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17 février 2022

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 17 février 2022

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Ukraine

Mme Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et de consolidation de la paix, est intervenue au Conseil de sécurité par visioconférence à partir de Munich où elle accompagne le Secrétaire général qui participe à la Conférence de Munich sur la sécurité.

Elle a prévenu le Conseil de sécurité que la situation actuelle dans la région est extrêmement dangereuse, notant avec préoccupation les informations sur de toutes nouvelles violations du cessez-le-feu, à travers la ligne de contact, ces quelques heures à peine.  Si ces informations se vérifient, a-t-elle dit, il faudra tout faire pour éviter l’escalade.

Mme DiCarlo a indiqué que le Secrétaire général est resté en contact avec les acteurs principaux et a réitéré le même message sans équivoque: il n’y a pas d’alternative à la diplomatie. 

La souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues doivent être respectées, conformément aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale.

Mme DiCarlo a aussi dit aux membres du Conseil que le monde compte sur les mécanismes de sécurité collective de l’Europe mais aussi sur le Conseil de sécurité pour faire en sorte que les seules escarmouches seront des escarmouches diplomatiques.

Vice-Secrétaire générale / Haïti

La Vice-Secrétaire générale, Mme Amina Mohammed, achève sa visite en Haïti.  Ce matin, elle a pris part à la Conférence technique sur l’élimination du choléra.

Mme Mohammed a noté que les efforts déployés par le peuple haïtien, ces 11 dernières années et demie, a conduit Haïti au bord d’un moment historique.  Alors que l’on cherche à éliminer le choléra, Haïti sera le premier pays de l’histoire récente à le faire, après une éruption à grande échelle.

La Vice-Secrétaire générale a estimé que les efforts déployés par le pays en font un exemple pour le monde entier.  Haïti, a-t-elle dit, a montré la voie et a confirmé le fait que l’expertise et le leadership, au niveau national, peuvent apporter les changements nécessaires.  Elle a souligné qu’il faut rester concentré et déterminé, le dernier kilomètre n’étant jamais le plus facile.

Toujours ce matin, Mme Amina Mohammed a eu une rencontre avec les chefs religieux et a pris part à une réunion avec tout le personnel des Nations Unies en Haïti.

Hier, dans ses remarques de clôture à la Manifestation internationale sur le financement de la reconstruction dans la péninsule sud d’Haïti, Mme Mohammed s’est félicitée de ce que près de 600 millions de dollars aient été promis, soit bien plus que l’objectif immédiat de la Manifestation.

La Vice-Secrétaire générale a souligné que la reconstruction de la péninsule sud doit être vue comme une partie intégrante de l’engagement plus large à placer Haïti sur la voie de la réalisation des objectifs de développement durable.

Plus tard aujourd’hui, elle a répondu aux questions de la presse, avant de prendre son vol pour New York où elle devrait arriver ce soir.

Yémen

La manifestation de haut niveau pour le Yémen aura lieu le 16 mars prochain et sera virtuellement organisée par les Nations Unies et les Gouvernements de la Suède et de la Suisse.  C’est la cinquième année que ces deux pays organisent la manifestation.

Cette manifestation sera pour la communauté internationale l’occasion idoine pour démontrer son engagement en faveur du peuple du Yémen.

L’ONU appelle les donateurs à se montrer généreux, à s’engager et à débourser les fonds avant même la conférence pour éviter une autre réduction d’une assistance vitale.

Il y a deux jours, M. Martin Griffiths, Coordonnateur des secours d’urgence, a parlé du risque d’autres coupes dans l’aide humanitaire au Yémen, si les fonds n’arrivent pas.

L’ONU est heureuse de confirmer que le membre de son personnel, qui était détenu à Mareb depuis la mi-novembre, a été libéré lundi dernier.

L’agent d’une ONG, qui avait été arrêté dans un autre incident, a lui aussi été libéré.

Malheureusement, les deux membres du personnel de l’ONU, qui avaient été arrêtés à Sanaa à la fin du mois de novembre, sont toujours en détention.  L’ONU ne cesse d’appeler au plein respect de ses privilèges et immunités et à la libération immédiate des deux membres de son personnel.

Vendredi dernier, cinq autres membres du personnel de l’ONU ont été détenus par des hommes armés.  Malheureusement, ils sont toujours en détention et l’ONU continue de travailler à leur libération.

Éthiopie

La situation humanitaire dans la région d’Afar, au nord du pays, continue de se détériorer, en raison du conflit en cours.

Compte tenu de l’insécurité, l’ONU et ses partenaires ne sont pas en mesure d’accéder à la plupart des sites où se sont réfugiés ceux qui ont fui les combats.

L’ONU fournit une aide dans les parties d’Afar auxquelles elle a accès.  Par exemple près de 80 000 enfants, femmes enceintes et femmes qui allaitent ont reçu une aide contre la malnutrition.  Des équipes de santé et de nutrition mobiles fournissent une aide dans 14 districts.

Dans la région voisine du Tigré, des fournitures médicales ont été aéroportées à Mekelle, la semaine dernière.

Le 11 février, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a transporté par avion 10 tonnes de fournitures médicales, dont des équipements, des antibiotiques et des médicaments contre le paludisme, le diabète et pour la santé reproductive.  Toutefois, la quantité des fournitures qui peuvent être aéroportées reste limitée.

Beaucoup de ces fournitures ne peuvent pas non plus être distribuées aux centres de santé, compte tenu du manque de carburant au Tigré.

L’arrivée de camions y est toujours suspendue, dont les camions-citernes, ce qui limite la faculté de distribuer une aide humanitaire de manière plus large.  Ces dernières semaines, moins de 7 000 personnes ont reçu une aide alimentaire, même en rations réduites.

Dans le cadre de la dernière campagne de vaccination contre la rougeole au Tigré, plus de 60 000 enfants de moins de 5 ans et quelque 11 000 femmes enceintes et femmes qui allaitent ont été auscultés pour malnutrition.  Plus de 20% des enfants et 55% des femmes ont été en effet diagnostiqués comme souffrant d’une malnutrition aigüe.

Dans la région d’Amhara, cette dernière semaine, plus de 127 000 personnes ont reçu une aide alimentaire.  Toutefois, certaines parties du nord d’Amhara sont toujours inaccessibles aux agents humanitaires, compte tenu de l’insécurité.

République démocratique du Congo (RDC)

Aujourd’hui en RDC, le Gouvernement et la communauté humanitaire ont lancé le Plan 2022 de réponse humanitaire qui cherche à collecter la somme de 1,88 milliard de dollars pour venir en aide à 8,8 millions personnes vulnérables.

La situation humanitaire continue de se détériorer dans le pays, en particulier dans les provinces de l’est, compte tenu de la situation sécuritaire volatile.  Le nombre des attaques contre les civils, dont les déplacés, a augmenté, cette dernière année, en particulier dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

Aujourd’hui, plus de 27 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire grave et aigüe.  La RDC abrite près de 5,5 millions de déplacés, forcés de fuir, parfois plusieurs fois, et 500 000 hommes, femmes et enfants réfugiés et demandeurs d’asile des pays voisins. 

L’année dernière, les opérations humanitaires étaient les moins financées de ces quatre dernières années.  Les fonds reçus, soit 39% de la somme recherchée pour le Plan 2021 de réponse humanitaire, étaient insuffisants pour couvrir les besoins de 9,6 millions de personnes identifiées comme les plus vulnérables.

Sahel

Le Programme alimentaire mondial (PAM) indique que la région vit en ce moment le climat le plus sec qu’elle ait connu depuis de nombreuses années.  Ces trois dernières années, le nombre des personnes proches de la famine a augmenté considérablement, passant de 3,6 millions à 10,5 millions dans cinq pays, à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

La crise actuelle devrait être plus grave que les années précédentes, compte tenu des facteurs comme l’insécurité, l’aggravation de la pauvreté due à la pandémie de COVID-19 et la hausse spectaculaire du prix des denrées de base.

Le PAM indique que la pénurie de fonds est préoccupante.  Le Programme a besoin de 470 millions de dollars pour poursuivre ses opérations au Sahel pendant les six prochains mois.  Malgré le contexte sécuritaire difficile, le PAM a travaillé avec ses partenaires humanitaires pour maintenir son appui vital à 9,3 millions de personnes dans les cinq pays, en 2021.

Cameroun

Le Coordonnateur résident et Coordonnateur de l’action humanitaire, M. Mathias Naab, ainsi que l’équipe de l’ONU et les partenaires humanitaires, ont condamné les récentes attaques qui ont détruit des écoles dans le pays.

Deux incidents se sont produits récemment, les derniers d’une série d’attaques perpétrées contre des étudiants, le personnel éducatif et des locaux, privant plus de 700 000 enfants de leur droit à une éducation correcte et sûre dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays.

La déclaration a souligné qu’une attaque contre l’éducation est, bien sûr, une attaque contre l’avenir des Camerounais.

PNUE

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi indique que les incendies de forêt sont plus intenses et plus fréquents, la pollution sonore urbaine devient une menace mondiale pour la santé publique, et les inadéquations phénologiques -les perturbations dans le calendrier des étapes du cycle de vie des systèmes naturels– ont des conséquences écologiques.

Ce sont quelques-unes des conclusions d’un nouveau rapport du PNUE publié aujourd’hui.

Cette nouvelle publication identifie et propose des solutions à ces problèmes environnementaux, qui mettent en évidence le besoin urgent de répondre à la triple crise planétaire des changements climatiques, de la pollution et de la perte de biodiversité.

Mongolie / COVID-19

En Mongolie, l’équipe de pays des Nations Unies, dirigée par le Coordonnateur résident, M. Tapan Mishra, continue de soutenir les autorités pour faire face aux impacts de la pandémie.

Grâce au Mécanisme COVAX, l’ONU a aidé à fournir des vaccins contre la COVID-19 pour plus de 40% de la population et appuie la construction d’une nouvelle installation pour le stockage central des vaccins.

À ce jour, plus de 92% de la population cible a été entièrement vaccinée, et près de 50% ont déjà reçu une troisième dose de rappel.

L'équipe des Nations Unies a aidé à coordonner la campagne de vaccination, à former des agents de santé de première ligne et à fournir du matériel médical.

L’ONU a également fourni un soutien aux écoles pour l’apprentissage à distance et livré de la nourriture et d’autres articles à plus de 2 500 ménages vulnérables.

Nomination 

Le Secrétaire général a nommé M. Ted Chaiban, du Liban, comme Coordonnateur en chef de la préparation des pays à la vaccination contre la COVID-19, avec rang de Sous-Secrétaire général, au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

M. Chaiban dirigera une équipe interinstitutions de hauts responsables pour garantir une riposte mondiale efficace à la pandémie, en appuyant la préparation des pays à la vaccination contre la COVID-19.  Il coordonnera les efforts interinstitutions pour prévoir les besoins en matière de vaccins et fournir une assistance technique et financière pour surmonter les goulets d’étranglement dans la mise en œuvre au niveau des pays.   

M. Chaiban a occupé plusieurs postes à l’UNICEF depuis 1997.

Contribution financière

La Nouvelle-Zélande a versé la totalité de sa contribution au budget ordinaire de l’ONU, amenant à 57 le nombre d’États Membres à en avoir fait de même.

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