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19 octobre 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 19 octobre 2021

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Éthiopie

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) affirme que la situation actuelle à Mekele, au Tigré, est calme mais tendue.  Les agents de santé locaux ont signalé que trois enfants ont été tués et une personne blessée dans une frappe aérienne à la périphérie de Mekele, hier.  Une deuxième frappe aérienne dans la ville de Mekele plus tard dans la journée aurait blessé neuf personnes et endommagé des maisons et un hôtel voisin. 

Les humanitaires sont alarmés par l’intensification du conflit et rappellent une fois de plus à toutes les parties au conflit leur obligation découlant du droit international humanitaire de protéger les civils et les infrastructures civiles.  L’ONU appelle également à un accès humanitaire sans restriction et durable à toutes les personnes dans le besoin. 

Moyen-Orient

Tor Wennesland, Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, a fait un exposé devant le Conseil de sécurité aujourd’hui.  Il s’est félicité de l’engagement constant, ensemble, des hauts responsables israéliens et palestiniens.  Il a vivement encouragé à poursuivre ces efforts qui peuvent aboutir à une amélioration des conditions sur le terrain et ouvrir la voie à la relance du processus de paix.

Il a recommandé de ne pas se faire d’illusions sur l’état actuel du conflit israélo-palestinien.  La situation dans le territoire palestinien occupé continue de se détériorer et aucun progrès vers la réalisation d’une solution à deux États n’a été constaté, a-t-il averti. 

M. Wennesland a déclaré que la situation sécuritaire à Gaza reste fragile et que la dynamique sécuritaire en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, se détériore, notamment avec des tensions croissantes dans les lieux saints et autour. 

Nous ne pouvons plus passer d’une crise à l’autre, a-t-il dit.  Notre approche ne peut pas consister à traiter la situation actuelle au coup par coup –incident par incident– sur une base quotidienne, à court terme, comme des problèmes autonomes.  Il faut un ensemble plus large de mesures parallèles prises par le Gouvernement israélien, l’Autorité palestinienne et la communauté internationale, a déclaré M. Wennesland.

Yémen

L’UNICEF a rapporté aujourd’hui que le conflit au Yémen vient de franchir une nouvelle étape scandaleuse: 10 000 enfants ont été tués ou mutilés depuis le début des combats en mars 2015.  C’est l’équivalent de quatre enfants par jour depuis six ans et demi.  Il s’agit bien sûr des cas que l’ONU a pu vérifier.  Beaucoup plus de cas de décès et d’enfants blessés ne sont pas enregistrés, sauf pour les familles de ces enfants.

L’UNICEF a également signalé que quatre enfants sur cinq ont besoin d’aide humanitaire, soit plus de 11 millions d’enfants.  En outre, 400 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère, plus de deux millions d’enfants ne sont pas scolarisés et quatre autres millions risquent d’abandonner leurs études.

Liban

La Coordonnatrice spéciale des Nations Unies pour le Liban, Joanna Wronecka, encourage la discussion au Parlement libanais d’un quota de genre lors des prochaines élections.  Elle a noté que la représentation des femmes en politique est essentielle à une démocratie efficace et qui fonctionne bien.  Cela garantit que les dirigeants élus soient plus représentatifs des personnes qu’elles servent. 

Mme Wronecka dit que l’ONU se félicite des efforts visant à élargir les mesures spéciales en faveur des femmes, telles que les quotas, et à soutenir la participation des femmes libanaises à la vie politique.  La Coordonnatrice spéciale a réaffirmé qu’il importait de tenir les élections à temps. 

Myanmar

L’équipe de pays des Nations Unies reste profondément préoccupée par l’impact humanitaire des crises en cours dans le pays.  Selon les humanitaires, quelque trois millions de femmes, d’enfants et d’hommes ont un besoin urgent d’aide et de protection vitales en raison des conflits, de l’insécurité alimentaire, des catastrophes naturelles et de la COVID-19.  Parmi eux, un million de personnes étaient déjà dans le besoin au début de l’année, et plus deux millions de personnes supplémentaires ont été depuis identifiées comme ayant besoin d’aide après la prise de pouvoir militaire le 1er février. 

En outre, environ 219 000 personnes ont été déplacées depuis le 1er février, à la suite d’affrontements entre les forces armées du Myanmar et différentes organisations armées ethniques et forces de défense populaires.  Et la situation humanitaire dans le pays a été aggravée par la récente vague de COVID-19, qui touche des personnes qui avaient déjà besoin d’aide.  L’ONU appelle une fois de plus les parties concernées à veiller à augmenter l’aide pour les personnes touchées par la poursuite du conflit armé. 

Toujours au Myanmar, à la suite des inondations dans les États rakhine et kayin, l’UNICEF et ses partenaires ont approvisionné plus de 33 000 personnes en eau et en assainissement. 

L’UNICEF continue en outre d’aider près de 150 000 personnes déplacées et d’autres personnes vivant à Kachin, dans le nord de Shan, dans l’État rakhine et à Sagaing. 

Soudan du Sud

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est dit, aujourd’hui, alarmé par les conséquences humanitaires des pires inondations survenues depuis des décennies au Soudan du Sud.  Ces inondations ont touché plus de 700 000 personnes à travers le pays. 

Le HCR travaille avec le Gouvernement et ses partenaires pour aider les personnes les plus touchées, en leur fournissant de la nourriture, des abris d’urgence, des articles d’hygiène et des lanternes solaires. 

Rien que dans le Haut-Nil, les équipes du HCR ont rencontré environ 1 000 personnes qui avaient marché pendant sept jours pour atteindre la ville de Malakal.  Certaines de ces personnes n’avaient pas mangé depuis des jours.  Les femmes sont profondément préoccupées par la santé de leurs enfants, avec le risque accru d’infections par des maladies mortelles d’origine hydrique. 

Le HCR a déclaré que si les effets de l’urgence climatique se font sentir sur tous les continents et dans toutes les régions, ses conséquences se font profondément sentir en Afrique de l’Est.  Les communautés qui sont déjà en difficulté sont confrontées à des inondations et des tempêtes sans précédent, à des niveaux de précipitations imprévisibles et à la souffrance dans des conditions plus chaudes et plus sèches.  Leurs besoins fondamentaux et leurs droits à l’eau, à la nourriture, aux moyens de subsistance, à la terre et à un environnement sain, sont durement touchés.

Soudan du Sud/Maintien de la paix 

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud continue d’aider les autorités à faire face à la pandémie de COVID-19, notamment en organisant des ateliers à l’intention des étudiants sur la façon de se protéger et de rester en bonne santé.  La Mission affirme également que les combats entre groupes armés se poursuivent dans l’État de Warrap.  La Mission et les autorités de l’État se sont rendues dans les zones qui ont connu des affrontements afin d’examiner la situation en matière de sécurité et d’aider à œuvrer à une résolution pacifique et fondée sur le dialogue de l’escalade des tensions. 

Afghanistan

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré aujourd’hui qu’il avait livré à Kaboul près de 40 tonnes de fournitures médicales - y compris des kits et des médicaments pour la diarrhée aqueuse aiguë.  Les fournitures médicales, qui font partie de la réponse d’urgence de l’UNICEF, aideront à traiter environ 10 000 personnes souffrant de déshydratation causée par la maladie.

L’UNICEF a noté qu’au cours des dernières semaines, le nombre total de cas de diarrhée aqueuse aiguë signalés avait dépassé les 1 500 dans la ville de Kaboul et les districts environnants.  Cette épidémie survient au moment où l’Afghanistan est aux prises avec des niveaux alarmants de malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans, une épidémie de rougeole et l’impact continu de la pandémie de COVID-19. 

L’UNICEF a déclaré que d’autres fournitures couvrant les besoins de 90 000 personnes supplémentaires devraient être livrées dans les semaines à venir. 

Bosnie-Herzégovine

Miroslav Jenča, Sous-Secrétaire général pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques des Départements des affaires politiques et de consolidation de la paix et des opérations de paix, est en déplacement en Bosnie-Herzégovine à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 22 octobre.  Il rencontrera les autorités gouvernementales, les dirigeants politiques, les représentants de la société civile et les membres de la communauté internationale pour mieux comprendre les développements et les points de vue existants dans le pays. 

M. Jenča a l’intention de réitérer le message du Secrétaire général qui appelle au dialogue, au renforcement de la confiance et à la cohésion sociale en Bosnie-Herzégovine et dans la région.

COVID-19/Papouasie-Nouvelle Guinée

L’équipe des Nations Unies en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dirigée par Dirk Wagener, Coordonnateur résident par intérim, continue d’aider les autorités à répondre à la pandémie.  Suite à une récente augmentation du nombre de cas, l’équipe a livré des fournitures de santé et soutenu la campagne de vaccination.  Le nombre de nouveaux cas cette semaine a doublé par rapport à la semaine dernière. 

Environ 10% de la population cible a reçu une dose d’un des vaccins contre la COVID-19, et seulement 5,7% de la population cible est entièrement vaccinée.  L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF travaillent en étroite collaboration avec le Gouvernement pour augmenter le nombre de personnes vaccinées.  Ils s’efforcent également de lutter contre la désinformation entourant la question des vaccins.

Rapport de l’Organisation météorologique mondiale

Un nouveau rapport coordonné par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) indique que l’évolution des tendances des précipitations, la hausse des températures ainsi que des conditions météorologiques plus extrêmes ont contribué à l’augmentation de l’insécurité alimentaire, de la pauvreté et des déplacements en Afrique l’année dernière.  Le rapport, intitulé « État du climat en Afrique 2020 », ajoute que le rétrécissement rapide des derniers glaciers restants en Afrique de l’Est, qui devraient fondre entièrement dans un proche avenir, signale la menace d’un changement imminent et irréversible pour le système terrestre. 

La vulnérabilité disproportionnée de l’Afrique montre également comment les avantages potentiels des investissements dans l’adaptation au climat et les systèmes d’alerte précoce l’emportent de loin sur les coûts.  Le chef de l’OMM, le professeur Petteri Taalas, affirme qu’au moment où l’on se remet de la COVID-19, le renforcement de la résilience climatique est un besoin urgent et constant. 

Le rapport a été produit en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Commission économique pour l’Afrique et plusieurs organisations scientifiques.  Il est disponible en ligne. 

Investissements étrangers directs

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a déclaré aujourd’hui que les flux mondiaux d’investissements étrangers directs au premier semestre de 2021 ont atteint environ 852 milliards de dollars, ce qui montre une dynamique de rebond plus fort que prévu.

Le Moniteur de l’investissement étranger direct de la CNUCED a noté que l’augmentation au cours des deux premiers trimestres a permis de récupérer plus de 70% des pertes induites par la pandémie de COVID-19 en 2020. 

Ce sont les économies développées qui ont connu la plus forte augmentation, les investissements étrangers directs atteignant environ 424 milliards de dollars au premier semestre de 2021.  C’est plus de trois fois le niveau exceptionnellement bas de 2020. 

Davantage d’informations sont disponibles en ligne.  

Rapport du Programme alimentaire mondial

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a publié un rapport intitulé « Fondements numériques: transformation numérique et lutte contre la faim ».

Le rapport décrit comment la technologie numérique et l’innovation sont exploitées par la plus grande agence humanitaire des Nations Unies.  Il répond aux appels du Secrétaire général de l’ONU à faire en sorte que l’ONU maximise les avantages de la technologie et modernise les capacités numériques de l’Organisation dans son ensemble. 

Invités du Point de presse aujourd’hui et demain

Les invités du Point de presse, aujourd’hui, étaient Elliott Harris, Sous-Secrétaire général chargé du développement économique et Économiste en chef de l’ONU, et Leila Fourie, Coprésidente et Directrice générale de Global Investors for Sustainable Development à la Bourse de Johannesburg.

Ils ont présenté les résultats de la troisième réunion annuelle des PDG de l’Alliance des investisseurs mondiaux pour le développement durable, qui s’est tenue aujourd’hui, ainsi que les progrès dans les réalisations attendues en termes d’augmentation de l’investissement durable à l’échelle mondiale. 

Demain, les invités seront Caitlin Williscroft, une spécialiste du bureau de pays d’ONU-Femmes en Afghanistan qui travaille sur le programme Femmes, paix et sécurité.  Elle sera accompagnée de Naheed Fareed, une ancienne parlementaire afghane, ainsi que de Mariam Safi, Directrice exécutive de l’Organisation pour la recherche et les études sur le développement des politiques (DROPS selon l’acronyme anglais).  Elles s’adresseront aux journalistes dans le contexte de l’anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité et du débat public de demain sur les femmes, la paix et la sécurité.

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