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14 Juillet 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 14 juillet 2021

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par Mme Florencia Soto Niño, Porte-parole associée de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Yémen

Le Conseil de sécurité s’est réuni ce matin pour adopter une résolution renouvelant le mandat de la Mission des Nations Unies en appui à l’Accord sur Hodeïda (MINUAAH).

Les membres du Conseil ont ensuite tenu des consultations privées sur le Yémen, au cours desquelles ils ont entendu des exposés de la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Mme Rosemary DiCarlo, du Secrétaire général adjoint par intérim aux affaires humanitaires, M. Ramesh Rajasingham, et du Chef de la MINUAAH, le général de corps d’armée Abhijit Guha.

Mme DiCarlo a fait le point sur la poursuite des efforts pour aller de l’avant avec le plan en quatre points conçu par l’ancien Envoyé spécial, M. Martin Griffiths.  Les quatre points de ce plan portent sur un cessez-le-feu à l’échelle nationale, la réouverture de l’aéroport de Sanaa, l’assouplissement des restrictions sur les flux de carburant et d’autres produits via le port de Hodeïda et la reprise des négociations politiques en personne entre les parties yéménites.

La situation humanitaire au Yémen reste désastreuse, y compris la menace très réelle de famine cette année.  L’ONU est particulièrement préoccupée par l’escalade prononcée, ces dernières semaines, du conflit à Mareb et ailleurs qui menace des millions de personnes.

Suite à l’effondrement de la monnaie yéménite, il sera également beaucoup plus difficile pour les Yéménites d’acheter de la nourriture et d’autres produits de première nécessité.  Cela n’augure rien de bon compte tenu du risque de famine et signifie que davantage de personnes sont susceptibles de se tourner vers les agences humanitaires pour obtenir de l’aide.

Le moyen le plus rapide de venir en aide est d’augmenter le soutien au plan de réponse de l’ONU.  L’appel pour le Yémen est actuellement financé à 44%.

Ce financement fait une réelle différence, permettant aux agences d’étendre leurs programmes et d’atteindre plus de personnes.  Mais il s’étiolera de nouveau en septembre, contraignant les agences à réduire leur aide au moment même où les besoins des personnes vont probablement s’intensifier.  Ce serait catastrophique pour des millions de personnes qui dépendent de ces programmes pour survivre. 

Afghanistan

L’ONU est de plus en plus préoccupée par le nombre de violations graves des droits humains signalées dans les communautés les plus touchées par l’offensive militaire en cours à travers le pays.

La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a indiqué aujourd’hui que les informations faisant état de meurtres, de mauvais traitements, de persécution et de discrimination sont répandues et inquiétantes, créant la peur et l’insécurité.  La MANUA a souligné que ceux qui commettent de tels actes doivent être tenus responsables.

La Mission de l’ONU a également exhorté toutes les parties à annoncer un cessez-le-feu à l’occasion de l’Eïd pour accorder aux Afghans un répit du conflit.  Un tel cessez-le-feu pourrait également contribuer à des négociations de paix durables et significatives.

Soudan du Sud

Le Coordonnateur par intérim de l’action humanitaire au Soudan du Sud, M. Arafat Jamal, condamne la dernière attaque contre des travailleurs humanitaires et leurs biens dans l’État de Ouarrap.

Des combats ont éclaté jeudi dernier entre des groupes de jeunes à Marial Lou, dans le comté de Tonj-North, et se sont poursuivis jusqu’au lendemain.  Selon les premières informations, plus de 5 000 personnes ont été déplacées; des centaines d’abris ont été incendiés; des centres de santé, des écoles et des églises ont été vandalisés.

Tonj-North est l’un des six comtés du Soudan du Sud où les familles sont confrontées à des risques de famine catastrophique au plus fort de la période de soudure.

Depuis le début de cette année, plus de 900 tonnes de produits alimentaires et de suppléments nutritionnels ont été pillées ou détruites lors d’épisodes violents à travers le pays.  Ces fournitures auraient été suffisantes pour nourrir plus de 41 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire pendant une période pouvant aller jusqu’à quatre mois.

Depuis mars, il y a eu une augmentation du nombre d’attaques contre les travailleurs humanitaires, les personnes au service des communautés et les biens à travers le Soudan du Sud.

Le Coordonnateur par intérim de l’action humanitaire appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour protéger les communautés, le personnel humanitaire et les biens à travers le pays, ajoutant que ceux qui commettent ces crimes punissent les personnes les plus vulnérables de leurs propres communautés.

Par ailleurs, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a mené une patrouille de deux semaines, suite aux embuscades qui ont ciblé des voyageurs le long des routes principales reliant l’Équatoria-Occidental à la capitale, Djouba.

La patrouille comprenait des membres des divisions des droits humains et des affaires civiles de la MINUSS, ainsi que des observateurs militaires.  Elle était escortée par des Casques bleus.

La MINUSS a également établi une base temporaire dans le comté de Mundri West pour protéger les civils et renforcer la confiance parmi les communautés locales qui ont été touchées par les attaques répétées dans la région.

Éthiopie

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué aujourd’hui que les pluies saisonnières à venir dans le nord de l’Éthiopie, frappé par la faim, offrent aux agriculteurs une fenêtre d’opportunité limitée pour mettre des récoltes en terre et relancer la production alimentaire locale.  Cependant, sans financement et sans un meilleur accès pour les agences humanitaires, cette opportunité pourrait être manquée.

La FAO a noté que de nombreux agriculteurs ont été privés d’actifs productifs, notamment des semences, du bétail ou des outils, en raison du pillage, ou ont vu leurs sources de crédit disparaître, de même que les marchés des semences.  En conséquence, la production alimentaire locale a été pratiquement paralysée.

La FAO a lancé un appel urgent de 30 millions de dollars pour atteindre près de 1,2 million de personnes parmi les plus exposées à l’insécurité alimentaire dans le nord du pays.  À ce jour, seulement 6,2 millions de dollars ont été promis.

Migrants

Comme l’a dit l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), entre janvier et juin, 1 146 personnes au moins ont perdu la vie en tentant d’atteindre l’Europe par la mer.

Le nombre des morts de ces routes migratoires a plus que doublé, par rapport à la même période l’année dernière.

L’OIM réitère son appel aux États pour qu’ils prennent des mesures urgentes et proactives en vue de réduire le nombre des pertes en vies humaines sur les routes maritimes de la migration et d’honorer leurs obligations, en vertu du droit international.

Les États sont aussi appelés à intensifier les efforts de recherche et de secours, à mettre en place des mécanismes de débarquement prévisibles et à assurer des voies sûres et légales, autant de mesures pour éviter les morts dans la mer.

Libye

La Libye vient d’imposer de nouvelles mesures de prévention contre la pandémie de COVID-19, comme le taux quotidien d’infection continue d’augmenter.

Les autorités ferment tous les bureaux et entités publics et privés, pendant deux semaines.

Lundi dernier, près de 2 700 nouveaux de COVID-19 ont été signalés, hissant le taux quotidien d’infection à près de de 40%, soit le taux le plus élevé depuis la détection du premier cas en mars 2020.

Sur les plus de 670 000 doses de vaccin que le pays a réceptionnées, plus de 430 000 ont été administrées à ce jour.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) aide les autorités sanitaires à former 90 superviseurs de la chaîne du froid et de la gestion des vaccins et mène une campagne de vaccination avec l’équipe nationale d’urgence.  De son côté, l’OIM aide les autorités à effectuer des études sur les restrictions à la mobilité et les vulnérabilités.  Elle contribue aussi à la formation des laborantins et du personnel de la santé pour réduire la transmission du virus.

COVID-19/VIH

L'ONUSIDA vient de publier un rapport qui prouve que les personnes vivant avec le VIH sont plus vulnérables à la COVID-19.  Le rapport souligne que l’aggravation des inégalités empêchent l’accès de ces personnes aux vaccins contre la COVID-19 et aux services liés au VIH.

Selon le rapport, des études menées au Royaume-Uni et en Afrique du Sud montrent que le risque de mourir de la COVID-19 parmi les personnes vivant avec le VIH est le double de celui de la population en général.  Le rapport montre aussi que les fermetures et autres restrictions ont fortement perturbé le dépistage du VIH, l’accès aux soins et le lancement des traitements contre le VIH.

La Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima, a prévenu que le monde échoue à tirer les leçons du VIH quand des millions de gens sont privés de médicaments vitaux et meurent à cause des inégalités d’accès.  C’est tout simplement inacceptable, a-t-elle martelé

Niger

Le Secrétaire général condamne l’attaque terroriste perpétrée par des hommes armés non identifiés le 11 juillet dernier dans la région de Tillabéri.  L’attaque a causé la mort d’au moins cinq civils et quatre soldats.

Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

ECOSOC

Le segment ministériel du forum politique de haut niveau du Conseil économique et social (ECOSOC) s’est poursuivi aujourd’hui avec les messages des Présidents des forums régionaux et des Secrétaires exécutifs des commissions régionales des Nations Unies.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 souligne l’importance des dimensions régionale et sous-régionale du suivi et de l’examen de la mise en œuvre.

Le segment ministériel de l’ECOSOC a aussi pris la forme d’un dialogue interactif au cours duquel l’accent a été mis sur la manière dont les commissions régionales mobilisent l’action et exploitent les cadres régionaux.

Toujours ce matin, l’ECOSOC a entendu les présentations des pays qui se sont soumis à l’examen volontaire pour la deuxième fois, à savoir la Chine, l’Afghanistan, le Danemark, la Thaïlande, le Tchad et la Norvège.  Ces pays ont été suivis des Bahamas, de la Tunisie, de la République dominicaine et de la Sierra Leone.

Invité du point de presse

Demain, l’invité du point de presse sera le Coordonnateur humanitaire, M. Ramiz Alakbarov, qui interviendra par visioconférence.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.