milliard de dollars pour aider 6,4 millions de personnes vulnérables des plus vulnérables, avec un total de 8,7 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire au Nigéria.

La majorité des fonds servira à répondre à la crise humanitaire dans les États du nord-est de Borno, d’Adamawa et de Yobe.  Plus de 5 millions de personnes dans la région courent le risque d’une faim aiguë pendant la prochaine saison sèche en raison de l’escalade du conflit, des déplacements et des pertes de moyens de subsistance causées par la pandémie.  Il s’agit des pires prévisions en quatre ans.  L’année dernière, un peu plus de la moitié des ressources nécessaires pour le Plan de réponse humanitaire 2020 ont été décaissées.  En dépit de ces faibles ressources, les partenaires humanitaires ont aidé en 2020 plus de 5 millions de personnes.

Soudan du Sud

L’ONU, avec ses partenaires, a lancé le Plan d’intervention humanitaire pour le Soudan du Sud 2021 en vue de la mobilisation de 1,7 milliard de dollars pour les 6,6 millions de personnes ayant besoin d’aide et de protection.

Le Coordonnateur humanitaire au Soudan du Sud, M. Alain Noudéhou, a déclaré que des milliers de travailleurs humanitaires -la plupart sud-soudanais- œuvrent sans relâche pour sauver des vies et fournir une aide humanitaire aux personnes se trouvant dans les zones les plus touchées.

Nous avons besoin d'un financement urgent pour empêcher une nouvelle détérioration de la situation, a-t-il dit, en réclamant aussi la cessation de la violence pour que le peuple du Soudan du Sud puisse enfin se relever et se reconstruire.

Soudan du Sud/Réfugiés

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé le Plan régional d’intervention en faveur des réfugiés du Soudan du Sud pour 2021, qui vise à la mobilisation de 1,2 milliard de dollars pour aider 2,2 millions de réfugiés sud-soudanais dans cinq pays voisins.

Près des deux tiers de ces réfugiés ont moins de 18 ans, dont 66 000 enfants séparés de leurs parents.  Le HCR a félicité la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Kenya, le Soudan et l’Ouganda pour leur accueil généreux de réfugiés sud-soudanais et appelé à un soutien renouvelé de la communauté internationale.

République démocratique du Congo (RDC)

La Mission de maintien de la paix des Nations Unies en RDC a indiqué qu'au moins 14 civils ont été tués lors d’une attaque de combattants présumés des ADF.  L’attaque s’est produite dimanche soir dans le village de Bulongo, à l’est de Beni.  Des Casques bleus de la brigade d’intervention de la force se sont déployés hier dans la zone de l’incident, après la découverte des corps.

Afrique/COVAX

La Somalie a lancé aujourd’hui sa campagne de vaccination contre la COVID-19, au lendemain de l'arrivée de 300 000 doses du vaccin AstraZeneca via le mécanisme COVAX.  Ce premier lot de vaccins est destiné aux travailleurs essentiels, aux personnes âgées et aux personnes souffrant de maladies chroniques.

Le Représentant spécial du Secrétaire général, M. James Swan, a déclaré que l’ONU s’était engagée à appuyer les autorités afin de se rapprocher des groupes les plus vulnérables et contenir la propagation du virus.

Au cours du week-end, 12 000 doses du vaccin ont été livrées à Eswatini via le mécanisme COVAX, portant à 32 000 le nombre total de doses attribuées à ce pays.  Les autorités ont en effet reçu les 20 000 premières doses de la part du Gouvernement indien la semaine dernière, là encore avec le soutien de l’ONU.  Les agents de santé et les travailleurs essentiels seront les premiers à être vaccinés.

Liban

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a récemment animé un atelier de formation de trois jours sur les efforts de désinfection face à la COVID-19.  Des volontaires venus de huit centres de défense civile de la région se sont joints aux Casques bleus de la Force pour cette formation pratique qui vise au partage des meilleures pratiques face à la pandémie.

Nomination

Le Secrétaire général a nommé M. El-Ghassim Wane, de la Mauritanie, en tant que Représentant spécial et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Il occupait auparavant un poste de direction au sein du Département du maintien de la paix, avant de travailler plus récemment pour l’Union africaine.  Il succède à M. Annadif Khatir Mahamat Saleh, du Tchad, à qui Secrétaire général exprime sa reconnaissance pour sa contribution inestimable aux efforts de paix et de réconciliation au Mali.

Centre d’actualités/Enquête des Nations Unies

Le Centre d’actualités des Nations Unies souhaite que les correspondants de presse participent à une enquête qui commence aujourd’hui et se poursuivra jusqu’au 5 avril.  Le Département de la communication globale mènera son enquête afin de comprendre comment l’ONU répond aux besoins des utilisateurs et d’identifier les domaines à améliorer.  L’enquête est disponible dans toutes les langues de l’ONU ainsi qu’en hindi, en kiswahili et en portugais.

Contributions financières

Trois pays –les Bahamas, les Fidji et la Micronésie- se sont acquittés de l’intégralité de leur contribution portant à 73 le nombre d’États Membres à l’avoir fait.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.