Imprimer
Dbf210929
29 septembre 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 29 septembre 2021

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Invité du point de presse

La Secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Mme Rebeca Grynspan, était l’invitée du Point de presse.  Elle a fait le point sur la CNUCED-15 qui se déroulera prochainement à la Barbade et à laquelle participera le Secrétaire général.

Moyen-Orient

Le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Tor Wennesland, a fait un exposé, ce matin, au Conseil de sécurité.  Il a déclaré qu’il était profondément troublé par le nombre continu de pertes en vies humaines et de blessures graves dans le Territoire palestinien occupé.

Il a ajouté qu’il était profondément préoccupé par la poursuite des violences liées aux colons en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est.  Le Coordonnateur spécial a également déclaré que le lancement aveugle de roquettes et d’engins incendiaires vers des centres de population israéliens viole le droit international et doit cesser.

M. Wennesland a déclaré aux membres du Conseil que Gaza a besoin de solutions politiques qui mettent l’accent sur l’avancement de l’unité intrapalestinienne, la levée des bouclages débilitants à Gaza et, au final, le retour à un processus de paix qui mettra fin à l’occupation et créera une solution des deux États viable.

Rapatriés Syrie/Iraq

Le Secrétaire général s’est exprimé dans un message vidéo, ce matin, lors du lancement virtuel du Global Framework on United Nations Support on Syria and Iraq Third Country National Returnees (Cadre mondial pour l’appui des Nations Unies aux rapatriés nationaux de Syrie, d’Iraq et de pays tiers).  Il a attiré l’attention sur le sort de dizaines de milliers de rapatriés, notamment des personnes vivant dans des camps surpeuplés ou privés des services de base.

Cette situation ne peut pas durer, a-t-il déclaré.  Le cadre lancé aujourd’hui fournit un soutien technique et financier intégré pour répondre aux besoins urgents en matière de droits humains et d’aide humanitaire des rapatriés d’Iraq et de Syrie, a-t-il ajouté.

Il a exhorté les donateurs à soutenir cet effort vital et opportun en contribuant généreusement au fonds d’affectation spéciale multipartenaires du Cadre.

Afghanistan

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde aujourd’hui contre la détérioration de la situation sanitaire en Afghanistan.  L’accès aux soins de santé diminue.  Les cas de rougeole et de diarrhée augmentent, et la riposte à la pandémie est en baisse.  Il y a aussi une résurgence de la poliomyélite.

Selon l’OMS, seulement 17% des plus de 2 300 établissements de santé précédemment soutenus par la Banque mondiale sont pleinement fonctionnels.  Les deux tiers de ces centres de soins sont à court de médicaments essentiels.  L’OMS travaille avec les donateurs pour appuyer ces établissements de santé afin d’éviter une recrudescence des décès.

Aujourd’hui, plusieurs partenaires humanitaires travaillant en Afghanistan ont réitéré leur engagement à continuer de travailler ensemble pour soutenir le système de santé afghan.

Hier, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’UNICEF ont annoncé qu’ils intensifieraient leur travail dans le pays, avec jusqu’à 100 nouvelles équipes mobiles de santé et de nutrition.

Pour sa part, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a indiqué que les sages-femmes dans tout l’Afghanistan continuent de travailler, apportant des soins vitaux aux femmes et aux filles dans le besoin.  Une ligne d’assistance téléphonique du FNUAP fournit un soutien à distance ininterrompu aux sages-femmes confrontées à des accouchements compliqués, à des grossesses dangereuses et à d’autres problèmes critiques.

L’appel éclair cherche à lever 606 millions de dollars pour aider 11 millions de personnes pendant les mois restant de l’année.  L’appel n’est financé qu’à 22%, ce qui, selon les calculs de du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), représente 135 millions de dollars.

L’ONU demande aux donateurs d’accélérer le financement pour prévenir les décès évitables ainsi que les déplacements et réduire les souffrances.  L’ONU demande également aux donateurs de veiller à ce que le financement soit suffisamment flexible pour s’adapter à l’évolution rapide des conditions sur le terrain.  En trois mots, a ajouté le Porte-parole en anglais, « cash, cash, cash ».

Éthiopie

Le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Martin Griffiths, a déclaré qu’après 11 mois de conflit et 3 mois de blocus de facto, la crise humanitaire au Tigré devient incontrôlable.

Il a indiqué que 5,2 millions de personnes ont encore besoin d’une aide alimentaire, dont 400 000 personnes vivant dans des conditions proches de la famine.

Les agences humanitaires signalent que la malnutrition infantile a atteint le même niveau qu’au début de la famine de 2011 en Somalie.

M. Griffiths a averti que la situation allait probablement empirer avant de s’améliorer, citant les criquets pèlerins, une mauvaise récolte potentielle, l’absence d’aide humanitaire et la propagation du conflit dans les régions voisines d’Amhara et d’Afar.

Selon les agences humanitaires, l’acheminement de l’aide, y compris du carburant, dans le Tigré reste un défi.

La semaine dernière, 79 camions transportant de l’aide sont arrivés au Tigré via le corridor Semera-Abala-Mekelle.

Cela porte à 606 le nombre total de camions humanitaires qui sont arrivés dans le Tigré depuis le 12 juillet.  Comme l’a souligné l’ONU à plusieurs reprises, 100 camions doivent pouvoir entrer dans le Tigré chaque jour.  On est donc bien en deçà de cet objectif.

Les camions transportant du carburant et des fournitures médicales ne peuvent toujours pas entrer dans le Tigré.  Des camions attendent à Semera, dans l’Afar, pour se rendre à Mekele.

M. Griffiths a déclaré qu’il continuait de dialoguer avec les autorités gouvernementales éthiopiennes pour plaider en faveur de l’assouplissement de ces conditions proche du blocus et permettre un accès soutenu et régulier aux convois d’aide.

Les approvisionnements commerciaux sont bloqués depuis fin juin, provoquant de graves pénuries de produits de première nécessité et une forte hausse des prix.  Par exemple, le prix de l’huile de cuisson a augmenté de 400%, celui du sel de 300% et celui du riz de 100%.

Les partenaires humanitaires continuent de répondre aux besoins urgents dans la région mais sont confrontés à l’épuisement des stocks et des ressources.

Distinction Nansen pour les réfugiés

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a annoncé aujourd’hui que la Distinction Nansen pour les réfugiés sera décernée, cette année, à l’Association Jeel Albena pour le développement humanitaire, une organisation humanitaire yéménite qui a fourni une bouée de sauvetage à des dizaines de milliers de personnes déplacées par le conflit au Yémen.

Son fondateur, M. Ameen Jubran, a lui-même été déplacé par les combats et a failli être tué.

L’organisation emploie plus de 160 personnes et est soutenue par 230 bénévoles supplémentaires, dont beaucoup ont eux-mêmes été déplacés.  Basé à Hodeïda, la ville portuaire de la mer Rouge, elle a fourni des emplois et environ 18 000 abris d’urgence aux personnes déplacées et vivant dans des sites informels à Hodeïda et Hajjah.

Il y a également cinq lauréats régionaux.

COVID-19/Samoa

Samoa, situé dans le Pacifique Sud, demeure exempt du virus principalement en raison de la riposte rapide des autorités qui ont fermé les frontières, contrôlant ainsi l’arrivée et la propagation du virus dans le pays.

L’équipe de l’ONU, dirigée par la Coordonnatrice résidente, Mme Simona Marinescu, et ses partenaires ont également fourni une assistance, notamment pour le programme de vaccination du pays.  Samoa a été l’un des premiers pays à recevoir des vaccins via le Mécanisme COVAX.

L’équipe de l’ONU sur le terrain a également formé des travailleurs de première ligne aux systèmes de gestion de la chaîne du froid, à la communication des risques, à l’engagement communautaire, au contrôle des frontières, ainsi qu’aux mesures d’isolement et de prévention.

Cette semaine, l’ONU et les autorités samoanes ont organisé une campagne de vaccination de masse de deux jours.  Plus de 94% des personnes ont reçu leur premier vaccin et près de 50% sont complètement vaccinés.

République centrafricaine

En République centrafricaine, les Casque bleus continuent de soutenir la riposte du pays à la pandémie.  Actuellement, il existe une campagne de vaccination ciblant les hommes et les femmes incarcérés dans les prisons du pays.  Plus de 500 détenus ont désormais reçu au moins une première dose de vaccin.

Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture

La Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture est célébrée aujourd’hui.

Dans un tweet, le Secrétaire général a noté que chaque année,14% de la nourriture produite dans le monde est perdue et 17% gaspillée.  Il a ajouté que cela a des conséquences désastreuses sur notre planète.  Cette question été beaucoup discutée lors du Sommet sur les systèmes alimentaires qui s’est tenu récemment.

Le Secrétaire général a souligné que nous devons faire mieux et a ajouté que nous avons tous un rôle important à jouer pour réduire les pertes et le gaspillage alimentaires.

Invité du point de presse/demain

Demain, l’invité du Point de presse sera le Coordonnateur résident et Coordonnateur de l’action humanitaire par intérim de l’ONU au Myanmar, M. Andrew Kirkwood.

 

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.