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SC/14866
20 avril 2022

Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur l’Afghanistan

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois d’avril, Mme Barbara Woodward (Royaume-Uni):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté l’odieux attentat terroriste perpétré le 19 avril 2022 contre le lycée Abdoul Rahim-e Chahidi et le centre éducatif Moumtaz dans le quartier de Dacht-e-Barchi à Kaboul, en Afghanistan.  L’attaque, qui a eu lieu pendant le mois du Ramadan, a fait plusieurs morts et des dizaines de blessés, dont des étudiants.

Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde sympathie et leurs sincères condoléances aux familles des victimes et ont souhaité aux blessés un prompt et complet rétablissement.

Les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé le droit à l’éducation pour tous les Afghans et Afghanes et la contribution que ce droit apportait à l’instauration de la paix et de la sécurité.  Ils se sont déclarés gravement préoccupés par les conséquences importantes que ces attaques contre les écoles avaient sur la sécurité des élèves et leur capacité à jouir de leur droit à l’éducation.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales.

Les membres du Conseil ont déclaré que les personnes qui commettaient, organisaient, finançaient ou commanditaient ces actes terroristes inqualifiables devaient en répondre et être traduites en justice.  Ils ont exhorté tous les États, conformément aux obligations que leur imposaient le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil, à coopérer activement avec toutes les autorités compétentes à cet égard.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme étaient des crimes injustifiables, quels qu’en soient les motifs et les auteurs, et quel que soit le lieu ou le moment où ils étaient perpétrés.  Ils ont rappelé que tous les États devaient combattre par tous les moyens, dans le respect de la Charte des Nations Unies et des autres obligations découlant du droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces que les actes de terrorisme faisaient peser sur la paix et la sécurité internationales.

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