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DBF220216
16 février 2022

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU:16 février 2022

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Invité du point de presse

L’invité du point de presse était aujourd’hui le coordonnateur-résident des Nations Unies aux Tonga, M. Sanaka Samarasinha, qui est intervenu par visioconférence à partir de Fidji pour parler de la situation après que l’éruption volcanique et le tsunami qui ont secoué les Tonga, il y a un mois.  

Déplacement du Secrétaire général

Le Secrétaire général quitte New York ce soir, d’abord pour l’Allemagne où il doit participer à la Conférence de Munich sur la sécurité. 

Vendredi après-midi, dans la ville allemande, il prononcera un discours au segment d’ouverture de la Conférence qui se tient sur le thème “Inverser la tendance: La coopération internationale à une époque de crises croissantes”. 

En marge de la Conférence, le Secrétaire général a prévu des réunions bilatérales avec quelques leaders. 

Il devrait ensuite atterrir en République démocratique du Congo (RDC), le 22 février, pour participer au dixième Sommet du Mécanisme régional de suivi de la paix, de la sécurité et du cadre de coopération pour la RDC et la région.  

Au Sommet qui se tient le 24 février, les dirigeants de la région des Grands Lacs vont évaluer les progrès et les problèmes dans la mise en œuvre de l’accord signé à Addis-Abeba, il y a neuf ans. 

Avant d’arriver à Kinshasa, le Secrétaire général ira d’abord dans les provinces orientales du Nord-Kivu et de l’Ituri.  Il a prévu de rencontrer les autorités locales et les déplacés et d’exprimer sa solidarité avec les hommes, les femmes et les enfants qui continuent d’être profondément affectés par la violence dans la région. 

À Kinshasa, le Secrétaire général devrait s’entretenir avec le Président Félix Tshisekedi et d’autres responsables du Gouvernement congolais ainsi qu’avec des leaders de la société civile. 

Il ira enfin à Genève pour prononcer un discours à la séance d’ouverture de quarante-neuvième session ordinaire du Conseil des droits de l’homme.   

Dans la ville suisse, il a aussi prévu de prendre part à une conférence de presse virtuelle liée à la publication du prochain rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).  

Vice-Secrétaire général/Haïti  

La Vice-Secrétaire générale, Mme Amina J. Mohammed, est en Haïti où elle est arrivée ce matin pour participer à la manifestation internationale sur le financement de la reconstruction de la péninsule sud d’Haïti après le tremblement de terre du mois d’août 2021. 

Dans sa déclaration liminaire, Mme Mohammed, qui était en Haïti, il y six mois, soit juste après le tremblement de terre tragique qui a secoué le pays, a noté que qu’avec le fort leadership gouvernemental, en partenariat avec la communauté et les partenaires internationaux, des secours ont pu être portés à 600 000 personnes dans le besoin. 

La Vice-Secrétaire générale a ajouté que nous sommes tous conscients que le budget de l’aide est sous pression partout dans le monde et que l’on assiste à une fatigue des donateurs.   

Ce n’est pourtant pas le moment de baisser les bras, a-t-elle dit, soulignant qu’Haïti a besoin de notre appui et que nous avons besoin d’une Haïti qui réussisse dans la voie de la stabilité, de la démocratie et du développement durable.   

Elle a aussi souligné l’importance qu’il y a à se concentrer sur les causes structurelles et persistantes des problèmes d’Haïti.  Elle a aussi souligné que le peuple haïtien, comme tout autre peuple de notre communauté internationale, mérite un avenir prospère, pacifique et stable.  

Cet après-midi, la Secrétaire générale a prévu des entretiens avec les hauts responsables haïtiens et des fonctionnaires des Nations Unies.  

Organisation du Traité de sécurité collective

Le Secrétaire général est intervenu aujourd’hui à la réunion que le Conseil de sécurité a tenue sur les relations entre l’ONU et l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). 

Il a dit que l’OTSC a toujours été un partenaire important des Nations Unies, ajoutant que plusieurs memoranda d’accord et de protocoles sur la coopération entre l’OTSC et les différentes entités des Nations Unies témoignent de la profondeur et de l’ampleur croissantes de « notre » relation, en particulier dans les domaines du contreterrorisme, des drogues et du crime, et de la paix et de la sécurité.  

Le Secrétaire général a attiré l’attention sur trois domaines prioritaires pour renforcer encore les relations avec l’OTSC: la coopération dans la prévention des conflits, le contreterrorisme et la lutte contre les stupéfiants; la coopération dans le maintien de la paix; et la coopération dans le contexte de l’Afghanistan, où, a prévenu le Secrétaire général, la crise humanitaire s’aggrave de jour en jour.  

Yémen

Hier après-midi, ce sont MM. Hans Grundberg, Envoyé spécial pour le Yémen, et Martin Griffiths, Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires, qui sont intervenus au Conseil de sécurité pour parler de la situation au Yémen.

Libye

La situation humanitaire s’est améliorée l’année dernière en Libye, avec une chute de 40% du nombre de personnes qui ont besoin d’une aide, soit de 1,3 million de personnes à 800 000.  Le nombre des déplacés a aussi chuté régulièrement.   

Compte tenu de la situation politique incertaine, le Plan 2021 de réponse humanitaire a été prorogé jusqu’à la fin du mois de mai et vise à collecter une somme de 75,3 millions de dollars pour aider les 211 000 personnes qui ont le plus besoin d’une aide.   Un plan d’urgence est également en place au cas où la situation sécurité se détériorerait.  

Les principaux besoins humanitaires sont la protection; l’accès aux services essentiels comme la santé et l’éducation; l’eau et l’assainissement; et l’accès aux produits ménagers et de première nécessité.  

Soudan du Sud

La Coordonnatrice humanitaire, Mme Sara Beysolow Nyanti, a fermement condamné aujourd’hui la violence qui continue d’affecter la sûreté des civils et des agents humanitaires et de perturber la fourniture de l’aide et des services aux personnes vulnérables.  

Le 10 février dernier, un agent de santé qui travaillait pour une organisation humanitaire a été tué et plusieurs civils, dont des travailleurs humanitaires, ont été blésés dans la ville d’Agok de la province d’Abyei.  Quelque 70 000 hommes, femmes et enfants ont fui les combats, alors que les opérations humanitaires ont été temporairement suspendues. 

Le même jour, un agent humanitaire a été tué dans un échange de tirs à MirMir dans l’État de l’Unité, et le 12 février, dans le même État, un véhicule clairement identifiable comme appartenant à une organisation humanitaire a essuyé des tirs qui ont grièvement blessé trois agents.  

La Coordonnatrice humanitaire souligne que ces actes de violence odieux contre des civils et des agents humanitaires doivent cesser.  Chaque jour, le peuple du Soudan du Sud lutte pour sa survie et la violence n’a pas sa place dans un pays déterminé à avancer vers la paix.   

Les attaques contre les civils et le personnel humanitaire et leurs biens, ainsi que la destruction et le pillage des fournitures humanitaires destinées aux plus vulnérables sont inacceptables. Ils affectent gravement la faculté des Nations Unies à fournir l’aide.  

Myanmar

L’équipe de pays des Nations Unies indique qu’elle est toujours préoccupée par la détérioration de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme due à l’intensification du conflit.  Cette situation a causé encore plus de pertes en vie humaines parmi les civils, la destruction des habitations et des moyens de subsistance et le déplacement des populations dans le pays et par-delà les frontières.  

Le nombre total d’hommes, de femmes et d’enfants toujours déplacés par le conflit et l’insécurité depuis le coup d’État militaire, d’il y a un an, est de 438 800, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Ce nombre s’ajoute aux 370 000 personnes qui étaient déjà déplacées par le conflit, avant le coup d’État militaire. 

Les agents humanitaires sont inquiets des informations sur des destructions généralisées de biens civils; plus de 3 500 habitations, églises, monastères, écoles et marchés ayant été soit incendiés soit détruits depuis le mois de février 2021.  

La communauté humanitaire ne cesse de répéter son appel à un accès humanitaire sûr et sans entrave aux populations dans le besoin, y compris dans les zones de conflit où la situation est la plus grave. 

Le Plan 2022 de réponse humanitaire cherche à aider le nombre record de 6,2 millions de personnes pour une somme de 826 millions de dollars.  

Syrie

M. Geir Pedersen, Envoyé spécial pour la Syrie, s’est entretenu aujourd’hui avec le Ministre syrien des affaires étrangères, M. Fayssal Mekdad.  Il a indiqué aux journalistes qu’il a eu des discussions substantielles et approfondies sur tous les aspects de la crise syrienne. Il a dit qu’après ses discussions, il se sent plus optimiste quant à la possibilité de convoquer le septième cycle de l’organe de rédaction de la Commission constitutionnelle, si tout va bien, au mois de mars. 

M. Pedersen a ajouté qu’il parlera à l’opposition syrienne et qu’il a encore quelques discussions à avoir avant de convoquer le nouveau cycle. 

COVID-19/République démocratique populaire lao

L’équipe de pays des Nations Unies, dirigée par la Coordonnatrice-résidente, Mme Sara Sekkenes, continue d’appuyer la réponse à la pandémie de COVID-19.  

L’ONU a fourni des équipements de protection individuelle, une aide alimentaire et du matériel médical et de laboratoire. Elle a aussi contribué aux initiatives en faveur du retour, en toute sécurité, des enfants à l’école.  

L’ONU a contribué aux campagnes sur la sécurité et l’efficacité des vaccins.  

À ce jour, la République démocratique populaire lao a reçu suffisamment de vaccins, par le Mécanisme COVAX, pour vacciner plus de la moitié de la population. Quelque 4,2 millions de personnes sont ainsi totalement vaccinées. 

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