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24 août 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 24 août 2021

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Afghanistan/Secrétaire général

Dans un message vidéo adressé au personnel de l’ONU en Afghanistan, le Secrétaire général l’a remercié pour tout ce qu’il fait pour soutenir le peuple afghan en cette période de crise. 

Il a également noté que la plupart du personnel de l’ONU, en particulier les humanitaires, veut rester et porter assistance afin de répondre aux besoins cruciaux du peuple afghan.  Mais, a-t-il ajouté, il partage leur inquiétude, leur anxiété et leur douleur.  Il a souligné que la sécurité de tout le personnel des Nations Unies en Afghanistan est sa priorité absolue. 

Le Secrétaire général a déclaré que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir, notamment par le biais d’un engagement permanent avec tous les acteurs concernés, et continuerons de le faire, pour assurer la sécurité et le bien-être du personnel, et pour trouver des solutions externes là où elles sont nécessaires. 

Afghanistan/Agences des Nations Unies 

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré qu’elle distribuait des fournitures vitales aux établissements de santé et à ses partenaires à Kaboul, Kandahar et Kondoz.  Cependant, l’OMS a déclaré qu’elle ne disposait désormais plus de fournitures pour tenir sur une semaine dans le pays.  Elle a distribué 70% des fournitures disponibles aux établissements de santé hier. 

Selon l’OMS, plus de 500 tonnes métriques de médicaments et de fournitures se trouvent dans leurs entrepôts à Dubaï.  Ils étaient prêts et devaient être livrés en Afghanistan cette semaine, mais l’aéroport de Kaboul reste fermé aux vols commerciaux.  Du fait des contraintes opérationnelles et de sécurité, les pays qui envoient des avions vides pour récupérer les évacués ne se sentent pas en mesure d’aider en ce moment. 

Pour sa part, le Programme alimentaire mondial (PAM) a déclaré que des opérations étaient en cours dans tous ses bureaux en Afghanistan, y compris à Kaboul.  Cependant, le PAM a également averti qu’il allait manquer de certains stocks alimentaires comme la farine de blé dès octobre, et il a besoin de fonds initiaux immédiats pour aider les millions de personnes qui en dépendent pour livrer de la nourriture. 

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), pour sa part, continue également de fournir une assistance aux personnes en Afghanistan.  Le PNUD a distribué du maïs, des tomates, des concombres, des courges, du gombo et 40 kg d’engrais à 600 agriculteurs de la campagne de Nangarhar pour la prochaine campagne agricole afin qu’ils puissent continuer à vendre sur les marchés locaux. 

Afghanistan/Droits de l’homme

Ce matin, lors d’une session spéciale du Conseil des droits de l’homme sur l’Afghanistan, la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, a déclaré qu’au cours des dernières semaines, son Bureau avait reçu des rapports poignants et crédibles relatifs à l’impact sur les civils des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire par les parties au conflit.  Mme Bachelet a déclaré qu’en particulier, son Bureau a reçu des informations crédibles faisant état de violations graves ayant lieu dans de nombreuses zones sous le contrôle effectif des Taliban. 

Elle a noté que de nombreuses personnes craignent désormais des représailles de la part des Taliban contre ceux qui travaillent avec le Gouvernement ou la communauté internationale, les personnes qui ont travaillé pour faire avancer les droits de l’homme et la justice, ou ceux dont les modes de vie et les opinions sont simplement perçus comme étant opposés à l’idéologie des Taliban.  Elle a souligné que le droit international des droits de l’homme est immuable et que la jouissance des droits de l’homme n’est pas tributaire des changements de contrôle du territoire ou d’autorité de facto. 

Haïti

Le Coordonnateur adjoint par intérim des secours d’urgence, M. Ramesh Rajasingham, continue sa visite en Haïti aujourd’hui pour constater l’impact du séisme et la réponse humanitaire internationale dans les régions les plus affectées du pays. 

Il rencontre les autorités locales et les personnes affectées dans la communauté de Maniche qui est située au nord des Cayes dans le département du Sud.  Environ 2 600 maisons ont été détruites ou gravement endommagées.  Des ressources humaines et financières supplémentaires sont nécessaires pour répondre à la crise.  Un appel de contributions éclair pour Haïti sera lancé à Port-au-Prince demain. 

Jeudi, M. Rajasingham et M. Bruno Lemarquis, le Coordinateur humanitaire pour Haïti, seront invités au point de presse.  Ils parleront à la presse depuis Haïti. 

Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité s’est réuni ce matin sur la Syrie.  L’Envoyé spécial pour la Syrie, M. Gerd Pedersen a regretté l’escalade des affrontements dans de nombreuses régions du pays, en particulier dans la province de Deraa. 

Il a souligné la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu national et les efforts de médiation de la Fédération de Russie ces derniers jours. 

Il a noté que les problèmes auxquels sont confrontés les Syriens sont loin d’être uniquement leur fait soulignant qu’une diplomatie internationale constructive est manifestement nécessaire. 

M. Pedersen a ajouté que l’adoption par les membres du Conseil de la résolution 2585 (2021) était importante.  Il les a exhortés à travailler dans la même direction et contribuer à faciliter une solution politique dirigée et contrôlée par les Syriens qui réponde aux aspirations légitimes des femmes et des hommes de la Syrie et rétablisse la souveraineté, l’unité, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Syrie, comme le prévoit la résolution  2254. 

Le Coordinateur des secours d’urgence, M. Martin Griffiths qui a aussi fait un exposé, a déclaré que les hostilités en cours, la crise économique, les pénuries d’eau et la COVID-19 poussent les besoins humanitaires de millions de personnes déjà vulnérables à des niveaux parmi les plus élevés depuis le début du conflit.

Il a souligné l’importance d’améliorer la protection des civils, résoudre la crise économique et de l’eau, et d’arrêter la propagation du virus pour augmenter l’accès humanitaire. 

Il a annoncé vouloir se rendre en Syrie, au Liban et en Turquie dans un futur proche. 

Yémen

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a lancé une mise en garde contre le niveau alarmant des besoins humanitaires parmi des communautés déplacées alors que les affrontements se poursuivent à Mareb. 

 Selon le HCR, depuis le début de l’année, près de 24 000 personnes ont été déplacées par des affrontements armés, des bombardements et des frappes aériennes dans la province de Mareb, une région qui accueille déjà 250 000 déplacés à l’intérieur du Yémen. 

Le HCR affirme que les conditions de vie dans ces installations pour les personnes déplacées sont effroyables, qu’elles sont bondées et beaucoup ont été endommagées par les récentes inondations et les incendies dues à la préparation des repas sur des feux en plein air. 

Seuls 21% des résidents reçoivent une aide de la part des organisations humanitaires en raison de l’insécurité constante et des combats.  Le HCR appelle toutes les parties au conflit à assurer un accès sans entrave aux installations pour garantir l’acheminement sûr de l’aide vitale. 

Des informations supplémentaires sont disponibles sur le site web du HCR. 

Brésil/COVID-19

L’Équipe de pays de l’ONU au Brésil, dirigée par Mme Silvia Rucks, continue d’aider à accroître la capacité médicale, y compris par l’achat de fournitures médicales, des équipements de protection individuelle et des médicaments. 

Dans le nord du pays, 1,3 million d’équipements de protection individuelle ont été distribués dans l’État d’Amapá.  L’Équipe a aidé à fournir des médicaments dans l’État de Rondônia. 

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et ONU-Femmes, en collaboration avec des organisations autochtones locales, ont organisé des ateliers sur la violence sexiste, l’assainissement, l’hygiène et le traitement de la COVID-19 à l’intention de plus de 500 autochtones dans les États du Roraima et du Pará. 

ONU-Femmes a également fourni des vivres et des outils agricoles aux femmes autochtones dans les États de Roraima, Amazonas et Maranhão, tandis que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a aidé les réfugiés à obtenir des documents, y compris des autochtones du Brésil et du Venezuela. 

Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), a fourni des trousses d’aide à l’accouchement pour aider 1 400 sages-femmes dans l’État de l’Amazonie. 

Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé aujourd’hui que le premier jour d’école a été reporté indéfiniment pour environ 140 millions d’élèves en raison de la pandémie de COVID-19.  

Environ huit millions attendent de pouvoir assister à leur premier jour d’apprentissage en présentiel depuis plus d’un an car ils vivent dans des endroits où les écoles ont été fermées en raison de la pandémie.  

Le Fonds a ajouté que les conséquences associées aux fermetures d’école comme l’apprentissage perdu, la souffrance mentale, les vaccinations manquées et un risque accru de décrochage, le travail des enfants et les mariages précoces seront ressentis par beaucoup d’élèves en particulier les plus jeunes à un stade critique de leur développement. 

L’UNICEF exhorte les gouvernements à rouvrir les écoles à l’enseignement en présentiel dès que possible, et à apporter aux élèves une solution globale comprenant le soutien aux enseignants et des cours de rattrapage pour aider les élèves à compenser l’apprentissage perdu. 

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